Comment éviter les cambriolages en entreprise en période de fin d’année ?

Les magasins et locaux professionnels sont la cible privilégiée des cambrioleurs, notamment en période de fin d’année lorsque les entreprises font le plein de matériel pour répondre à la demande des clients.

Avec environ 3.7 millions de crimes et délits recensés en France en 2016 (selon les chiffres publiés par le figaro), la sécurité en entreprise doit être rehaussée en prévention des intrusions. Alors comment lutter contre les cambriolages ?

Des équipements efficaces peuvent être installés pour protéger son local professionnel et éviter les cambriolages.

Mais quels sont ces dispositifs et quelles mesures préventives peuvent être adoptées pour élever le niveau de sécurité ?

Certaines entreprises ferment leurs portes en période de fin d’année et les responsables doivent s’adapter à certaines formalités imposées par la loi travail concernant les congés payés des employés.

Quelles sont ces différentes règles et comment sont-elles appliquées ?

Comment lutter contre les cambriolages ?

De nombreux chefs d’entreprise se demandent comment lutter contre les cambriolages et renforcer la sécurité au sein des locaux.

Les progrès en matière de technologie ont permis la création de systèmes anti-effraction efficaces pour protéger son local professionnel.

Le système d’alarme

La protection de l’entreprise est d’une importance capitale. La mise en place d’un système d’alarme en prévention des intrusions est indispensable pour protéger les bâtiments ainsi que les personnes et les biens.

Un système d’alarme fonctionne de la manière suivante : des détecteurs d’ouverture sont placés sur les portes et fenêtres de l’entreprise. Ces capteurs vont envoyer une information à la centrale d’alarme aussitôt qu’une tentative d’intrusion va être détectée, ce qui va automatiquement déclencher les sirènes et faire fuir les cambrioleurs dans 80 % des cas.

Les détecteurs d’ouverture sont couplés à des détecteurs de mouvements (volumétriques). Ces capteurs vont réagir dès qu’une présence va être repérée dans les bâtiments. Les détecteurs de mouvements sont également reliés à la centrale d’alarme intrusion qui va déclencher les sirènes en cas d’alerte.

Pour encore plus de sécurité, le système d’alarme peut être reliée à une télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables et les forces de l’ordre en cas d’intrusion dans les locaux.

Les autres systèmes électroniques pour éviter les cambriolages :

D’autres systèmes anti-effraction faisant appel à la technologie peuvent être utilisés pour assurer la sécurité en entreprise.

Le système d’alarme peut être couplé à un dispositif de vidéosurveillance.

Des caméras sont placées à divers endroits des locaux pour filmer les zones sensibles. Elles enregistrent les allées et venues des salariés ainsi que des prestataires et visiteurs et transmettent l’image sur un moniteur surveillé en permanence par une personne habilitée.

La protection de l’entreprise peut également être assurée par les dispositifs suivants :

  • Des systèmes biométriques
  • Des lecteurs de badge
  • Des serrures électroniques
  • Des systèmes anti-vol
  • Des portiques de sécurité

La biométrie est une technologie de haute sécurité qui fonctionne avec des lecteurs capables de reconnaître le visage, les empreintes digitales, les yeux ou encore le réseau veineux de chaque individu et ce même au bout de plusieurs années.

Les lecteurs de badge sont placés à l’entrée des locaux. Un badge est remis à chaque personne qui souhaite pénétrer dans l’entreprise. Les lecteurs permettent ainsi d’identifier et de sélectionner chaque individu.

Les serrures électroniques sont placées à l’entrée des zones à protéger. Les utilisateurs doivent entrer un code secret pour accéder aux zones sécurisées.

Les dispositifs anti-vols sont accrochés aux objets de valeur. Ils doivent impérativement être retirés ou démagnétisés lors du passage en caisse. Si un objet franchit un portail de détection alors qu’il n’a pas été retiré au préalable, une sirène d’alarme va retentir pour avertir les responsables d’une tentative de vol.

Le matériel pour protéger son entreprise physiquement.

