Sécurité en entreprise : comment bien organiser la surveillance de ses employés ?

Dans un monde tout sécuritaire, la gestion de la sécurité en entreprise devient de plus en plus complexe. Équipements, services, employés, la sécurité demande de plus en plus d’investissement.

Votre société peut-elle faire, pour autant, tout ce qu’elle souhaite ? Rien n’est moins sûr !

La vidéosurveillance des salariés peut-elle permettre à une société de se constituer un dossier sur chacun des salariés qu’elle emploie afin de justifier des licenciements ?

C’est pour éviter de telles dérives que la vidéoprotection est un système de sécurité en entreprise très réglementé.

Quelles sont les limites de la vidéosurveillance et quelles règles devez-vous respecter afin de ne pas vous retrouver exposés à des poursuites pénales ?

C’est ce que nous allons essayer de définir dans l’article qui suit.

Que dit la loi à propos de la vidéoprotection ?

Les premières questions à se poser lorsque vous décidez d’installer un système de vidéosurveillance dans votre entreprise concernent le cadre légal d’une telle installation.

Que dit la Loi à propos de la vidéoprotection au sein d’une société ? Quels sont les pouvoirs qu’elle vous donne en tant qu’employeur ? Quels sont les droits de vos salariés ?

Les réponses à ces questions sont très claires et très précises.

D’après la Loi, vous avez parfaitement, en tant que chef d’entreprise, le pouvoir de surveiller et de contrôler l’activité de votre personnel lorsqu’il travaille.

C’est même énoncé dans un arrêté de la Cour de cassation. Attention ! Cette surveillance doit bien évidemment être légitime et justifiée !

Sachez, pour être clair, que vous ne pouvez contrôler le travail de vos salariés durant leur temps d’activité que si vous pouvez justifier que :

  • une telle surveillance est parfaitement légitime en regard de ce que vous produisez
  • vous avez pris l’avis du comité d’entreprise sur l’installation d’un tel système
  • vos salariés ont été informés personnellement par lettre les informant de la présence de caméras de vidéoprotection dans l’entreprise
  • vos salariés ont été informés collectivement par le biais d’un panneau

Nous vous conseillons de le faire avec une lettre informant les salariés de la présence de caméras de vidéoprotection dans l’entreprise.

Vous devez informer vos employés par lettre les informants de la présence de caméras

La protection des données personnelles

  • vous avez un système efficace de protection des données personnelles

Quelques principes

  • vous respectez certains principes : loyauté dans l’administration de la preuve, etc.

Que risquez-vous si vous ne respectez pas ces règles ? Vous vous exposez à des sanctions pénales. Autant vous mettre à l’abri de tels désagréments !

Parfois, l’employeur a obligation de surveiller ces salariés. Dans quels cas ? Suivez-nous : on vous dit tout !

Quand la surveillance est une obligation légale de l’employeur.

Dans certains types d’entreprise, la réglementation en matière de vidéosurveillance est un peu différente.

Le pouvoir de contrôle de l’employeur est ici obligatoire. Dans quels cas ?

Il s’agit d’entreprises dans lesquelles il faut pouvoir permettre des interventions rapides des secours ou de la Police.

Pourquoi ? Tout simplement parce que des mesures d’urgence l’exigent.

Ces entreprises réalisent un certain type de travaux ou ont une activité qui présente des risques particuliers.

Ces entreprises à « haut risque » peuvent avoir accès à des mesures de sécurité particulières. Ces mesures sont décidées après une étude de sécurité spécifique.

Le Code du travail peut alors exiger la présence d’une caméra de surveillance ou d’autres équipements de sécurité.

Quelles entreprises peuvent en bénéficier ? Il va s’agir de sociétés telles que :

  • les centrales nucléaires
  • les centrales électriques
  • les industries chimiques
  • les usines de traitement des déchets
  • les usines de fabrication de monnaie

Le droit des employés en matière de vidéosurveillance va-t-il être contredit dans ces entreprises ? Pas du tout !

