Dégâts des eaux et du feu : comment assurer la protection des locaux informatiques en entreprise ?

La lutte contre l’incendie en entreprise nécessite la mise en place d’une véritable stratégie de sécurisation des locaux et des employés de votre société. La sécurité physique comme informatique des locaux doit impérativement être assurée, si vous ne voulez pas que votre entreprise souffre trop en cas d’incendie, mais aussi en cas de dégât des eaux. Comment mener à bien intelligemment une telle politique de sécurité ?

Dégâts des eaux et du feu : les ennemis n°1 de votre société

Dégât des eaux et dégât du feu font partie des accidents les plus couramment relevés par les sociétés d’assurance, que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises. Pourquoi ? Si vous avez mis en place un plan de prévention incendie, vous savez que le feu, et il en va de même pour l’eau, peut très facilement causer d’énormes dégâts dans vos locaux, et notamment dans vos locaux informatiques.

À ce propos, souvenez-vous qu’il est obligatoire, de penser à afficher un plan d’évacuation incendie à des endroits stratégiques de vos bâtiments, et même de mettre en place une formation contre le risque incendie pour vos employés.

Origine et conséquence d’un dégât du feu

Un incendie peut être criminel ou accidentel. Une chose est sûre : il se déclenche très facilement à partir du moment où carburant, comburant et source d’inflammation se rencontrent.

C’est pour cette raison que nous vous conseillons de mettre en place un véritable plan de lutte contre l’incendie dans votre entreprise et de veiller à bien sécuriser vos locaux informatiques, particulièrement exposés en cas de dégât du feu.

Quelles sont les conséquences d’un incendie en entreprise ? Elles peuvent être catastrophiques ! Au niveau du système informatique, un dégât du feu, souvent associé à un dégât des eaux qui résulte de l’extinction de l’incendie, rend votre système inopérant pendant un long moment. Pour quelles raisons ? Un tel événement a des répercussions au cœur même de votre installation :

  • Votre centre informatique peut être totalement détruit et vos données perdues.
  • Fibre optique et câblages au cuivre sont irrémédiablement abîmés.
  • Produits d’extinction et fumées polluent l’atmosphère.

Origine et conséquences d’un dégât des eaux

Protéger votre entreprise des dégâts des eaux et des inondations.

Comme le dégât du feu, le dégât des eaux peut survenir facilement et à n’importe quel moment. Une infiltration consécutive à de gros orages dans la façade ou dans la toiture, une évacuation des eaux usées bouchée, des ruptures de conduite de réfrigération dans vos systèmes de climatisation et de refroidissement, ou pire, des tuyauteries frigorifiques mal isolées, parfois même des conduites d’eau domestique qui éclatent, les sources de dégâts des eaux sont nombreuses et difficilement évitables.

Vous devez comprendre aussi qu’un dégât des eaux n’est pas toujours visible. C’est même là qu’il est le plus problématique, car il peut se propager à de nombreux secteurs sans que vous n’en ayez conscience au début.

Quelles conséquences un tel incident va-t-il avoir sur le fonctionnement de votre entreprise ? Il est évident que la situation va dépendre de l’ampleur du dégât des eaux. Sachez cependant qu’il peut considérablement ralentir la vie de votre entreprise et qu’il peut même, surtout s’il est difficile à découvrir, mettre certains secteurs à l’arrêt :

  • Il provoque des courts-circuits qui peuvent mettre à mal des équipements et notamment des équipements informatiques.
  • Il crée des dangers d’électrocution et peut mettre en danger la vie de vos employés.
  • Il détériore progressivement certains équipements sensibles à la corrosion et à l’humidité comme les connecteurs et les câbles.

Heureusement, il est possible d’assurer la sécurité physique informatique ainsi que la sécurité physique des locaux mais aussi la sécurité du matériel informatique et même la sécurité des systèmes d’informations, autrement appelée sécurité SI, en menant une politique spécifique de prévention contre ces dégâts et en assurant la protection de l’entreprise à l’aide de matériels, d’accessoires et de normes de sécurité très présentes dans le domaine de la sécurité incendie en entreprise. Comment ? Lisez la suite ! 

Que faire pour limiter les risques d’incendie et de dégâts du feu ?

Protégez vos locaux informatiques des incendie

Prévention des risques incendie et protection sont les maîtres-mots de la lutte contre l’incendie en entreprise. Comment agir ? Voici quelques astuces.

Pour prévenir

Pour garantir la sécurité de vos locaux informatiques et de leur contenu, la sécurité SI, commencez à réfléchir, si vous le pouvez, dès la construction des bâtiments. De cette façon, vous pouvez éloigner un bâtiment informatique d’un bâtiment contenant des produits inflammables.

Vous avez aussi la possibilité, notamment lors de la rédaction du DUERP, de mener une étude sur la manière dont le feu se propagerait dans votre entreprise. Que faire ensuite ? Placez des équipements, comme des sas ou des parois anti-feu, qui vous permettront de compartimenter vos locaux.

D’autres mesures permettent encore d’assurer la meilleure prévention possible contre les dégâts du feu. Citons :

  • La vérification régulière des circuits électriques.
  • L’éviction des chaînes de blocs « multi-prises ».
  • La mise en place d’organes dédiés à la détection des fumées.

Pour protéger

La protection est le pendant de la prévention dans la lutte contre l’incendie en entreprise. Quelles mesures mettre en place ?

