Comment protéger son entreprise des vols ?

Chaque année, les commerces français connaissent une perte de plus de 4 milliards d’euros à cause du vol à l’étalage. Bien que les vols aient reculé de près de 20 % ces dernières années, ils restent encore très importants et les commerçants se tournent désormais de plus en plus vers les nouvelles technologies, notamment les systèmes anti-vols, pour pallier à ces pertes.

Mais quels sont ces différents systèmes et comment faire le bon choix ?

Les systèmes anti-vols en entreprise

Grâce à l’électronique, les biens stockés en entreprise et en grandes surfaces peuvent être protégés plus efficacement, et le niveau de sécurité en entreprise peut être augmenté. Mais comment se définit un système anti-vol ?

Qu’est-ce qu’un système anti-vol ?

Dans les entreprises, magasins et grandes surfaces, il s’agit d’un système électronique dont le but est d’empêcher les vols ou de rendre la tâche plus difficile aux voleurs. Ces dispositifs ont non seulement un objectif de dissuasion, mais ce sont de plus des appareils très sophistiqués qui vont avertir les responsables lors d’une tentative de vol. 

L’équipement antivol comprend des portiques de détection ainsi que des badges attachés aux articles en vente. Une sirène va se déclencher aussitôt qu’un produit marqué va entrer dans le champ de détection du portique de sécurité.

Les différentes technologies utilisées dans les magasins sont les suivantes:

  • La technologie RF
  • La technologie AM
  • La technologie EM

La technologie RF (radio-fréquence) est surtout utilisée dans les magasins de textiles et de chaussures. Un marqueur RF qui a la forme d’une étiquette est activé et fixé au produit. Ce marqueur ne sera désactivé que lors du passage en caisse grâce à un dispositif situé sous le tapis de caisse. Cette technologie est très répandue.

Elle présente des avantages non négligeables :

  • Haut niveau de détection (de l’ordre de 85 %)
  • Antivols discrets et esthétiques
  • Radio-fréquence passe à travers les liquides
  • Technologie la moins onéreuse

Les inconvénients suivants doivent être pris en compte :

Les objets métalliques peuvent provoquer des perturbations au niveau du signal de radio-fréquence et déclencher une alarme intempestive lors du passage à l’intérieur du portique de sécurité. Il convient donc de placer les capteurs à une certaine distance.

Vu la précision exigée par le réglage de l’antivol, le mieux est de faire appel à un professionnel pour effectuer un contrôle environnemental.

La technologie AM (acousto-magnétique) est également utilisée pour augmenter le niveau de sécurité, notamment dans les magasins d’optique et les pharmacies. L’équipement comprend des lamelles magnétiques qui se mettent à vibrer et déclenchent une alarme lors du passage dans le champ d’un portique.

Ses avantages sont :

  • Aucune perturbation avec le métal
  • Large champ de détection (environ 5 mètres)
  • Taux de détection proche de 100 %
  • Protection des petits articles également

Néanmoins, cette technologie est plus onéreuse que la radio-fréquence et il faut demander un contrôle environnemental également.

Enfin, certains systèmes sont équipés de la technologie EM:Cette technologie est liée à des marqueurs antivols qui peuvent être désactivés ou réactivés à volonté. Si un antivol n’est pas démagnétisé, le champ magnétique émis par les portails va arriver à saturation, ce qui va avoir pour effet de déclencher une alarme.

Cette technologie offre les avantages suivants:

  • Antivol petit et peu onéreux
  • Protection des objets métalliques

Cet équipement est privilégié dans les bibliothèques et médiathèques car il est possible de désactiver le marqueur et d’emprunter un livre sans déclencher la sirène d’alarme.

Cependant, ce système présente quelques contraintes:

  • Taux de détection inférieur aux deux autres systèmes (70 à 75 %)
  • Portée du champ magnétique inférieure à 1 mètre
  • Système utilisable uniquement avec 2 bornes, d’où son prix élevé
Comment prévenir les tentatives d'effractions.

Zoom sur les marqueurs antivols

Différents antivols sont utilisés en fonction des articles à protéger:Les étiquettes peuvent être placées sur tous types de produits et sont adaptées à la technologie des différents portiques (RF, AM ou EM).