Le matériel pour protéger son entreprise

Les équipements destinés à empêcher les vols :

La protection électronique va de pair avec la protection physique. Ainsi, pour dissuader les cambrioleurs, les équipements suivants peuvent être installés :

  • Un rideau métallique
  • Un éclairage extérieur et intérieur de sécurité
  • Des vitrines renforcées
  • Des portes blindées
  • Un coffre-fort pour y mettre les liquidités et les objets précieux

Le rideau métallique va être le premier barrage face aux cambrioleurs. Il représente une frontière qui délimite l’accès à un espace sécurisé. Des panneaux indiquant que le site est protégé par un système de vidéosurveillance et/ou par une société de gardiennage peuvent être placés dessus et en devanture du magasin.

Un éclairage puissant et dissuasif va se mettre en marche dès qu’une présence va passer dans le faisceau du détecteur de mouvement.

Les vitrines peuvent être renforcées. Il existe des vitrages anti-effractions qui vont résister aux coups de masses ou de marteaux et des vitrages anti-vandalismes qui pourront s’avérer efficaces si un malfaiteur tente d’envoyer un objet pour tenter de briser la vitrine.

Les locaux seront sécurisés par des portes blindées plus compliquées à forcer pour les malfaiteurs. Car dans la majorité des cas, une porte qui résiste plus de 5 mn à une tentative d’effraction va décourager le cambrioleur et le faire abandonner.

Conseils pour bien protéger son entreprise

Il peut être judicieux de faire appel à une société de gardiennage pour protéger ses biens. Le prestataire choisi va mettre en place une équipe d’agents de sécurité et éventuellement des rondiers intervenants et des maîtres-chiens.

Vous pouvez aussi installer des boutons SOS sur les étals de votre magasin au cas où vous remarqueriez un individu au comportement suspect.

Installez un système dans vos locaux qui marque les malfaiteurs en les aspergeant d’un liquide vaporisateur. La solution spéciale se dépose sur les cambrioleurs et le produit agit comme un marqueur indélébile sur la peau et les vêtements durant des semaines. Le voleur sera identifié grâce à une lampe à ultra-violets.

Ne gardez pas de liquidités dans le tiroir-caisse ! Transférez les dès que possible vers un centre bancaire tout en étant accompagné. N’attendez-pas la fin de journée pour le faire.

Les articles les plus chers doivent être placés dans des vitrines sous clefs, et si possible à une certaine hauteur.

Augmentez votre niveau de vigilance aux heures d’ouverture et de fermeture des locaux.

Enfin, pour les responsables d’entreprises qui ferment durant les fêtes, ils doivent se pencher du côté de la loi travail afin de voir sous quelles conditions les salariés peuvent poser des congés payés à ce moment de l’année. 

Pourquoi externaliser la sécurité de son entreprise ?

Les entreprises françaises sont régulièrement victimes de cambriolages. En témoignent ces chiffres accablants : sur les 489 000 cambriolages ou tentatives d’effraction en France en 2015, 20 % concernent des locaux professionnels. Ainsi, face à ces attaques, les sociétés réagissent et ont souvent recours à des prestataires spécialisés dans la sécurité en entreprise pour protéger les personnes et les biens.

L’externalisation de la sécurité en entreprise offre certes des avantages non négligeables, mais elle présente aussi des contraintes auxquelles les employeurs doivent se soumettre.

Quels sont les avantages d'externaliser la sécurité de son entreprise ?

Pourquoi externaliser la sécurité ?

Les entreprises font appel à des prestataires pour améliorer le niveau de sécurité d’une part et aussi pour s’adapter à l’essor des nouvelles technologies d’autre part.

Ainsi, 2 grands types de protection peuvent être utilisées pour garantir la sécurité des biens et des personnes :

  • La protection physique grâce au recours à une société de sécurité privée
  • La protection électronique (avec la mise en place de moyens technologiques appropriés comme les systèmes d’alarmes, les caméras de vidéosurveillance…)

À savoir que les deux méthodes peuvent être combinées pour augmenter le niveau d’efficacité de la protection.