  • Les données et les matériels informatiques sont fragiles. Pour les protéger efficacement, n’oubliez pas de prévoir des systèmes d’extinction d’incendie adaptés. Tous les extincteurs ne fonctionnent pas avec les mêmes produits et ne représentent pas les mêmes risques pour vos matériels informatiques ou vos personnels. Renseignez-vous auprès des pompiers de votre localité !
  • Les sorties de secours sont indispensables dans la lutte contre les incendies au sein de votre société. Placez-les judicieusement. Elles vous permettront ainsi d’évacuer facilement personnels et matériels, si nécessaire.
  • Les exercices sont essentiels pour tester le plan catastrophe que vous avez mis au point. Prévoyez, dans celui-ci, le repli de vos ressources informatiques vers un lieu spécifique.
  • Les armoires ignifugées sont idéales pour protéger vos données sensibles et vos supports informatiques. N’oubliez pas, cependant, de les garder fermées.

En suivant scrupuleusement ces quelques conseils, vous limitez considérablement vos risques d’incendie et leurs conséquences. Qu’en est-il pour le dégât des eaux ? Peut-on appliquer les mêmes mesures ? D’autres sont-elles utiles ? Lisez la suite !

Que faire pour limiter les risques d’inondation et de dégât des eaux ?

Comme dans le cadre de la lutte contre l’incendie, c’est en amont qu’il faut réfléchir pour limiter les risques d’inondation et de dégât des eaux au sein de votre entreprise. Que faire ? Mettez en place ces quelques mesures de prévention et de protection. 

Mesures de prévention envisageables dans la lutte contre le dégât des eaux 

Des mesures simples limitent considérablement un tel risque au sein d’une entreprise. Lesquelles ?

  • Le choix de la localisation de vos bâtiments informatiques. Le sous-sol et le dernier étage, plus exposés à des risques d’inondation, sont à éviter
  • La circulation d’eau ne doit pas se faire dans la salle informatique. Placez vos systèmes de conditionnement d’air en dehors de cette salle.
  • La conception de vos chemins de tuyauterie de plomberie doit être intelligente. Ne passez pas au-dessus ou à l’intérieur de vos salles informatiques !


Mesures de protection contre le dégât des eaux 

Comme dans le cadre de la lutte contre le dégât du feu, il existe des mesures de protection à mettre en place :

  • Vous pouvez utiliser des systèmes de détection des fuites.
  • Vous pouvez vous servir de tubes hermétiques pour vos câblages d’alimentation et de réseaux.
  • Vous pouvez envisager de compartimenter vos planchers. De cette façon, c’est plus facile pour vous de détecter les éventuelles fuites. Profitez-en pour mettre en place des systèmes d’évacuation.

Limiter les dégâts du feu et des eaux est possible en entreprise en mettant en place des mesures simples de prévention et de protection. Installer des systèmes de détection pour la fumée ou les fuites, prévoir des systèmes d’extinction adéquats, isoler les locaux à risque… Toutes vous évitent les désagréments de tels dégâts qui peuvent mettre à mal vos finances, vos bâtiments et vos salariés. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à demander celle d’un professionnel.

Tout savoir sur les alarmes anti-intrusion

Plus de 17 000 cambriolages ont eu lieu en France dans des locaux industriels, commerciaux ou financiers début 2016.

Les responsables d’entreprise doivent donc tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens au sein de leurs bâtiments. C’est la raison pour laquelle les sociétés font appel aux nouvelles technologies pour renforcer la sécurité. Ces nouveaux dispositifs consistent notamment à mettre en place des système d’alarmes anti-intrusion.

Mais de quoi s’agit-il exactement et comment fonctionnent ces systèmes ?

Définition d’une alarme anti-intrusion

Une alarme intrusion est un équipement électronique destiné à assurer une mission de sécurité dans un environnement en alertant les occupants par le biais d’une sirène d’alerte. Ce dispositif a pour but de dissuader et de faire fuir les individus malintentionnés tels que les cambrioleurs.

On distingue deux sortes d’alarmes anti-intrusion:

  • Filaires ;
  • Sans fil.

Bien que ces deux équipements soient destinés à sécuriser une entreprise, il existe tout de même des différences entre les deux systèmes :


Le modèle filaire se compose de câbles et coûte moins cher à l’achat. Il équipe des bâtiments comme les entrepôts et les grandes entreprises. Ce système est réputé plus fiable que son homologue sans fil et il sera possible d’installer plus de détecteurs.

Pour poser une alarme filaire, il est préférable de le faire à la construction de l’entreprise pour obtenir un équipement à la fois discret et efficace, sinon, l’installation nécessitera de nombreux travaux de construction car les câbles devront être insérés dans les murs.

Le modèle filaire

L’alarme filaire fonctionne grâce au courant électrique et doit être reliée au secteur. Par conséquent, les entreprises qui choisissent ce système doivent impérativement posséder un groupe électrogène en cas de panne de courant due aux intempéries ou à une action menée par des personnes malintentionnées.

De plus, un équipement filaire doit être relié à une alarme anti-sabotage pour prévenir les responsables au cas où le coffret serait ouvert ou arraché par des cambrioleurs qui souhaitent circonscrire l’installation.

L’alarme sans fil

Cet équipement peu onéreux fonctionne par le biais d’ondes radio. Pour étendre le dispositif, il suffira juste de rajouter des détecteurs et de les relier à la centrale.

Une alarme anti-intrusion sans fil sera privilégiée si la surface à protéger n’excède pas 100 mètres carrés. Bien que ce dispositif soit rapide à installer, sa fiabilité sera moindre car des cambrioleurs expérimentés n’auront qu’à brouiller les ondes pour mettre le système hors-service.

De plus, si les murs sont trop épais ou que les détecteurs sont trop éloignés les uns des autres, des problèmes d’ondes peuvent apparaître et perturber la communication.