Le chef d’entreprise a obligation de surveiller le travail de ses employés, mais doit respecter les règles imposées par la loi dans ce cadre.

La législation de la vidéosurveillance en entreprise est d’ailleurs très claire. Qu’avez-vous le droit de surveiller ? Réponse dans la suite de l’article.

La législation de la vidéosurveillance en entreprise est claire au niveau de la Lo

Que pouvez-vous surveiller ? Quelles sont les limites ?

Nous avons déjà évoqué vos droits en tant qu’employeur plus haut. Poursuivons ici !

  • Vous avez le droit de surveiller l’activité de vos salariés sur leur temps de travail, si cette surveillance peut être justifiée.
  • Vous avez le droit de surveiller les entrées et les sorties publiques de vos bâtiments.
  • Vous avez le droit de placer des systèmes de vidéosurveillance dans les locaux où vos employés n’évoluent pas.
  • Vous avez le droit de surveiller vos salariés, si vous avez auparavant respecté toutes les règles nécessaires à la mise en place d’un tel système de vidéoprotection.

Cependant, vous n’avez pas tous les pouvoirs et certaines pratiques sont totalement interdites. Petit tour de ce qu’il vous est interdit légalement de surveiller :

La vie privée de vos salariés

  • la vie privée de vos salariés : vous n’avez aucun droit sur elle, c’est d’ailleurs pour cette raison que les caméras sont interdites dans les toilettes ou les salles de pause.

La vie syndicale

  • leur vie syndicale : vous n’avez pas à connaître l’opinion politique de vos employés.

Le mode de vie

  • le mode de vie de vos salariés : vous n’avez pas à juger de leur choix de vie.

Les sacs

  • les sacs de vos employés : vous n’avez strictement pas le droit d’ouvrir les sacs de vos salariés.

Les armoires personnelles

  • les armoires personnelles : si vos employés ont des vestiaires personnels, il vous est interdit de les ouvrir ou de les surveiller.

Les téléphones et les conversations téléphoniques

  • les téléphones et les conversations téléphoniques : vous ne devez pas surveiller les conversations de vos employés.

Vous l’aurez compris le cadre légal concernant la surveillance au travail et les droits et devoirs des salariés et des employeurs est très clair sur le sujet : vous ne devez en aucun cas vous immiscer dans la vie privée de vos employés !

La loi vous interdit de surveiller les conversations de vos employés si cela concerne leurs vie privée

Avez-vous le droit d’utiliser des moyens techniques pour surveiller le travail de vos salariés ?

Nous avons beaucoup parlé de ce qui vous est interdit. Voyons ensemble maintenant ce que vous pouvez faire, en tant qu’employeur, en matière de surveillance de vos salariés.

Quels sont les moyens techniques auxquels vous pouvez avoir recours à condition de prévenir vos employés ?

Les relevés du téléphone

  • les relevés du téléphone : ce n’est pas considéré comme illégal de demander à vérifier ses communications téléphoniques pour une entreprise.

Les écoutes téléphoniques

  • certaines écoutes téléphoniques : sur un poste appartenant à l’entreprise et sur le temps de travail du salarié.

Les connexions internet

  • les connexions internet : vous avez un droit d’accès aux connexions de vos salariés, car elles sont considérées comme professionnelles, et non, personnelles. Attention ! Cette recherche doit être faite en dehors de la présence de vos employés.

La messagerie électronique professionnelle

  • la messagerie électronique professionnelle : vous avez un droit de regard, car les messages ne sont pas considérés comme personnels.

Les fichiers stockés sur l’ordinateur

  • Les fichiers stockés sur l’ordinateur que vous avez alloué à votre salarié : vous avez même le droit de surveiller les fichiers amenés sur clef USB.

Le disque dur

  • Le disque dur de l’ordinateur mis à la disposition de l’employé pour travailler.