Conseils pour externaliser la sécurité en entreprise :

Mais avant de faire confiance à des prestataires spécialisés dans la sécurité en entreprise, il est essentiel pour les sociétés de se demander quels sont leurs réels besoins pour protéger les biens et les personnes.

  • Faut-il engager une entreprise de sécurité privée ?
  • Quel est le budget dont dispose l’employeur ?
  • Y-a-t-il besoin d’une surveillance 24H/24 ?
  • La société demandeuse a-t-elle les moyens de s’offrir de tels services ?
  • Le budget des entreprises doit donc être adapté à leurs besoins.

Les avantages des sociétés de sécurité privées :

Faire appel à une entreprise de sécurité privée comporte de nombreux avantages :

  • Un budget maîtrisé
  • Un niveau de sécurité garanti
  • Le respect de la réglementation

L’employeur va pouvoir faire des économies car il connaît d’emblée le coût de la prestation fixé à la signature du contrat.

Le montant des charges fixes (frais et salaires) sera ainsi réduit.

De même que l’entreprise cliente pourra se focaliser sur son activité principale et n’aura pas à assumer la gestion des ressources humaines.

La masse salariale, la gestion des stocks et les investissements sur le long terme seront également diminués.

Le prestataire va assurer la protection de l’entreprise cliente par la mise en place d’agents de sécurité. Ces professionnels sont formés et possèdent une expérience et un savoir faire efficace pour remplir à bien leur mission.

De plus, c’est la société extérieure qui s’occupe de fournir les équipements adéquats aux agents (tenue, lampe torche, dispositif de Protection Travailleur Isolé…) et qui se charge de tout le suivi logistique (planification…).

La société demandeuse n’a pas à s’en charger, ce qui est un gain de temps considérable.

Ce sont les agents mis en place qui vont gérer le fonctionnement du système anti-effraction du client.

Ils sont formés pour mettre le site en et hors surveillance et vont effectuer des rondes et des levées de doute en cas de déclenchement d’alarme.

Si le système anti-effraction vient à présenter un dysfonctionnement, les agents dresseront un rapport et le client sera prévenu dans les plus brefs délais.

La sécurité entreprise est assurée également par la maîtrise de la réglementation, notamment en ce qui concerne le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité).

Cet organisme effectue des contrôles régulier pour vérifier que les agents disposent des autorisations nécessaires pour exercer leur métier et que leur carte professionnelle est bien valide.

L’entreprise cliente n’a donc nul besoin d’allouer un budget spécifique à la formation continue de son personnel.

Les inconvénients des sociétés de sécurité privées :

La présence d’un agent chargé de surveiller les locaux professionnels peut gêner certains salariés, surtout lors des contrôles effectués à l’entrée et à la sortie du personnel en prévention contre les vols par exemple.

Concernant la jurisprudence, si un employé rencontre un litige avec un agent de sécurité, il pourra se retourner non seulement contre la société de sécurité privée, mais également contre l’employeur.

Ainsi, si l’entreprise cliente veut limiter son implication au maximum, elle devra établir un contrat avec l’entreprise de sécurité privée stipulant avec précision les obligations du prestataire pour pouvoir plus facilement faire la part des choses en cas de manquement de ce dernier.

L’externalisation pour la protection physique des entreprises :

Les sociétés clientes doivent impérativement sécuriser les accès des locaux professionnels pour prévenir les tentatives d’effraction.

Pour ce faire, elles font intervenir des prestataires qui vont installer les dispositifs suivants :

L’avantage de cette méthode est que les intervenants possèdent le savoir-faire et le matériel nécessaire pour mettre en place tous les équipements et garantir la sécurité en entreprise.

  • Un portail
  • Des clôtures
  • Des barrières
  • Un système d’alarme
  • Un système de vidéosurveillance
  • Un éclairage de sécurité
  • Un Système de Sécurité Incendie

L’inconvénient est qu’en cas de panne du système d’alarme par exemple, le site ne sera plus sécurisé et le client devra immédiatement rappeler le prestataire pour qu’il vienne résoudre le problème aussi vite que possible.