Enfin, vu que ces appareils ne sont pas reliés au courant électrique et qu’ils fonctionnent grâce à des batteries, il faudra surveiller très régulièrement le niveau d’énergie de celles-ci pour ne pas avoir de mauvaises surprises comme subir une panne de tout le système.

Composition d’une alarme anti-effraction

Un dispositif anti-intrusion se compose :

  • De détecteurs (d’ouverture, de chocs, volumétriques) ;
  • D’une centrale d’alarme intrusion ;
  • De sirènes ;
  • D’un transmetteur GSM.

Zoom sur les différents détecteurs

Les détecteurs d’ouverture vont signaler toute tentative de pénétration par ouverture des portes et des fenêtres, celles-ci étant fermées lorsque l’installation est en service.

Les détecteurs de chocs, de vibrations et de bris de glace vont déclencher l’alarme dès qu’une agression mécanique contre la paroi ou une issue de la zone surveillée va avoir lieu.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement sont des capteurs qui vont détecter le mouvement d’un intrus ou sa présence dans un volume.

La centrale d’alarme

C’est le cœur et le cerveau de l’installation de détection intrusion. Elle a pour but de :

  • Regrouper et d’analyser les informations émises par l’ensemble des détecteurs ;
  • Lancer la sirène d’alarme en cas d’anomalie constatée dans le périmètre surveillé.

Dans une installation filaire, la centrale d’alarme doit alimenter continuellement en énergie les détecteurs et les dispositifs de signalisation d’alarme, même en cas de défaillance de l’alimentation par le secteur.

La centrale doit contrôler en permanence le circuit d’autoprotection et assurer la résistance à la fraude de toute l’installation.

Mise en service de l’installation

La mise en et hors service de l’installation est assurée par un boîtier électronique placé à l’intérieur des bâtiments. La centrale d’alarme se trouvant dans les locaux à protéger, l’usager doit pouvoir quitter les lieux après avoir mis tout le système en service.

La centrale d’alarme anti-effraction permet de paramétrer les différentes fonctions de l’alarme, par exemple pour éviter que celle-ci ne se déclenche lors du passage d’un petit animal.

La sirène a pour but de dissuader et de mettre en fuite les cambrioleurs (son déclenchement est efficace dans plus de 80 % des cas).

Le transmetteur GSM

C’est un appareil relié généralement au réseau téléphonique qui compose automatiquement certains numéros (responsables d’entreprises, télésurveillance…) et délivre une alarme sous forme d’un signal sonore ou bien d’un message pré-enregistré ou codé.

Les différents détecteurs des systèmes d’alarme anti-intrusion

Une alarme anti-intrusion professionnelle comprend différents capteurs qui portent chacun une désignation en fonction de leur emplacement. Ces détecteurs peuvent être :

  • Périphériques (la surveillance s’exerce sur le pourtour de la zone concernée) ;
  • Périmétriques (placés sur l’enveloppe, les parois et les issues des locaux surveillés) ;
  • Intérieurs (placés à l’intérieur des bâtiments).
Les différents détecteurs de vos alarmes anti-intrusion

Zoom sur les détecteurs d’ouverture

Les détecteurs d’ouverture ont pour mission d’envoyer un signal à la centrale d’alarme lorsqu’une porte ou une fenêtre est ouverte alors qu’elle devrait être close.

Si un cambrioleur force un système d’ouverture, la liaison électrique entre le contact fixé sur la porte ou la fenêtre et entre l’aimant placé sur l’ouvrant est rompue, déclenchant automatiquement les sirènes d’alarme.

Les détecteurs de mouvement sont chargés de repérer les déplacements de personnes dans un espace protégé. On en distingue plusieurs types :

  • Les détecteurs de mouvement situés en extérieur ;
  • Les détecteurs pour petites surfaces ;
  • Les détecteurs de mouvement dits verticaux (adaptés aux portes et fenêtres).

Les modèles placés en extérieur doivent résister aux intempéries. La nuit, ils captent les présences indésirables grâce à un fonctionnement infrarouge. Ils sont particulièrement adaptés aux lieux humides comme les caves par exemple.

Dans les petites pièces, les capteurs dédiés aux petites surfaces pourront relever la présence d’un intrus dans un espace clos.

Principe de fonctionnement de l’alarme anti-effraction et des détecteurs

Un système d’alarme a pour objectif de prévenir les principaux responsables et les occupants lorsqu’une tentative d’effraction a lieu dans une zone surveillée.

Les détecteurs, placés à des endroits stratégiques, vont donner l’alerte par le déclenchement des sirènes et avertir les personnes habilitées.

Si l’entreprise se situe dans une zone isolée, la centrale d’alarme intrusion pourra être complétée par un dispositif de télésurveillance ou même de vidéosurveillance.

Il est préférable de placer les détecteurs aux endroits de l’entreprise les plus exposés, par exemple dans les pièces donnant sur l’extérieur. Ainsi, en cas d’effraction, l’alarme sera déclenchée dès la tentative de cambriolage et pourra par conséquent protéger le reste de l’entreprise en intimidant les cambrioleurs.

Les détecteurs par cellule photo-électrique

Un faisceau d’ondes luminescentes est capté par une cellule photo-électrique. La coupure de ce faisceau, par le passage d’un intrus, réalise une condition d’alarme. Ils peuvent être placés devant ou derrière une entrée, une porte, au départ d’un couloir ou d’un escalier…

Les détecteurs infrarouges ‘passifs’

Ces détecteur sont dits passifs car ils n’émettent aucune radiation. Lorsqu’un corps humain passe dans le faisceau de détection, la température va s’élever d’environ 2 degrés/seconde. L’émission de ce rayonnement infrarouge va être convertie en courant électrique et, lorsqu’un certain seuil sera dépassé, l’alarme va se mettre en marche et déclencher la sirène d’alerte.