Tous ces moyens sont parfaitement légaux. Pensez seulement à bien prévenir vos employés qu’ils sont les objets d’une surveillance et expliquez-leur ce qu’elle recouvre.

Procédez donc à une information de vos salariés sur la vidéosurveillance. Vous éviterez ainsi bien des soucis !

La gestion de la sécurité en entreprise est un problème épineux, notamment en ce qui concerne la vidéosurveillance des employés.

Entre respect de la vie privée et obligations professionnelles, le dirigeant doit veiller à bien respecter la réglementation en matière de vidéosurveillance, s’il ne veut pas avoir d’ennuis avec ses employés.

Le droit des employés en matière de vidéosurveillance doit être bien respecté et les limites de l’employeur bien connues.

Pour y parvenir sans trop de peine, mieux vaut savoir s’entourer. Faire appel à un professionnel est alors judicieux !

Vidéosurveillance et respect des réglementations de la CNIL

On estime à plus de 1 millions le nombre de caméras dans l’hexagone.

Ce chiffre comprend non seulement les dispositifs de vidéoprotection, c’est-à-dire les caméras placées dans les lieux qui accueillent du public ou installées au niveau de la voie publique, mais aussi les équipements de vidéosurveillance (caméras placées dans les lieux non ouverts au public). L’installation d’un tel dispositif dans les entreprises est soumis à des règles.

C’est la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) qui est chargée de contrôler la conformité des équipements.

Un dispositif de vidéosurveillance permet de voir et éventuellement d'enregistrer des images afin de pouvoir les visualiser sous différents angles.

La réglementation des systèmes de vidéosurveillance

Qu’est-ce qu’un dispositif de vidéosurveillance ?

Il s’agit d’un dispositif composé de caméras qui permet de voir et éventuellement d’enregistrer des images afin de pouvoir les visualiser sous différents angles.

La plupart du temps, ce sont des entreprises spécialisées dans la sécurité électronique qui se chargent de l’installation.

La mise en place de caméras de surveillance est destinée à protéger les personnes et les biens et à renforcer la sécurité en entreprise.

Les caméras sont installées dans un but dissuasif pour empêcher les vols et les tentatives d’effraction.

Elles permettent aussi de pouvoir identifier les personnes responsables de dégradations de matériel, d’agressions ou encore de vols.

Quels sont les droits et devoirs de l’entreprise concernant la vidéosurveillance sur le lieu de travail ?

Dans une entreprise, l’employeur possède certaines prérogatives dans l’organisation du travail.

Son pouvoir de direction lui autorise à surveiller l’activité des salariés grâce à un système de caméra.

Mais cela doit se faire dans le respect des libertés individuelles et collectives (article L1121-1 du Code du travail).

La mise en place de la vidéosurveillance sur le lieu de travail peut être justifiée à des fins de sécurité comme le fait de mettre des caméras dans les locaux pour surveiller certains postes à risques ou de renforcer la sécurité au niveau du contrôle d’accès vers certaines zones.

Toutefois, le responsable d’entreprise doit prendre certaines précautions avant de faire installer des caméras par une entreprise de sécurité électronique.

Il doit se renseigner au préalable afin de connaître quels sont les droits dont il dispose.

Ainsi, la loi du 14 mars 2011 stipule que :

  • Aucune entreprise n’est autorisée à filmer une voie publique
  • Les entreprises ont le droit de filmer les façades extérieures de leurs locaux et leurs installations, mais pas les rues.
  • Les caméras peuvent filmer des zones où sont stockés le matériel et les biens de valeur
  • Les voies de circulation, les issues de secours, les entrées et sorties des locaux peuvent être filmées également

Cependant, l’installation de caméras de surveillance dans les entreprises est soumis à une réglementation régie par la CNIL.