  • Les étiquettes
  • Le boitier antivol
  • Le macaron antivol
  • L’antivol en forme d’araignée
  • Le boitier bouteille
  • La câble sous alarme

Le boitier antivol est transparent et renferme l’article qu’il protège, comme un DVD ou un jeu vidéo par exemple. Il faut un déverrouilleur pour l’ouvrir.Le macaron antivol fonctionne avec les technologies RF et AM et est privilégié dans le commerce du textile.

Le modèle en forme d’araignée comporte 2 lanières solides qui entourent le produit. On en trouve pour protéger les PC, tablettes tactiles… Le boitier bouteille est fixé sur les bouteilles chères et peut être réutilisé à volonté. Le câble sous alarme est relié à l’article et les clients peuvent manipuler l’objet. Il est souvent fixé aux smartphones et aux tablettes tactiles.

Comment prévenir les tentatives d’effractions ?

Il faut également dissuader les voleurs de pénétrer dans les magasins et locaux industriels. La prévention des intrusions passe par l’installation de dispositifs sophistiqués pour assurer la sécurité en entreprise. Pour protéger les biens stockés dans les magasins et entreprises, des systèmes anti-effractions réellement efficaces existent.

Il s’agit de mettre en place un système d’alarme plus ou moins sophistiqué en fonction de la valeur des biens à protéger. Ce système d’alarme se compose de détecteurs de mouvements et d’ouverture qui vont réagir lorsqu’un cambrioleur va tenter de pénétrer par effraction dans les bâtiments. Une sirène va alors se déclencher et elle fera fuir le voleur dans 80 % des cas.

La prévention des intrusions passe également par l’installation d’équipements qui vont s’ajouter au système d’alarme comme la mise en place d’un éclairage automatique qui, couplé à un détecteur de mouvements, va se mettre en marche dès qu’une présence va passer dans le faisceau de détection. Particulièrement dissuasif pour faire fuir les individus mal-intentionnés ! 

Des caméras de surveillance peuvent venir compléter le système anti-effraction. Enfin, en plus de la technologie, il peut être judicieux de faire appel à une société de gardiennage pour protéger des magasins et locaux industriels. Les agents seront sur place en permanence pour assurer la sécurité des personnes et des biens ou alors la société fera intervenir des rondiers intervenants qui effectueront des rondes de sécurité. Important:

Mettre des panneaux autour du site ou en devanture du magasin à protéger indiquant la présence de caméras et d’agents de sécurité peut s’avérer utile pour prévenir les intrusions !

A retenir :

La sécurité dans les magasins et les entreprises passe par:

  • La pose de portiques de sécurité
  • L’installation d’un système d’alarme et de systèmes anti-effractions supplémentaires
  • La présence d’une société de gardiennage

8 points à connaître pour protéger efficacement son entreprise

Une entreprise est soumise à différents types de risques liés à son activité et il faut réunir les éléments essentiels, dans le respect des normes de sécurité, qui permettent de supprimer ces risques, ou du moins de les diminuer au maximum. Il est essentiel de savoir que le risque zéro n’existe pas.

Quels sont ces risques et comment les entreprises peuvent-elles les gérer au mieux afin d’optimiser leur rentabilité ?

Les risques rencontrés par les entreprises

Les entreprises sont amenées à rencontrer différents facteurs qui peuvent empêcher la réalisation de leurs objectifs et avoir des conséquences sur leurs performances. Ces risques peuvent toucher :

  • Les personnes : Les salariés peuvent être victimes d’agressions verbales ou physiques.
  • Les biens : Les biens peuvent subir des sabotages, être volés ou vandalisés.
  • Les bâtiments : Les bâtiments peuvent connaître des dégradations dues à des cambriolages, des sabotages, les installations sont susceptibles d’être vandalisées. Il ne faut pas oublier non plus les risques d’incendie et d’inondation.
  • Les informations confidentielles : Les données relatives à l’activité de l’entreprise peuvent subir de l’espionnage industriel et être piratées informatiquement pour être revendues à des tiers. 

Il faut donc être capable d’identifier tous ces risques afin d’assurer au mieux la sécurité en entreprise. Pour protéger les salariés, les responsables d’entreprise sont dans l’obligation de réaliser un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).