Les détecteurs infrarouges ‘rideaux’

Ils fonctionnent comme les détecteurs ‘passifs’ mono-directionnels, sauf que le faisceau récepteur n’est cette fois-ci non pas linéaire mais agit sur un plan. Le capteur, qui fait une dizaine de centimètres et a une portée d’une dizaine de mètres, oppose un véritable rideau à toute tentative d’intrusion.

Les détecteurs infrarouges ‘barrage’

Ils constituent une variante de ce gente de capteurs de surface. Cependant, le rideau n’agit pas en continu mais se compose de plusieurs faisceaux situés dans un même plan.

Les détecteurs hyperfréquences ‘barrière’

Ces détecteurs sont du genre actif car ils émettent des ondes hyperfréquences. L’émetteur et le récepteur sont séparés et la distance entre eux peut aller jusqu’à 500 mètre, ils sont donc privilégiés en industrie. L’émetteur envoie un faisceau d’énergie électromagnétique vers le récepteur. La détection se fait lorsque le signal émis n’est plus capté par le récepteur du fait de la présence d’un intrus dans le faisceau.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement

Ces capteurs détectent la présence et le déplacement d’un cambrioleur dans un volume contrairement aux capteurs ponctuels ou linéaires qui ne surveillent que des points ou des directions précises.

Les détecteurs infrarouges ‘barrières’

Ce sont des détecteurs ‘actifs’ parce qu’ils sont composés d’un émetteur et d’un récepteur situés à une certaine distance représentant la portée du détecteur. Ils fonctionnent comme les barrières photo-électriques : une coupure du faisceau d’énergie infrarouge émis constitue une condition d’alarme.

Prix d’une alarme anti-effraction

Les tarifs vont dépendre de la surface à protéger ainsi que des fonctionnalités et des différentes technologies. Plus l’espace sera important, plus il y aura d’ouvrants (portes et fenêtres), et plus il y aura de détecteurs à installer.

Le budget final dépendra donc de toutes ces caractéristiques.

Pour avoir une alarme performante, il faudra un système qui ne se déclenche pas inutilement.

Le mieux est d’opter pour une double technologie mêlant ultrasons et infrarouges ou infrarouge et hyperfréquence.

Une alarme entrée de gamme coûtera entre 300 et 800 euros et il faudra compter plus de 1200 euros pour un modèle haut de gamme.

Si le dispositif d’alarme est compris avec un système de télésurveillance ou de vidéosurveillance, le pack coûtera moins cher. Il faudra tabler entre 1000 et 1400 euros pour un équipement à la pointe de la technologie.

Plan d’évacuation incendie : les normes à respecter

Les entreprises et locaux commerciaux sont régulièrement frappés par des incendies.

Environ 70 % des entreprises qui en sont victimes mettent la clef sous la porte les mois suivants la catastrophe.

Selon l’INRS

Les incendies ne sont pas seulement dramatiques pour les hommes.

Ainsi, gérer le risque incendie de façon préventive s’avère fondamental.

C’est pourquoi les entreprises mettent en place de nombreux moyens techniques pour lutter contre les incendies et sont dans l’obligation d’afficher des plans d’évacuation au sein de leurs établissements.


Mais quelles procédures régissent ces plans et que doivent-ils impérativement contenir ?

À quoi sert un plan d’évacuation dans une entreprise ?

Qu’est-ce qu’un plan d’évacuation ?

Il s’agit d’un plan schématique représenté sous forme de pancarte inaltérable destiné à faciliter l’intervention des secours.

Ce document doit être bien visible et placé à une hauteur de 1.5 m. On le trouve à des endroits stratégiques correspondant au chemin d’évacuation :

  • l’entrée principale des locaux,
  • à proximité des escaliers et des ascenseurs
  • les lieux de rassemblement empruntés par les occupants tels que les salles de réunion et la cafétéria.

En cas d’incendie, ce document doit permettre aux occupants de pouvoir se repérer facilement afin de pouvoir rejoindre les issues de secours les plus proches et quitter les lieux le plus rapidement possible pour aller se mettre dans un endroit sécurisé (point de rassemblement).

Ces plans permettent de savoir où se trouvent les moyens de secours pour combattre un début d’incendie (extincteurs, Robinets d’Incendie Armés…) ainsi que les emplacements des vannes de coupures d’urgence de l’eau, du gaz…

Sur ces pancartes est également indiqué tout ce qui peut servir aux équipes de secours pour intervenir dans les meilleures conditions.

La conception des plans d’évacuation se réfère à la norme NF X 08-070 du 1er juin 2013 regroupant aussi les plans et documentations techniques de sécurité ainsi que toutes les consignes et instructions.

Au niveau international, c’est la norme ISO 23 601 qui sert de référence.

Le plan d'évacuation permet de repérer facilement les issues de secours

Les normes et obligations que doivent respecter les plans d’évacuation

Liste des éléments notés sur un plan d’évacuation

Dans une entreprise, un plan d’évacuation doit impérativement contenir les éléments suivants :

  • le nom de l’entreprise ;
  • la date de conception du plan, le numéro de celui-ci ainsi que le nom du concepteur ;
  • le nom du niveau concerné ;
  • l’emplacement du ou des points de rassemblement ;
  • une légende avec la désignation des symboles sur le plan ;
  • les indications indispensables à l’évacuation des occupants de l’établissement (itinéraire menant aux issues de secours) ;
  • l’emplacement et la désignation des moyens de premiers secours (système d’alarme, extincteurs…)
  • l’indication de l’observateur avec la mention ‘vous êtes ici’ ;
  • la localisation des porte coupe-feux, des cloisonnements et des ouvertures.