Parfois, le temps que le prestataire intervienne, l’entreprise cliente pourra faire intervenir l’un de ses techniciens pour apporter une solution temporaire, ce qui va engendrer les problèmes suivants :

L’employé affilié à la tâche va se détourner de sa mission habituelle. Il va donc prendre du retard dans son travail et devra redoubler d’efforts pour rattraper ensuite le temps perdu.

Il devra prendre garde à ne pas se précipiter pour ne pas bâcler le travail. Il existe donc un risque réel de perte de qualité pour le client.

Avant d’engager un prestataire, une entreprise doit réaliser une étude précise pour connaître avec exactitude l’étendue de ses besoins en matière de sécurité.

Comment gérer les risques en entreprise et quels systèmes de sécurité mettre en place ?

Quels sont les éléments à prendre en compte pour sécuriser votre entreprise ? Quels moyens mettre en place pour être rentable et efficace ? Ces questions sont essentielles et très actuelles.

On ne compte plus les problèmes auxquels doit faire face notre société. Cela a eu un impact important sur la gestion de la sécurité en entreprise et la prise en compte des risques en entreprise.

En effet, les intrusions, les piratages et maintenant les risques d’attentats physiques concernent toutes les entreprises. Pour répondre à ces actes malveillants, la technologie s’est invitée du côté de la sécurité en entreprise.

Vidéosurveillance, cybersécurité, sont des systèmes qui permettent de limiter considérablement les risques pour votre entreprise, s’ils sont bien mis en œuvre et notamment s’ils sont confiés à des professionnels.

Comment faire ? C’est tout l’objet de cet article !

Les systèmes de gestion de la sécurité en entreprise

Soyons clairs, on distingue deux pôles au niveau de la gestion de la sécurité en entreprise. Le premier concerne la cybersécurité.

Le second traite de la sécurisation physique de votre lieu de travail. Comment avoir un management des risques de l’entreprise efficace ? Suivez-nous !

Des informations sécurisées

Sécuriser vos données efficacement est très important pour votre activité.

Pourquoi ? Il faut savoir que les entreprises sont de plus en plus connectées et dépendent d’outils tels que les ordinateurs portables, les smartphones ou encore de stockages tels que le cloud.

Ces instruments nécessitent des systèmes de sécurisation particuliers. Ces systèmes doivent être hautement sécurisés afin de stocker et de protéger des documents confidentiels, des courriels et tout autre dossier sensible.

Ils doivent aussi permettre de lutter contre le piratage.

De nombreuses personnes vont donc être employées afin d’assurer la sécurité au travail et plus particulièrement la cybersécurité au travail.

L’un des outils essentiels de la cybersécurité est la vidéo. La vidéosurveillance, aujourd’hui appelée la vidéoprotection, appartient à ce pôle.

Cet élément de sécurisation est soumis à une réglementation précise, définie par la CNIL, afin de protéger au mieux les personnes travaillant dans votre entreprise, mais aussi afin d’éviter toute tentative de vol, d’effraction ou de piratage au sein de votre société.

Les outils de surveillance ne peuvent pas être placés n’importe où et doivent faire face à de nombreux interdits destinés à protéger la vie privée de vos salariés.

C’est pour cette raison qu’il vaut mieux confier l’installation d’un système de vidéoprotection à un expert professionnel.

Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à consulter l’article Vidéosurveillance et respect des réglementations de la CNIL

La sécurisation physique de votre lieu de travail

La réglementation pour prévenir les incendies.

La classification des risques dans une entreprise est plurielle. Nous venons d’évoquer les menaces liées à l’utilisation de l’outil informatique et d’Internet.

Un autre risque, physique pour sa part, est important pour n’importe quelle entreprise : le risque d’incendie.

Ce risque est important en raison de la présence de serveurs, de machines ou d’autres équipements susceptibles en raison d’une panne ou d’un court-circuit d’entraîner un feu.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce risque est souvent accru en raison d’une mauvaise maintenance des systèmes d’extinction d’incendie des entreprises.

Les extincteurs ne fonctionnent pas correctement et entraînent de véritables tragédies en cas d’incident.