L’organisme rappelle qu’il est interdit de filmer :

  • Les employés à leur poste de travail
  • Les lieux où les employés prennent leur pause
  • Les toilettes
  • Les locaux syndicaux (ainsi que les représentants du personnel) et leurs accès directs

En revanche, les caméras peuvent filmer un employé qui manipule des sommes d’argent (par exemple un caissier), tout en se focalisant surtout sur la caisse enregistreuse et non sur l’employé lui-même afin de respecter son intimité.

La vidéosurveillance en entreprise doit être régulée par la CNIL

La consultation des images

Tous les employés n’ont pas le droit de visionner les images.

Seules les personnes habilitées et formées au préalable sont autorisées (par exemple le responsable sécurité de l’entreprise).

La CNIL insiste sur le fait que les images ne doivent pas être conservées plus d’un mois.

Le principe de proportionnalité :

Pour installer des caméras dans une entreprise, les employeurs doivent respecter la loi sur la vidéosurveillance.

La réglementation sur les caméras de surveillance impose de déposer une demande auprès de la CNIL.

Le dossier doit être complet et doit contenir :

  • Les raisons de la mise en place d’un système de vidéosurveillance
  • La nature de l’équipement installé (le nombre de caméras, leur marque, leur fonctionnement…)
  • Des précisions expliquant comment vont être enregistrées les images

Les caméras de surveillance ne peuvent être placées au bon vouloir de l’employeur.

Un audit de conformité doit être effectué auparavant afin de valider leur emplacement dans le respect des droits des employés.

Les autres obligations des employeurs à l’égard de la loi sur la vidéosurveillance

Comme le stipule l’article L 2323-32 du Code du Travail, l’employeur est dans l’obligation d’informer les salariés de la future installation de caméras de surveillance au sein de l’entreprise.

Il faut savoir que si l’entreprise dispose de locaux qui sont ouverts au public, une demande devra être faite auprès de la préfecture avant de procéder à l’installation des caméras.

Si les locaux ne sont pas ouverts au public, c’est vers la CNIL qu’il faudra se tourner.

Dans tous les cas, le Comité d’Entreprise (CE) doit être avisé au préalable quand une mesure tend à surveiller l’activité des salariés.

Comment informer les employés d’un dispositif de vidéosurveillance sur les lieux de travail ?

Le Code du Travail ne précise pas les modalités d’informations.

Par conséquent, les employés peuvent être avertis :

  • Par un avenant au contrat de travail
  • Par lettre recommandée
  • Par une note d’information placée sur des panneaux bien visibles

Exemple d’une lettre d’information envoyée aux salariés

Vous pouvez télécharger nos modèles de lettre signalant l’installation d’un système de vidéosurveillance au Comité d’Entreprise et aux salariés.

Ces lettres d’information signalent au CE et aux employés qu’un système de vidéosurveillance va être installé dans les locaux de l’entreprise afin de protéger les biens et les salariés de la société. Les lettres mentionneront les informations suivantes :

  • L’équipement a pour objectif de renforcer la sécurité et les images ne seront utilisées que dans des cas légitimes comme les vols, dégradations, atteintes à l’intégration physique de l’un des membres du personnel.
  • Ces caméras ne porteront pas atteinte à la vie privée des salariés et ne filmeront pas les employés sur leur lieu de travail.
  • Aucune caméra ne sera placée dans les locaux des représentants du personnel ni dans les salles de pause.
  • Les images ne seront pas conservées plus d’un mois (délai légal).
  • Cet équipement a fait l’objet d’une déclaration auprès de la CNIL et une prochaine réunion avec le Comité d’Entreprise permettra de définir les modalités d’installation des caméras.

Sanctions encourues en cas de non-déclaration du dispositif de surveillance par caméras à la CNIL :

Une entreprise qui collecte des données sans en avoir expressément fait la demande auprès de la CNIL s’expose à des sanctions comme :

  • Le risque pénal
  • Le risque financier
  • Le risque pour le dirigeant de l’entreprise

Un responsable d’entreprise risque 5 ans de prison et 300 000 euros d’amende en cas de manquement à la réglementation.