Le plan doit également être réalisé dans le respect de la norme NF S 60-303 (couleurs, symbolique…).

Les plans d’évacuation doivent impérativement être affichés partout où ils pourront être aperçus facilement. (sous-sols, rez-de-chaussée et étages compris).

Qu’est-ce que la norme NF X 08-070 ?

Cette norme dresse la liste de tous les éléments devant être inscrits sur un plan d’évacuation, les pictogrammes de couleur à utiliser et toutes les caractéristiques à respecter.

En cas de sinistre, les occupants de l’entreprise doivent pouvoir apercevoir nettement le plan d’évacuation. À cet effet, il va être placé à une distance dite d’observation.

Il doit donc être orienté en fonction de la position de l’observateur (par exemple des lieux placés à droite se trouveront à droite de l’observateur).

Le plan doit être clair, précis et concis pour pouvoir être compris facilement en cas de sinistre afin de permettre aux personnes de se situer et se mettre en sécurité aussi vite que possible.

Le dessin représentant l’infrastructure doit respecter une taille allant de 1/250e à 1/350e.

S’il se trouve dans un couloir ou dans une zone empruntée par les piétons, ses dimensions doivent être égales à celles d’une feuille A3 (420x297mm).

S’il est affiché dans une pièce unique, sa taille doit être de celle d’une feuille de format A4 ((210x297mm).

Les symboles représentés sur le plan sont uniques et sont destinés à être facilement identifiés en cas d’incendie pour permettre aux usagers de trouver aisément les matériels de premiers secours, les dispositifs d’alarme, les itinéraires d’évacuation et les issues de secours.

Si des travaux sont effectués et qu’ils modifient la structure du bâtiment, les consignes doivent être remises à jour. Dans tous les cas, elles doivent faire l’objet d’une vérification au moins une fois dans l’année.

Les consignes anti-incendies doivent être vérifier tous les ans

Sécurité incendie : que dit la loi ?

Dans quelles entreprises doivent être affichées les consignes de sécurité incendie ?

Une consigne de sécurité incendie est établie et affichée de façon claire et visible dans les établissements mentionnés à l’article R. 4227-34 du code du travail.

Cet article concerne les établissements de plus de 50 personnes où sont stockées et manipulées des matières explosives et inflammables.

L’article R. 4227-34 stipule que :

  • Une consigne est affichée dans chaque local dont l’effectif est supérieur à 5 personnes et dans les locaux cités dans l’article R. 4227-24 ;
  • une consigne se trouve également dans chaque local ou dégagement qui dessert un ensemble de locaux

Quelles sont les consignes principales qui doivent être soulignées ?

Les consignes d’une importance capitale sont :

  • le nom des personnes dont la mission est d’appeler les pompiers dès qu’un départ de feu est signalé ;
  • l’adresse ainsi que le numéro d’appel téléphonique du service de secours qui doit être appelé en priorité en caractères lisibles ;
  • les moyens mis à disposition des personnes pour envoyer le signal d’alerte ;
  • le nombre d’espaces sécurisés, les lieux où ils se trouvent et les mesures particulières pour les personnes handicapées ;
  • l’emplacement et la liste du matériel d’extinction et de secours ;
  • les personnes habilitées à utiliser ce matériel ;
  • les salariés chargés de diriger les travailleurs et le public vers les issues de secours (guide-files et serre-files) ;
  • le rôle de chaque personne apercevant un départ de feu de lancer l’alerte et d’utiliser les moyens de premiers secours sans attendre les salariés habilités.

Les sauveteurs secouristes du travail (SST) en entreprise

En 2016 ont été recensés en France pas moins de 626 227 accidents du travail, ce qui représente 33.8 accidents pour 1000 salariés.

Bien que ces chiffres soient en légère baisse par rapport aux années précédentes, les entreprises doivent continuer leurs efforts pour diminuer les risques au sein de leurs locaux et protéger les salariés. C’est la raison pour laquelle chaque entreprise où sont effectués des travaux à risques doivent compter parmi leurs effectifs des sauveteurs secouristes du travail.

Qu’est ce qu’un sauveteur secouriste du travail (SST) ?

Un sauveteur secouriste du travail est un salarié qui a été formé aux techniques de premier secours afin de prodiguer les premiers soins à une victime en cas de malaise ou d’accident du travail dans une entreprise. Les SST doivent passer un recyclage tous les deux ans pour être constamment opérationnels.

Les sauveteurs secouristes du travail ont également un rôle préventif dans l’entreprise, c’est la raison pour laquelle ils doivent connaître les risques inhérents à leur lieu de travail.

Le fait de pouvoir repérer ces risques (matériel défectueux par exemple) est utile pour remonter diverses observations à la hiérarchie et aux personnes en charge de la formation.

A qui est destinée la formation SST et quels sont ses objectifs ? 

La formation SST est ouverte à tout salarié sans conditions particulières. Le but de cette formation est de rendre les employés qui l’ont suivie aptes à réagir efficacement face à une personne atteinte d’un malaise ou victime d’un accident en effectuant les gestes de premiers secours comme :

  • mettre la personne en PLS (position latérale de sécurité) pour ne pas qu’elle s’étouffe ;
  • tenir les bons gestes face à une victime souffrant de brûlures, de saignements, ou qui s’étouffe ;
  • savoir utiliser le défibrillateur au cas où la victime subit un arrêt cardio-respiratoire ;
  • connaître le nom des services d’urgence à alerter à l’extérieur de l’entreprise et le nom des personnes à contacter au sein des locaux et savoir comment les contacter ;
  • être capable d’identifier tout type de situation dangereuse dans l’entreprise et savoir à qui et comment transmettre ces informations ;
  • prendre part à la mise en place d’actions préventives et protectrices dans l’entreprise.
Le sauveteur secouriste au travail est une obligation dans chaque entreprise

Qui est concerné par l’obligation de formation d’un membre du personnel ?