La réglementation pour prévenir des incendies est obligatoire

Comment éviter le problème ? Confiez ce travail à un professionnel ! Une entreprise spécialisée sera la plus à même de prendre en charge la maintenance et les tests nécessaires à un fonctionnement optimal de votre système anti-incendie.

Pour en savoir plus : Tout savoir sur la nouvelle réglementation incendie du 13 juin 2017 pour protéger son entreprise

Tout cela a un coût. C’est certain ! L’entreprise peut alors être tentée de tout gérer par elle-même ou de multiplier les partenaires à bas prix. Une bonne idée ? Pas sûr !

Pourquoi externaliser la sécurité de votre entreprise ?

Si le respect des règles de sécurité doit être, dans l’entreprise, l’affaire de tous, il y a des avantages certains à décider de la confier à un partenaire extérieur.

La plupart des entreprises sous-traitent la gestion des risques et la mise en place de leurs systèmes de sécurité à de nombreuses sociétés.

Sans cesse à la recherche du meilleur rapport qualité prix, elle confie la surveillance électronique de leur entreprise à un partenaire, la surveillance de la sécurité informatique à un autre et ainsi de suite.

Leur but ? Trouver ceux qui auront les meilleures compétences pour les mettre à l’abri tout en leur permettant de garder un budget équilibré.

Sont-elles gagnantes ? Rien n’est moins sûr ! S’il vaut mieux externaliser la sécurisation d’une entreprise, il est aussi important d’envisager un seul partenaire pour l’intégralité du système de gestion de la sécurité de celle-ci.

Pourquoi ? Voici ce que vous pouvez gagner en collaborant avec un partenaire unique.

  • Votre budget va être maîtrisé.
  • Votre niveau de sécurisation est garanti.
  • Vous avez une meilleure lisibilité de votre système de gestion de la sécurisation.

respectez, à coup sûr, la réglementation en vigueur

  • En confiant votre sécurité à un professionnel, vous respectez, à coup sûr, la réglementation en vigueur.

Ce ne sont que des exemples. Vous avez bien plus à gagner en choisissant, avec soin, votre partenaire.

N’oubliez pas que votre réputation passe aussi par votre capacité à suivre les règles de sécurité en entreprise et à protéger efficacement vos salariés et vos données.

Pour vous en persuader : Pourquoi externaliser la sécurité de son entreprise ?

Avoir un bon management des risques de l’entreprise, donner à ses salariés une vraie sécurité au travail ne s’improvise pas et peut parfois coûter très cher. Mieux vaut s’associer avec un seul partenaire, soigneusement choisi, si vous voulez profiter d’une bonne gestion des risques en entreprise tout en contrôlant votre budget. Ce partenaire peut se révéler être un véritable atout pour votre entreprise. Ne vous en privez pas !

L’armement des agents de sécurité légalisé depuis le 1er janvier 2018

Face à l’insécurité en France et aux attaques terroristes récurrentes qui ont eu lieu ces dernières années, une loi a été votée le 28 février 2017 pour alléger le droit de légitime défense des policiers. Ainsi, certains agents de sécurité privée pourront désormais porter une arme, chose qui était jusqu’alors réservée aux forces de l’ordre.

Depuis le 1er janvier 2018, des agents ont par conséquent le droit d’être armé sous certaines conditions.

Cependant, la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) craint de voir apparaître des excès, notamment à cause de personnel formé de manière trop succincte et pas assez encadré, contrairement aux policiers qui bénéficient d’un apprentissage très poussé.

La CNCDH dénonce également le fait que cette nouvelle mesure risque de banaliser le port des armes dans les lieux publics, ce qui entraînerait une modification du comportement de la population vis-à-vis des armes.

Le décret stipule que les agents de protection rapprochée seront autorisés à porter une arme si la personne qu’ils protègent fait face à des risques inhabituels qui peuvent porter atteinte à sa vie.

Concernant les agents de sécurité privée ou vigiles, ils pourront être amenés à porter une arme s’ils travaillent dans des conditions où leur vie est mise en danger, conditions précisées par le préfet.

Maintenant, au cas où où les missions n’exposent pas les agents à un risque vital, ceux-ci pourront porter une certaine catégorie d’armes non létales comme des bombes lacrymogènes, des tonfas, des matraques ou encore des bâtons télescopiques.