La CNIL peut infliger des amendes à l’entreprise pouvant aller jusqu’à 150 000 euros.

De même que ce non respect des lois peut être diffusé sur le net et dans la presse, ce qui nuirait à l’image de la société.

Un salarié peut se tourner vers la CNIL, vers le Procureur de la République ou vers les services de police ou de gendarmerie pour porter plainte contre l’employeur pour violation de la vie privée et réclamer des dommages et intérêts à l’égard du préjudice subi.

Modèle lettre type vidéosurveillance

Vous pouvez télécharger notre modèle de lettre informant le Comité d’Entreprise et les salariés de l’installation d’un système de vidéosurveillance en cliquant sur le lien ci-dessous :

Modèle lettre type vidéosurveillance

Obligations de l’employeur avant l’installation de caméras

D’après l’article L 2323-32 du Code du Travail, un employeur doit obligatoirement informer ses employés de la future installation de caméras de surveillance au sein de l’entreprise.

De plus, si une partie des locaux de l’entreprise sont ouverts au public, et que cette partie sera surveillée par une caméra, une demande devra être effectuée auprès de la préfecture avant de procéder à l’installation des caméras.

Si les locaux ne sont pas du tout ouverts au public, c’est vers la CNIL qu’il faudra se tourner.

Dans tous les cas, le Comité d’Entreprise (CE) doit être informé au préalable.

Information des salariés d’un dispositif de vidéosurveillance sur le lieu de travail par une lettre

Envoyez une lettre recommandée au Comité d’Entreprise, et une lettre recommandée à vos employés pour les avertir. Notre modèle téléchargeable contient à la fois la lettre pour le CE et la lettre pour les salariés.

Vous pouvez télécharger notre modèle de lettre informative relatif à la vidéosurveillance ici :

Modèle lettre type vidéosurveillance

Télésurveillance VS vidéosurveillance : quelles différences ?

Les systèmes de surveillance électroniques connaissent un grand succès et le secteur est en forte croissance en France puisqu’il progresse de 5% par an en moyenne depuis 10 ans environ. Il n’est cependant pas toujours facile de faire la différence entre télésurveillance et vidéosurveillance. Pourtant, les technologies utilisées et les services proposés sont sensiblement différents, même si le but reste le même : la sécurité.

Vous souhaitez améliorer la sécurité de vos salariés et de vos locaux professionnels mais vous ne savez pas trop quelle solution choisir ? On vous en dit plus sur ces deux systèmes afin de vous aider à y voir plus clair.

Les caractéristiques de la télésurveillance

La télésurveillance est un système de sécurité qui fonctionne sans interruption, de jour comme de nuit. Lorsqu’une intrusion ou tout autre problème est décelé par un détecteur ou un capteur humain dans une entreprise, une alarme est transmise à des opérateurs qui procèdent aux contrôles d’usage et se chargent de prévenir le directeur ainsi que les forces de l’ordre ou un agent de sécurité, si l’effraction est avérée.

Au contraire de la vidéosurveillance, les images ne sont enregistrées que s’il y a détection d’intrusion et le système est donc plus respectueux de la vie privée de vos employés.

Principe de fonctionnement de la télésurveillance

Un dispositif de télésurveillance met en œuvre un système d’alarme composé au minimum d’une centrale, d’un capteur et d’une sirène. Le tout est relié par une ligne téléphonique à une station de télésurveillance.

Pour un fonctionnement optimal, les détecteurs et les capteurs humains sont disposés à des endroits stratégiques de votre entreprise (portails, portes, fenêtres, etc.). Ce système anti-effraction a cependant des limites puisqu’il ne permet pas d’identifier clairement le ou les intrus.