Il faut savoir que la formation de sauveteur secouriste du travail n’est pas indispensable dans toutes les entreprises. Seules les sociétés au sein desquelles sont effectués des travaux dangereux sont concernées !

Par contre, certaines sociétés sont dans l’obligation de compter des secouristes parmi leurs employés, comme par exemple :

  • les entreprises au sein desquelles les salariés effectuent des tâches dangereuses ;
  • les chantiers nécessitant au moins 20 ouvriers qui vont accomplir des travaux dangereux et qui vont travailler pour une période supérieure à 15 jours.

Comment est évalué le danger dans une entreprise ? 

Préparation de la démarche d’évaluation du danger 

Cette procédure consiste à identifier et à classer les risques professionnels et à mettre en place des actions de prévention. La démarche d’évaluation des risques permet d’optimiser le fonctionnement de l’entreprise en renforçant la maîtrise des risques déjà identifiés, mais en mettant également l’accent sur les risques futurs ayant un effet non immédiat liés à la mise en place de nouvelles structures ou au recours à de nouveaux employés (intérimaires, CDD…).

Au final, une démarche préventive doit favoriser le développement de la compétitivité de l’entreprise aussi bien au niveau humain qu’au niveau économique. 

Pour constituer cette démarche, le chef d’entreprise doit :

  • s’engager fermement sur les buts ainsi que sur les différentes conditions nécessaires à une bonne préparation et communication ;
  • choisir convenablement les outils adéquats en fonction de l’activité de l’entreprise et de sa taille ;
  • s’organiser rigoureusement afin de pouvoir agir en toute autonomie (c’est l’employeur qui dispose du pouvoir de décision pour assurer la parfaite maîtrise des risques) ;
  • pouvoir regrouper les salariés pour discuter avec eux sur l’identification des risques, leur classement et les différentes actions préventives qui vont être proposées ;
  • choisir, après avoir consulté le CHSCT et les instances représentatives, quels salariés seront aptes à mener les actions de protection et de prévention.

L’évaluation des risques 

La démarche d’évaluation est une action structurée qui requiert les outils suivants :

  • l’identification des dangers ;
  • l’évaluation des risques ;
  • le classement des risques.

Pour identifier les différents dangers, il faut soulever toutes les propriétés correspondant aux équipements de travail et tous les problèmes biologiques et chimiques pouvant être suscités par l’activité même de l’entreprise ou par les méthodes de fabrication.

Ces dangers peuvent être liés également aux plannings des employés qui effectuent des horaires décalés (postes 3 X 8 par exemple) et qui ont un impact sur le physique et/ou le mental des employés.

Ces risques doivent ensuite être scrupuleusement analysés afin de connaître les conditions de travail des salariés (niveau de pénibilité) correspondant à chaque poste de travail.

Pour bien analyser ces risques, des vérifications peuvent être effectuées à l’aide de documents comme des grilles et des questionnaires à remplir, la réalisation d’entretiens pour bien connaître le travail de chaque employé et l’observation des statistiques existantes (nombre de maladies professionnelles, d’accidents du travail…).

Enfin, il faudra dresser un classement de ces risques afin de pouvoir évaluer le niveau de dangerosité de chaque poste de travail. Il faut lister les risques et mettre en place un plan d’action logique.

Le niveau de danger peut être classé dans un tableau allant du niveau 1 au niveau 5, le premier stade représentant un risque faible et peu probable, et le niveau 5 un risque très grave et très probable. 

Cette étape a pour objectif de discuter sur les actions prioritaires à mettre en place selon le danger représenté et leur degré de répétition et doit favoriser la planification d’actions afin de réduire le risque au maximum, l’idéal étant de le supprimer complètement.

Quel rôle joue le sauveteur secouriste du travail ?

Un SST est spécialement formé pour effectuer les gestes de premier secours sur une victime (connaissance de la conduite à tenir comme savoir faire un massage cardiaque, des insufflations, utiliser un défibrillateur et réagir correctement face à une personne qui saigne… ) et placer la personne accidentée en sécurité.

Le SST connaît les procédures d’appel d’urgence et sait qui il doit alerter dans l’entreprise (personnes habilitées) et les services de secours extérieurs à l’entreprise (pompiers, SAMU).

Quel rôle joue le sauveteur secouriste du travail ?

Le SST est un élément majeur dans une entreprise. Il est capable de mettre en évidence les situations dangereuses et sait exactement à qui il doit relayer ces informations.

De plus, le SST peut aider l’employeur à rédiger le document unique d’évaluation. Ce document contient les résultats de l’évaluation des risques professionnels qui sont :

  • l’ossature de l’évaluation ;
  • le procédé désigné d’analyse des risques et les moyens mis en place ;
  • le système de classement adopté ;
  • la liste des dangers déterminés et expertisés ;
  • les actions à instaurer. 

C’est l’employeur qui est chargé de prévoir la formation caractéristique du SST grâce à un moniteur spécialisé en sauvetage secourisme. Le salarié peut être envoyé par le chef d’entreprise dans un centre de formation spécifique pour apprendre les gestes de premiers secours, ou bien le moniteur expert peut venir faire la formation au sein de l’entreprise.