Décret à l’origine de la loi pour le port d’armes des agents de sécurité privée

Cette loi provient du décret n° 2017-1844 du 29 décembre 2017 qui se reporte aux livres 3 et 6 du code de la sécurité intérieure dépendant des activités de sécurité privée.

La loi a légalisé le port d'armes pour les agents de sécurité privée sous certaines conditions.

Cette loi a été émise afin que le port des armes des agents de sécurité privée soit rigoureusement encadré d’une part et que les différentes procédures permettant d’acquérir, de détenir et de conserver des armes soient organisées de façon optimale, aussi bien pour les sociétés de sécurité privées que pour les organismes de formation d’autre part.

Les armes autorisées

L’article 32 du décret 2013-700 mentionne les catégories et types d’armes qui pourront être portées par les agents de sécurité. Il s’agit d’armes de catégorie B et certaines armes de catégorie C.

Les différents types d’armes pouvant être portés

Cette catégorie comprend les armes de poing et les armes à feu de poing dépendant des 1° et 8° de la catégorie B qui sont :

  • les revolvers du calibre 38 spécial avec utilisation de balles expansives ;
  • les armes de calibre 9 X 19 et leurs munitions expansives ;
  • les bombes lacrymogènes dont la capacité est supérieure à 100 ml ainsi que les aérosols pouvant annihiler entièrement mais temporairement toute capacité de combattre du ou des agresseurs.
  • les matraques, tonfas et bâtons de défense (télescopiques ou non).

Autres catégories d’armes

Des armes d’épaule ou d’autres armes à poing liées au a et b du 2° de la catégorie D pourront être utilisées sur certains sites comme :

  • les sites hébergeant des produits d’origine nucléaire qui dépendent d’une autorisation particulière (article L.1333-2 du code de la défense) ;
  • les sites nucléaires utilisés pour la dissuasion (article L.1411-1) ;
  • certains sites utilisés par la défense nationale pour garantir la sécurité des forces armées et l’accès aux zones protégées.

Dans quels cas les agents de sécurité pourront-ils porter une arme ?Quelles sont les conditions pour que les agents de sécurité puissent porter une armes ?

Le décret du 29 décembre n°2017-1844 du 29 décembre 2017 apporte quelques précisions sur les conditions auxquelles doit se soumettre chaque agent pour porter une arme. En effet, ces agents devront être en charge de protéger un individu dont l’intégrité physique est soumise à un danger d’ordre exceptionnel.

Le paragraphe 1 de l’article L.611-1 stipule également que d’autres agents peuvent être impliqués dans cette nouvelle mesure, notamment ceux qui :

  • pratiquent une activité liée à la surveillance humaine ;
  • utilisent des système électroniques de sécurité pour pratiquer leur mission de surveillance ;
  • s’occupent de protéger des biens meubles ou immeubles ;
  • sont en charge de protéger également les personnes à l’intérieur de ces immeubles ainsi que dans tout type de véhicule transportant des personnes.

Par qui est donnée l’autorisation de port d’arme ?

Qui demande l’autorisation ?

Les agents de sécurité possèdent tous une carte professionnelle délivrée par le CNAPS. Lorsqu’une entreprise de sécurité est employée par un client, c’est ce dernier ou les ressources internes d’un service de sécurité qui doivent faire la demande auprès du CNAPS afin que les agents prestataires de sécurité obtiennent le droit de détenir une arme.

Qui donne l’autorisation ?

En règle générale, l’autorisation est délivrée par le préfet du département où sont stockées les armes. Il y a cependant deux exceptions : à Paris et dans les Bouches du Rhône, c’est le Préfet de police qui est chargé de donner l’autorisation.

Quelles différences y a-t-il entre un préfet et un préfet de police ?

Le préfet est un fonctionnaire chargé de représenter chaque département français appartenant à l’Etat.C’est le président de la République qui lui assigne cette fonction. Aucun vote n’est effectué. C’est Napoléon qui a créé cette fonction en 1800. Les préfets doivent faire régner la loi partout de manière égale et doivent veiller au bon fonctionnement du territoire.