1/ Le DUERP pour la protection des employés

Les responsables d’entreprises sont chargés d’évaluer tous les risques concernant la santé et la sécurité des travailleurs. Ces risques sont liés à l’activité de l’entreprise qui dépend :

  • Des procédés de fabrication
  • Des équipements de travail
  • De l’aménagement des postes de travail
  • Des produits chimiques auxquels peuvent être exposés les employés
  • Du lieu de travail

Une fois l’évaluation achevée, l’employeur va mettre en place des actions de prévention ainsi que des procédés et méthodes de travail pour garantir une meilleure protection de la santé et sécurité des travailleurs. Ainsi, les résultats de cette évaluation sont retranscrits dans un DUERP.

L’évaluation sera différente si le salarié est un homme ou une femme.

Si une entreprise possède plusieurs établissements, un DUERP doit être rédigé dans chaque établissement.

2/ La rédaction du Document Unique

C’est l’employeur qui doit rédiger le DUERP. Cependant, ce document s’inscrivant dans une démarche de prévention, les instances du personnel, le CHSCT ainsi que les techniciens et salariés peuvent être conviés également.

Un employeur qui ne rédige pas de DUERP s’expose, en cas de contrôle effectué par l’inspection du travail, à des amendes. Celles-ci vont de 1500 à 3000 euros en cas de récidive !

Comment prévenir les risques en entreprise ?

La sécurité en entreprise peut être permanente ou temporaire en fonction des besoins. Avec un système de sécurité performant, une entreprise sera en mesure de protéger plus efficacement les employés, les biens et les locaux professionnels.

3/ Le système d’alarme

Un système d’alarme peut être installé en prévention des intrusions et des vols. Il s’agit d’un dispositif électronique composé de divers éléments dont le but va être de dissuader et faire fuir les individus malintentionnés tels que les cambrioleurs. Composé d’une centrale reliée à des détecteurs d’ouverture et détecteurs de mouvements, ce système de surveillance va réagir dès qu’un voleur va tenter d’ouvrir une porte ou une fenêtre par effraction, ou encore dès qu’un cambrioleur va passer devant les faisceaux !

4/ La protection des données

Les entreprises doivent veiller à protéger physiquement et électroniquement les données confidentielles. Les documents importants seront stockés dans des coffre-forts. L’accès au réseau internet doit être sécurisé car les hackers tentent régulièrement, et ce à des fins frauduleuses, de dérober des informations aux sociétés.

Il existe des logiciels pour prévenir les tentatives d’attaques et protéger les données sensibles comme Tripwire ou Logcheck qui vont permettre au service informatique des entreprises d’agir efficacement contre le piratage.

5/ La vidéo-surveillance

Le système d’alarme peut être associé à un équipement de vidéosurveillance qui sera composé de caméras pour filmer toute action qui va se passer au sein de l’entreprise, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Ce dispositif de transmission d’images permet de surveiller plusieurs lieux à distance et les opérateurs veillent plus facilement à la protection des biens et des employés.

Lors d’un déclenchement d’alarme dû à un détecteur de mouvements, les vidéos filmées peuvent être remontées et traitées par un centre de télésurveillance qui, en cas d’intrusion avérée, va aviser les forces de l’ordre et les responsables de l’entreprise.

La mise en place d’un système de sécurité tel que des caméras de surveillance va avoir un effet dissuasif.

Un employeur qui filme ses employés durant leurs horaires de travail est soumis à des obligations légales.

En effet, le responsable d’entreprise doit prévenir le comité d’entreprise, les salariés mais aussi faire une déclaration auprès de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).

La vidéosurveillance ne doit pas être une pratique jugée abusive et cet équipement doit être justifié par l’activité et les besoins de l’entreprise.

6/ Le contrôle d’accès

Les dirigeants d’entreprise font régulièrement appel à des prestataires extérieurs, en l’occurrence des sociétés de gardiennage, pour assurer la sécurité des salariés et des biens et en prévention des intrusions. Des agents de sécurité placés à l’entré du site vont effectuer le contrôle des entrées et sorties. Ils sont souvent placés dans un poste de garde et effectuent un filtrage des personnes et des prestataires qui veulent entrer et sortir des bâtiments.