Les risques encourus par l’employeur en cas de non respect de son obligation d’avoir un SST dans l’entreprise

Un employeur qui manque à son obligation de ne pas avoir d’employé formé aux techniques de premier secours peut subir des sanctions par l’inspecteur du travail comme être mis en demeure si le problème n’est pas résolu dans le mois qui suit.

Si, au bout d’un mois, le chef d’entreprise n’a toujours pas formé un salarié au sauvetage secourisme du travail, le responsable encourt une amende de 10 000 euros.

Maintenant, même si vous êtes une petite entreprise où ne sont pas effectués de travaux dangereux, vous pouvez tout de même posséder un salarié formé au secourisme.

Quant aux entreprises dans lesquelles les risques d’accidents sont plus élevés, il est judicieux pour elles de disposer de plusieurs salariés formés aux techniques de premiers secours.

Le protocole d’urgence

Il est important de signaler qu’un employé formé au sauvetage secourisme du travail ne peut se substituer à un infirmier.

Si l’entreprise ne possède aucun infirmier, ou que le personnel infirmier ne peut être présent en permanence dans les locaux pour porter secours à une victime, l’employeur doit impérativement faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir les premiers secours aux personnes atteintes de malaises ou victimes d’un accident.

Ces dispositions ne peuvent être mises en place qu’après avoir obtenu l’avis d’un médecin du travail.

De plus, l’employeur doit communiquer l’ensemble de ces dispositions aux services de secours extérieurs et les mesures doivent être proportionnelles aux dangers qui règnent au sein de l’entreprise.

Il est nécessaire de rappeler que les établissements pratiquant une activité industrielle doivent impérativement disposer d’un infirmier si leur effectif est compris entre 200 et 800 salariés.

Un infirmier doit obligatoirement être employé dans tous les autres établissements dont l’effectif est compris entre 500 et 1000 salariés.

Maintenant, si le nombre de salariés excède ces chiffres, les entreprises devront avoir recours à un infirmier supplémentaire.

Conclusion

Le responsable d’entreprise doit, après avoir consulté le médecin du travail, élaborer un procédé qui permet d’assurer les premiers soins aux employés malades ou victimes d’un accident.

Cela passe par l’instauration de mesures à appliquer en cas d’urgence jusqu’à l’arrivée des secours extérieurs. Les lieux de travail doivent être équipés de matériel de premiers secours (armoires à pharmacie par exemple) faciles d’accès et conformes au niveau de danger.

Les entreprises où sont exercées des travaux dangereux et les chantiers nécessitant la mobilisation de plus de 20 salariés sur une période dépassant 15 jours doivent impérativement disposer d’un salarié formé aux techniques de secourisme du travail.

Sécurité en entreprise : comment bien organiser la surveillance de ses employés ?

Dans un monde tout sécuritaire, la gestion de la sécurité en entreprise devient de plus en plus complexe. Équipements, services, employés, la sécurité demande de plus en plus d’investissement.

Votre société peut-elle faire, pour autant, tout ce qu’elle souhaite ? Rien n’est moins sûr !

La vidéosurveillance des salariés peut-elle permettre à une société de se constituer un dossier sur chacun des salariés qu’elle emploie afin de justifier des licenciements ?

C’est pour éviter de telles dérives que la vidéoprotection est un système de sécurité en entreprise très réglementé.

Quelles sont les limites de la vidéosurveillance et quelles règles devez-vous respecter afin de ne pas vous retrouver exposés à des poursuites pénales ?

C’est ce que nous allons essayer de définir dans l’article qui suit.

Que dit la loi à propos de la vidéoprotection ?

Les premières questions à se poser lorsque vous décidez d’installer un système de vidéosurveillance dans votre entreprise concernent le cadre légal d’une telle installation.

Que dit la Loi à propos de la vidéoprotection au sein d’une société ? Quels sont les pouvoirs qu’elle vous donne en tant qu’employeur ? Quels sont les droits de vos salariés ?

Les réponses à ces questions sont très claires et très précises.

D’après la Loi, vous avez parfaitement, en tant que chef d’entreprise, le pouvoir de surveiller et de contrôler l’activité de votre personnel lorsqu’il travaille.

C’est même énoncé dans un arrêté de la Cour de cassation. Attention ! Cette surveillance doit bien évidemment être légitime et justifiée !

Sachez, pour être clair, que vous ne pouvez contrôler le travail de vos salariés durant leur temps d’activité que si vous pouvez justifier que :

  • une telle surveillance est parfaitement légitime en regard de ce que vous produisez
  • vous avez pris l’avis du comité d’entreprise sur l’installation d’un tel système
  • vos salariés ont été informés personnellement par lettre les informant de la présence de caméras de vidéoprotection dans l’entreprise
  • vos salariés ont été informés collectivement par le biais d’un panneau

Nous vous conseillons de le faire avec une lettre informant les salariés de la présence de caméras de vidéoprotection dans l’entreprise.

Vous devez informer vos employés par lettre les informants de la présence de caméras

La protection des données personnelles

  • vous avez un système efficace de protection des données personnelles

Quelques principes

  • vous respectez certains principes : loyauté dans l’administration de la preuve, etc.

Que risquez-vous si vous ne respectez pas ces règles ? Vous vous exposez à des sanctions pénales. Autant vous mettre à l’abri de tels désagréments !

Parfois, l’employeur a obligation de surveiller ces salariés. Dans quels cas ? Suivez-nous : on vous dit tout !

Quand la surveillance est une obligation légale de l’employeur.

Dans certains types d’entreprise, la réglementation en matière de vidéosurveillance est un peu différente.

Le pouvoir de contrôle de l’employeur est ici obligatoire. Dans quels cas ?