La levée de doute

Le système permet aux opérateurs d’écouter les bruits provenant d’une pièce ou d’un local et d’entrer en contact, si besoin est, avec une personne sur place. Cette dernière peut d’ailleurs donner un code secret afin de confirmer qu’elle est autorisée à se trouver dans l’entreprise.

Par contre, si l’alarme provient d’un appareil technique (système de climatisation, groupe froid…) ou d’une clôture, la levée de doute ne peut se faire qu’après intervention d’une personne physique, responsable du site, technicien ou agent de sécurité. Ce n’est que lorsque la levée de doute ne peut être effectuée que l’opérateur peut demander l’intervention des forces de l’ordre.

Les caractéristiques de la vidéosurveillance

Également appelée vidéoprotection, la vidéosurveillance consiste à installer des caméras dans des endroits stratégiques de votre entreprise. Ces caméras filment en permanence, ou bien selon des horaires prédéfinis, vos locaux professionnels et leurs abords. Les images sont ensuite transmises à un logiciel d’analyse d’images.

En fonction d’une situation déterminée à l’avance, le logiciel se charge de donner l’alerte et de transmettre les images à une station de surveillance.

Ce système anti-effraction a connu un véritable engouement dans les années 2000 et il est particulièrement prisé par les collectivités locales.

La ville de Londres, par exemple, compte plus de 10 000 caméras et de nombreuses municipalités françaises ont décidé de s’équiper durant ces dernières années.

La levée de doute

Lorsqu’une alerte est déclenchée dans une entreprise, la levée de doute peut se faire très rapidement puisque l’opérateur peut s’appuyer sur les images qui lui sont transmises. Lorsque l’intrusion est évidente, il peut ainsi faire appel aux forces de l’ordre sans attendre.

Les avantages du dispositif

En plus d’accélérer les phases de levées de doute, la vidéosurveillance a pour avantage d’offrir de nouvelles possibilités de surveillance. En effet, elle permet de réaliser des rondes vidéo à distance ce qui a pour effet de renforcer la sécurité de certains lieux excentrés ou de travailleurs isolés.

Le système peut également être équipé de caméras intelligentes capables de réagir à des situations complexes. Elles peuvent par exemple lire les plaques d’immatriculation ou repérer un comportement suspect.

Enfin, les images peuvent simplifier et accélérer les enquêtes en aidant à identifier les personnes incriminées et donc à les arrêter plus rapidement.

Les limites du système

Pour qu’un dispositif de vidéosurveillance soit d’une efficacité optimale, il faut cependant qu’une capacité d’intervention soit rapidement déployée afin d’analyser les images, identifier les personnes malfaisantes et les interpeller. Il s’agit donc d’une solution plus lourde à mettre en place.

Télésurveillance ou vidéoprotection : à choisir selon la nature des risques

Pour que votre entreprise bénéficie d’une sécurité maximale, il faut avant tout que votre dispositif soit adapté aux risques encourus.

Par exemple, si votre but est de surveiller une zone de stockage dont la température peut varier, ce qui pourrait présenter un risque pour les produits concernés, la vidéoprotection ne pourra en aucun cas déterminer ce qui provoque cette variation et il faudra de toute façon envoyer un technicien sur place. Dans ce cas, un système de télésurveillance est tout à fait suffisant.

Le plus important est donc d’étudier avec soin chaque problématique afin de déterminer le système le plus adapté.

Deux systèmes qui peuvent également être complémentaires

Dans ce cas, le dispositif de vidéoprotection permettra d’établir un lien entre le système d’alarme de l’entreprise et le centre de télésurveillance.

L’option vidéo permettra également aux opérateurs de procéder très rapidement à des levées de doute en cas d’anomalies et de faire la différence entre un déclenchement intempestif de l’alarme et une réelle intrusion en manipulant les caméras de surveillance positionnées sur les lieux.