Quel est le rôle d’un préfet ?

Le préfet est chargé de contrôler juridiquement les collectivités locales, aussi bien dans les communes que dans les départements et les régions. Il s’occupe de faire régner l’ordre et la sécurité et organise localement les différentes actions menées au gouvernement comme l’emploi, l’environnement, l’accroissement économique…

Le préfet possède un portefeuille légué par l’état et s’occupe de sa gestion équitable.

Quelles sont les obligations du préfet ?

Il ne peut s’opposer à une décision gouvernementale puisqu’il n’a pas été élu par le biais d’un vote. Il n’a pas le droit d’appartenir à un organisme syndical et ne peut faire la grève. Il doit impérativement avoir l’autorisation du ministère pour faire une interview auprès des services de presse.

C’est le directeur du cabinet préfectoral qui gère l’action de la police, de la gendarmerie et des services de secours.

Quelle différence y’a t-il avec le préfet de police ?

Sécurité urbaine et civile sont les missions des préfectures de police de Paris et des Bouche-du-Rhône qui sont plus indépendantes que les autres préfectures françaises. En effet, elles ne passent pas par des intermédiaires et suivent et coordonnent elles-mêmes les missions des policiers et des gendarmes dans les limites de leur territoire.

De plus, à Paris et à Marseille, seconde préfecture de police française depuis 2012, les personnes désireuses d’obtenir une pièce d’identité, un permis de conduire, de séjour ou encore une carte grise doivent se tourner vers la préfecture de police.

Que comprend le dossier de demande ?

Quels sont les papiers à fournir pour avoir l'autorisation de port d'armes

Le dossier doit comprendre les pièces justificatives suivantes :

  • une preuve de contrat qui lie l’entreprise et la personne exposée à des dangers exceptionnels ;
  • le résumé complet de la mission et les armes qui vont être remises aux agents ;
  • la copie d’un justificatif d’identité valide à ce jour ;
  • le numéro de carte professionnelle permettant d’accomplir la mission en portant une arme (3° de l’article L. 611-1) ;
  • un certificat médical de moins d’un mois qui prouve que l’agent a la capacité physique et psychique de porter une arme ;
  • les preuves que l’agent a bien suivi une formation initiale et un entraînement spécifique dédié à manier des armes (R. 612-37 et R. 612-38) ;
  • le justificatif qu’un système pour la conservation des armes a bien été installé (R. 613-3-4).

Combien de temps dure l’autorisation ?

L’autorisation est valable un an et doit être renouvelée dans les mêmes modalités. Sur cette autorisation est stipulé :

  • l’endroit où va se dérouler la mission ;
  • le nom du personnel habilité qui va participer ;
  • le temps de la mission ;
  • la liste des armes que les agents peuvent porter.

Nombre d’armes pouvant être conservées par une entreprise de sécurité ou un service interne

Pour tout type d’arme, leur nombre ne peut excéder 20 % par rapport au nombre d’agents détenant la carte professionnelle et autorisés, selon 1° de l’article L.611-1, à en porter une.

Le transport des armes

Les armes vont être acheminées d’un point A à un point B sans pouvoir être utilisées, soit à l’aide d’un système spécifiquement créé dans ce but, soit en procédant au démontage des organes de sécurité.

Elles peuvent être transportées depuis le bâtiment où elles sont stockées jusqu’au lieu de la mission. De même, elles peuvent être déplacées depuis leur lieu de stockage jusqu’au centre d’entraînement.

La conservation des armes

Toutes les armes appartenant à la catégorie D sont précieusement gardées dans des coffres-forts ou armoires sécurisées.

Conformément à l’arrêté du ministre de l’intérieur, les armes, les pièces et munitions sont répertoriées dans un registre afin de pouvoir être identifiées. De même, chaque arme utilisée quotidiennement et son retour sont scrupuleusement notés dans le registre d’inventaire.

Lorsque les agents ont quitté leur service, aussi longtemps que dure la mission, toutes les armes sont soigneusement stockées dans des lieux sécurisées tels que des armoires blindées et des coffres-forts situés dans des chambres fortes.