Ils possèdent le matériel de sécurité indispensable pour réaliser à bien leur mission: des PTI (Protection Travailleur Isolé, des équipements de communication comme des talkies-walkies et téléphones mobiles, des lampes torches…). Les agents de sécurité effectuent des rondes et ont un rôle de prévention des incendies, inondations, vols, vandalisme.

Les sociétés de gardiennage doivent obtenir une autorisation du CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité) avant d’exercer leur activité. Ensuite, les employés, par exemple les agents de sécurité, posséderont chacun une carte professionnelle (qui devra être renouvelée tous les 5 ans) avec un numéro d’identification unique.

Si l’entreprise n’a pas d’agents de sécurité statique et que le système de surveillance détecte une anomalie, des rondiers intervenants, prévenus via le centre de télésurveillance au déclenchement de l’alarme, pourront se déplacer et effectuer une levée de doute pour connaître la cause du déclenchement.

7/ La protection physique des entreprises

En prévention des intrusions, les entreprises peuvent sécuriser les extérieurs des locaux en installant un portail et une clôture solides.

Des panneaux indiquant la présence d’une société de gardiennage sur le site et d’un système de vidéosurveillance doivent être placés en évidence afin de d’empêcher toute tentative d’effraction.

Des dispositifs d’éclairage automatiques seront placés tout autour du site et s’allumeront dès qu’une personne passera à proximité des capteurs.Des portes blindées barreront les accès et des barreaux seront installés devant les fenêtres. Les vitres pourront être renforcées par des films anti-effractions.

Des dispositifs électroniques pour une meilleure sécurité au sein de l'entreprise.

8/ La protection électronique des entreprises

Pour sécuriser au mieux les entreprises, des dispositifs électroniques peuvent être mis en place comme :

  • Des lecteurs de badge
  • Des serrures sas fil
  • Des systèmes utilisant la technologie RFID
  • Des lecteurs biométriques

Le lecteur de badge permet aux personnes habilitées d’avoir accès dans les locaux. Seuls les employés possédant un badge magnétique peuvent pénétrer dans l’entreprise. Il leur suffit juste de passer leur carte devant la badgeuse pour que les portes s’ouvrent.

Les serrures sans fil sont composées d’un clavier électronique. Il faut rentrer un code que seuls les utilisateurs habilités connaissent pour avoir accès à des zones sécurisées.

Un badge RFID est composé d’une puce et d’une antenne qui va transmettre directement les données du salarié par le biais d’ondes radio. Ces données seront lues par un émetteur-récepteur. Donc aucun contact avec le lecteur n’est nécessaire.

Enfin, la pointe de la technologie est représentée par le contrôle d’accès biométrique qui utilise soit la reconnaissance des empreintes digitales, soit de l’œil. Ce sont des lecteurs très fiables et la biométrie est capable de reconnaître les changements du corps humain au fil des années.

Sécurité en entreprise : le guide des termes à connaître

Chaque année, en France, ont lieu près de 350 000 cambriolages, dont 60 000 concernent des locaux financiers (selon securitegooddeal), commerciaux ou industriels. Face à ces chiffres en perpétuelle augmentation, la sécurité en entreprise ne doit pas être négligée. Afin de mieux s’y retrouver parmi tous les dispositifs de dissuasion et de protection, il est indispensable d’éditer un glossaire regroupant tous les termes destinés à assurer la protection physique des entreprises.

Lexique de la sécurité en entreprise :

Ce guide comprend les définitions des différents dispositifs et moyens utilisés en entreprise pour se protéger des différents dangers auxquels elles sont exposés quotidiennement. 

Accessibilité :

Depuis la loi du 11 février 2005,l’ ensemble des dispositions mises en oeuvre se base sur une accessibilité généralisée. C’est-à-dire que toute personne, même en situation de handicap, doit pouvoir accéder aux locaux et pouvoir s’y déplacer facilement.

Accès à distance :

Programmation ou maintenance de la centrale d’alarme depuis un ordinateur éloigné.

Activation / désactivation de la centrale :

Action de mettre en ou hors service les alarmes au sein de l’entreprise. Par exemple, lorsque les employés travaillent, les détecteurs volumétriques seront désactivés pour ne pas déclencher la sirène. Les alarmes seront remises en service la nuit pour sécuriser les bâtiments et prévenir en cas d’intrusion.