L’utilisation simultanée de ces deux méthodes est également fortement recommandée pour la surveillance de locaux professionnels isolés pour lesquels l’emploi d’un simple système d’alarme serait insuffisant pour mettre les cambrioleurs en fuite.

Les points à retenir :

  • La télésurveillance est un système qui fonctionne sans interruption grâce à des capteurs humains ou un système de vidéosurveillance.
  • La vidéosurveillance consiste à installer des caméras au sein de l’entreprise pour filmer en permanence ou à des heures précises les locaux et les alentours.
  • Le système de vidéosurveillance peut être complémentaire avec le service de télésurveillance pour un système de protection encore plus performant.

Les systèmes électroniques de contrôle d’accès en entreprise

Pour avoir un niveau de sécurité optimal au sein d’une entreprise, il est nécessaire d’en contrôler l’accès. Ainsi, seules les personnes autorisées pourront pénétrer dans les bâtiments grâce à un système de filtrage.

Les avancées en matière de technologie ont mis au point plusieurs dispositifs sophistiqués, parmi lesquels le badge magnétique, pour filtrer les personnes qui veulent entrer dans des locaux professionnels.

Quels sont ces systèmes et comment fonctionnent-ils ?

controle acces entreprise drone

Les différentes technologies de contrôle d’accès

Les lecteurs de badges

Il s’agit d’une solution informatique qui filtre, contrôle et autorise les entrées et sorties des visiteurs et du personnel. Ils sont utilisés :

  • Sur les barrières levantes et les portails
  • Les tourniquets et les portes à code d’accès

Les terminaux de pointage

Une badgeuse est un dispositif qui utilise les éléments suivants :

Un badge se présente sous la forme d’une petite carte plastique équipé d’une piste magnétique ou d’une puce. Un badge est remis à chaque employé, visiteur et prestataire pour leur autoriser l’accès dans les bâtiments.

  • Des badges
  • Un terminal
  • Un système d’exploitation

Son détenteur approche le badge magnétique près du système de badge ou le met en contact avec le dispositif pour pouvoir entrer. La badgeuse est un boitier fixé en général au mur à l’entrée des bâtiments où travaillent les employés. Cet équipement est alimenté par le courant électrique. Il permet de renforcer la sécurité en entreprise, notamment grâce à l’identification du détenteur de la carte magnétique et de lui autoriser ainsi l’accès ou non dans les locaux.

Ce système de badge est donc un outil pour gérer le flux de circulation dans les entreprises. Le temps de présence effectif des employés et des visiteurs sont également enregistrés.

La date et l’horaire de passage sont mémorisés dès que la carte est présentée devant le terminal de pointage.

Important : Si des données de traçabilité sont mémorisées, pour rester dans la légalité, les entreprises doivent informer les salariés et faire une déclaration auprès de la CNIL.

A noter : Un système de badge doit être adapté aux besoins de l’entreprise, et ce quel que soit le secteur d’activité. Avant de mettre en place une badgeuse, il est indispensable de prendre en compte les éléments suivants :

  • Le nombre de personnes qui vont utiliser ce dispositif
  • La nature de l’activité
  • Les différents lieux à contrôler et à sécuriser
  • L’ensemble des informations à collecter
  • La diversité des profils

Les avantages d’une badgeuse sont multiples.

L’utilisation permet par exemple de protéger son local professionnel. Si une personne non habilitée tente d’y accéder, cela déclenchera une alarme et avertira les responsables et le service de sécurité qui prendront les mesures qui s’imposent. De plus, le fait de pouvoir relever tous les mouvements des employés qui ont lieu dans les espaces de stockage permet d’améliorer la logistique et d’augmenter la productivité.

L’enregistrement des données via un badge permet de gérer plus précisément le planning et le temps de travail des salariés et d’avoir une comptabilité précise, notamment en ce qui concerne la gestion des salaires.

Cette notion de rendement doit être expliquée aux employés qui ont tendance à se sentir surveillés en permanence par le système de badge et qui ne perçoivent pas bien l’utilité d’un tel équipement. La communication avec les salariés est donc primordiale.