Quelles sont les conditions de port d’arme ?

L’employeur remet les armes de catégorie D aux agents désignés pour effectuer la mission. C’est l’employeur qui est responsable des armes et les agents pourront les porter, sauf quand ils ne sont pas en service, durant tout le temps de la mission.

Lorsqu’ils seront sur le terrain dans l’exercice de leurs fonctions, les agents devront impérativement porter sur eux une copie de l’autorisation du ministre. Les armes seront portées de manière non apparente dans leur étui. En fonction du type d’arme, elles sont mises en position de sécurité, approvisionnées mais non armées.

Des réquisitions peuvent être effectuées par des agents habilités cités dans les articles L. 611-2 et L. 634-1. Dans ce cas, l’agent en mission devra obligatoirement présenter son carnet de tir ou disposera de 5 jours pour prouver qu’il le possède.

Les agents ne peuvent porter qu’une arme pour chacun des types cités. Ils ne pourront pas par exemple porter 2 armes de la catégorie D, ce sera par exemple une matraque ou une bombe lacrymogène et non les 2.

L’agent n’a le droit de porter que les armes remises par son employeur. En aucun cas il ne doit s’équiper d’une arme personnelle.

Conclusion

L’armement de certains agents de sécurité apparaît comme une révolution dans le monde de la surveillance et de la protection. Face à des agresseurs, les agents étaient auparavant démunis.

Maintenant, ils ont une arme pour les aider à accomplir leur mission mais ces armes ne seront délivrées que dans 2 cas bien précis : elles ne pourront en effet être portées que dans des lieux sensibles et seulement si l’agent effectue une mission qui peut exceptionnellement porter atteinte à sa vie.

 Environ 2000 agents devraient bénéficier d’une arme à l’avenir. Pour plus de sûreté, les syndicats demandent à ce que les agents fassent au moins 200 heures de cours pour éviter les dangers qui pourraient survenir suite à une mauvaise manipulation.

Choisir son agence de sécurité dans une grande ville en IDF

Trouver un agent de sécurité en Île-de-France

En Île-de-France, l’offre en sécurité privée est pléthorique, et bien choisir son agence de sécurité peut s’avérer complexe.

Fin 2019, nous avons compté le nombre de sociétés avec pour code APE le code 8010Z (activité de sécurité privée) pour chacun des départements d’Île-de-France :

  • 75 (Paris) : 2411 établissements
  • 77 (Seine-et-Marne) : 595 établissements
  • 78 (Yvelines) : 557 établissements
  • 91 (Essonne) : 754 établissements
  • 92 (Hauts-de-Seine) : 931 établissements
  • 93 (Seine-Saint-Denis) : 2049 établissements
  • 94 (Val-de-Marne) : 1315 établissements
  • 95 (Val-d’Oise) : 958 établissements

Il est néanmoins important de sélectionner sa société de surveillance avec soin, car la sécurité privée constitue un secteur particulier avec des prestations très inégales d’une entreprise à une autre, avec parfois des irrégularités.

Les éléments à vérifier pour bien choisir sa société de gardiennage

  • Commencez par vérifier l’immatriculation de vos prestataires potentiels en demandant le numéro de SIREN et le Kbis.
  • Demandez le numéro d’autorisation d’exercer de la société : celle-ci doit avoir obtenu un numéro d’agrément de la part du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). Vous pourrez vérifier la validité du numéro sur le site du CNAPS.
  • Les agents mis à votre disposition doivent détenir une carte professionnelle CNAPS en cours de validité.
  • Le prix ne doit pas être trop bas, mais d’environ 20€ HT de l’heure pour un Agent de Prévention et de Sécurité (APS).

Pour plus d’informations, nous vous conseillons la lecture de cet article permettant de bien choisir votre société de gardiennage.

Comparez plusieurs offres d’agences de sécurité

Pour bien sélectionner votre société de sécurité, le mieux est de comparer plusieurs propositions. Pour cela, vous pouvez déposer votre demande sur la plateforme Lead Advisor Security, et recevoir en retour plusieurs devis :

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