Il s’agit d’entreprises dans lesquelles il faut pouvoir permettre des interventions rapides des secours ou de la Police.

Pourquoi ? Tout simplement parce que des mesures d’urgence l’exigent.

Ces entreprises réalisent un certain type de travaux ou ont une activité qui présente des risques particuliers.

Ces entreprises à « haut risque » peuvent avoir accès à des mesures de sécurité particulières. Ces mesures sont décidées après une étude de sécurité spécifique.

Le Code du travail peut alors exiger la présence d’une caméra de surveillance ou d’autres équipements de sécurité.

Quelles entreprises peuvent en bénéficier ? Il va s’agir de sociétés telles que :

  • les centrales nucléaires
  • les centrales électriques
  • les industries chimiques
  • les usines de traitement des déchets
  • les usines de fabrication de monnaie

Le droit des employés en matière de vidéosurveillance va-t-il être contredit dans ces entreprises ? Pas du tout !

Le chef d’entreprise a obligation de surveiller le travail de ses employés, mais doit respecter les règles imposées par la loi dans ce cadre.

La législation de la vidéosurveillance en entreprise est d’ailleurs très claire. Qu’avez-vous le droit de surveiller ? Réponse dans la suite de l’article.

La législation de la vidéosurveillance en entreprise est claire au niveau de la Lo

Que pouvez-vous surveiller ? Quelles sont les limites ?

Nous avons déjà évoqué vos droits en tant qu’employeur plus haut. Poursuivons ici !

  • Vous avez le droit de surveiller l’activité de vos salariés sur leur temps de travail, si cette surveillance peut être justifiée.
  • Vous avez le droit de surveiller les entrées et les sorties publiques de vos bâtiments.
  • Vous avez le droit de placer des systèmes de vidéosurveillance dans les locaux où vos employés n’évoluent pas.
  • Vous avez le droit de surveiller vos salariés, si vous avez auparavant respecté toutes les règles nécessaires à la mise en place d’un tel système de vidéoprotection.

Cependant, vous n’avez pas tous les pouvoirs et certaines pratiques sont totalement interdites. Petit tour de ce qu’il vous est interdit légalement de surveiller :

La vie privée de vos salariés

  • la vie privée de vos salariés : vous n’avez aucun droit sur elle, c’est d’ailleurs pour cette raison que les caméras sont interdites dans les toilettes ou les salles de pause.

La vie syndicale

  • leur vie syndicale : vous n’avez pas à connaître l’opinion politique de vos employés.

Le mode de vie

  • le mode de vie de vos salariés : vous n’avez pas à juger de leur choix de vie.

Les sacs

  • les sacs de vos employés : vous n’avez strictement pas le droit d’ouvrir les sacs de vos salariés.

Les armoires personnelles

  • les armoires personnelles : si vos employés ont des vestiaires personnels, il vous est interdit de les ouvrir ou de les surveiller.

Les téléphones et les conversations téléphoniques

  • les téléphones et les conversations téléphoniques : vous ne devez pas surveiller les conversations de vos employés.

Vous l’aurez compris le cadre légal concernant la surveillance au travail et les droits et devoirs des salariés et des employeurs est très clair sur le sujet : vous ne devez en aucun cas vous immiscer dans la vie privée de vos employés !

La loi vous interdit de surveiller les conversations de vos employés si cela concerne leurs vie privée

Avez-vous le droit d’utiliser des moyens techniques pour surveiller le travail de vos salariés ?

Nous avons beaucoup parlé de ce qui vous est interdit. Voyons ensemble maintenant ce que vous pouvez faire, en tant qu’employeur, en matière de surveillance de vos salariés.

Quels sont les moyens techniques auxquels vous pouvez avoir recours à condition de prévenir vos employés ?

Les relevés du téléphone

  • les relevés du téléphone : ce n’est pas considéré comme illégal de demander à vérifier ses communications téléphoniques pour une entreprise.

Les écoutes téléphoniques

  • certaines écoutes téléphoniques : sur un poste appartenant à l’entreprise et sur le temps de travail du salarié.

Les connexions internet

  • les connexions internet : vous avez un droit d’accès aux connexions de vos salariés, car elles sont considérées comme professionnelles, et non, personnelles. Attention ! Cette recherche doit être faite en dehors de la présence de vos employés.

La messagerie électronique professionnelle

  • la messagerie électronique professionnelle : vous avez un droit de regard, car les messages ne sont pas considérés comme personnels.

Les fichiers stockés sur l’ordinateur

  • Les fichiers stockés sur l’ordinateur que vous avez alloué à votre salarié : vous avez même le droit de surveiller les fichiers amenés sur clef USB.

Le disque dur

  • Le disque dur de l’ordinateur mis à la disposition de l’employé pour travailler.

Tous ces moyens sont parfaitement légaux. Pensez seulement à bien prévenir vos employés qu’ils sont les objets d’une surveillance et expliquez-leur ce qu’elle recouvre.

Procédez donc à une information de vos salariés sur la vidéosurveillance. Vous éviterez ainsi bien des soucis !

La gestion de la sécurité en entreprise est un problème épineux, notamment en ce qui concerne la vidéosurveillance des employés.

Entre respect de la vie privée et obligations professionnelles, le dirigeant doit veiller à bien respecter la réglementation en matière de vidéosurveillance, s’il ne veut pas avoir d’ennuis avec ses employés.

Le droit des employés en matière de vidéosurveillance doit être bien respecté et les limites de l’employeur bien connues.

Pour y parvenir sans trop de peine, mieux vaut savoir s’entourer. Faire appel à un professionnel est alors judicieux !