Cependant, il ne faut pas omettre les inconvénients suivants :

  • Un badge peut être perdu par le salarié, dans ce cas une solution alternative doit être trouvée le temps que le badge soit remplacé.
  • Dans une grande société, un employé peut badger pour un collègue et cela peut prendre du temps avant que le service des ressources humaines ne s’en aperçoive.

Il existe une différence entre un badge magnétique et une clef magnétique.

Le système de lecteur avec badge magnétique est le dispositif le plus répandu dans les entreprises.

La clef magnétique doit être introduite dans une serrure et va activer un aimant qui va lui même actionner une goupille et déverrouiller une porte. Elle permet par exemple un contrôle d’accès aux ascenseurs afin de se rendre à des étages sécurisés.

Ce type de serrure est utilisé pour que les employés d’une entreprise puissent aussi accéder rapidement et facilement à des locaux d’usage collectifs.

Les serrures avec cartes magnétiques sont installées sur des portes qui protègent des zones sécurisées, donc, en cas de tentative d’effraction en dehors des heures ouvrables, une sirène d’alarme va se déclencher pour effrayer les voleurs et avertir les autorités compétentes.

En cas de perte, la carte peut être désactivée.

Elle permet de renforcer la sécurité mais il ne faut pas négliger les inconvénients suivants :

  • Le logiciel peut être piraté
  • Cela ne fonctionne plus en cas de panne de courant
Les autres systèmes électroniques de contrôle d'accès pour améliorer la sécurité en entreprise.

Les autres systèmes électroniques de contrôle d’accès 

D’autres technologies sont disponibles pour améliorer la sécurité en entreprise.

Les serrures sans fil 

Il s’agit d’un système électronique où chaque utilisateur dispose d’un code personnel qu’il doit rentrer manuellement sur un clavier numérique pour pénétrer dans une zone sécurisée.

Le clavier doit être placée de sorte à ce que l’utilisateur puisse rentrer son code en toute discrétion. Les fonctions de ce type de serrure peuvent être réglées à distance via une connexion sans fil (modifications et mises à jour des codes…)

Le contrôle d’accès biométrique 

Cette technologie très coûteuse utilise la reconnaissance des empreintes digitales ou de l’iris. Les données sont fiables et ont une durée de vie illimitée car la biométrie peut identifier les changements et l’évolution du corps humain, et ce malgré les années. Cette technologie permet donc une très haute sécurité.Il n’est pas nécessaire de renouveler le matériel, ce qui représente une économie considérable pour les entreprises.

La technologie RFID 

Ce système se compose d’une puce et d’une antenne et les informations liées au contrôle d’accès dans les entreprises sont traitées à distance par le biais d’ondes magnétiques.

Aucune manipulation n’est nécessaire car les données sont lues sans avoir besoin d’être en contact avec le lecteur. L’équipement n’est donc pas sollicité, ce qui lui garantit une longévité accrue.

Le portier audio/vidéo 

Un interphone pouvant être couplé à une petite caméra permet d’identifier à distance les personnes qui souhaitent pénétrer dans les bâtiments. C’est la personne chargée du contrôle d’accès qui décide qui peut entrer ou non. Cette technologie existe aussi sans fil et certains appareils ont la capacité d’enregistrer des messages d’absence.

Le cylindre électronique

Ce système est également adapté pour protéger son local professionnel. Chaque utilisateur dispose d’un émetteur qui ouvre le cylindre placé à l’intérieur des serrures. Pratique lorsque les bâtiments sont éloignés géographiquement les uns des autres.

A retenir :

L’installation d’un lecteur de badges est indispensable pour accroître le niveau de sécurité en entreprise et permet de :

  • Gérer plus efficacement le contrôle d’accès
  • Gérer le temps de présence des salariés
  • Gérer la comptabilité