Affichage :

Écran qui affiche les fonctions de la centrale pour pouvoir la paramétrer.

Agent de sécurité :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes au sein de l’entreprise. Leurs missions sont diverses :

  • Contrôle d’accès
  • Levées de doute
  • Rondes de surveillance
  • Rédaction de rapports d’anomalie
  • Etc.

Agent cynophile :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes en compagnie d’un chien dressé.

Ce lexique de la sécurité en entreprise regroupe non seulement les différents systèmes d’alarme destinés à empêcher et à avertir en cas d’effractions dans les locaux, mais aussi les dispositifs chargés de prévenir les salariés et les responsables en cas d’anomalie constatée.

Le guide des systèmes d'alarmes et leurs définitions.

Le guide des systèmes d’alarme :

Les alarmes peuvent être :

  • Générales (signal sonore qui prévient les occupants et les responsables d’une anomalie)
  • Sélectives (seule une certaine catégorie de personnel sera prévenu du déclenchement)
  • Restreintes (Signal sonore et visuel qui avertit, grâce à un report sur le Système de Sécurité Incendie, uniquement les agents de sécurité, les responsables ou le personnel désigné de l’existence et de la localisation d’un sinistre)

Les alarmes sont réparties en plusieurs catégories selon la fonction qui leur est destinée, anti-intrusion, incendie, gaz, inondation.

Anti-intrusion :

Équipement qui détecte immédiatement la présence d’un intrus dans les locaux et envoie un signal sonore par l’intermédiaire de sirènes dans les bâtiments pour prévenir les responsables et les agents de sécurité d’une présence non désirée dans l’entreprise. Ce système envoie également une information à la télésurveillance et il comprend :

  • Une centrale
  • Des détecteurs d’ouverture et de mouvement
  • Des sirènes

La sécurité en entreprise est renforcée également par un équipement anti-incendie. Sa mission est de détecter un départ de feu et d’avertir, grâce à des détecteurs de chaleur et de fumée reliés à des sirènes, les occupants qu’ils doivent quitter les lieux aussi vite que possible.

Les détecteurs de gaz envoient l’information à une centrale qui va avertir les employés d’un danger pour leur santé (émission de gaz nocif et dangereux pour la santé comme le propane, le butane ou le monoxyde de carbone).

Le dispositif contre les inondations est composé d’une sonde externe pour les modèles sans fils ou d’électrodes placées das un boitier pour les modèles autonomes qui vont envoyer une information lorsque de l’eau va être détectée et émettre ensuite un signal sonore afin de prévenir les occupants.

Alerte :

Signal qui prévient de la menace d’un danger et invite à prendre les mesures pour y faire face (alerte à la bombe, au feu…) comme prévenir un service public de lutte contre l’incendie.

Alimentation :

Dispositif qui fournit l’énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement des installations de sécurité.

Antenne :

Élément qui transmet les ondes radio entre les différents composants du système de sécurité.

Anti-vol :

Équipement de sécurité destiné à empêcher les vols. Les anti-vols sont attachés aux produits et reliés aux portiques de sécurité qui vont déclencher une sirène aussitôt qu’une tentative de fraude sera détectée.

Auto-protection :

Les composants de l’installation possèdent une autosurveillance en cas d’ouverture des coffrets, de coupure ou d’arrachement des câbles. Ces composants sont gérés par la centrale 24h/24. Cette dernière envoie une information et prévient les responsables aussitôt qu’un problème est détecté.

Badge :

Carte plastique doté d’une piste magnétique et d’une puce remis uniquement aux personnes habilitées à pénétrer dans les locaux. Permet de filtrer les entrées et les sorties du personnel ainsi que des visiteurs dans les entreprises.

Badgeuse :

Boitier électrique placé à l’entrée des locaux pour identifier les possesseurs des badges et autoriser ou non l’accès. Cet équipement est relié à un système d’exploitation et peut enregistrer des données telles que les heures de prise et de fin de poste des employés, les tentatives d’accès non autorisées, etc.

Baie :

Ouverture pratiquée dans un mur ou une toiture pour permettre le passage de personnes ou l’éclairage des bâtiments.

Balisage :

Action de signaler les différents dangers tels que les obstacles ou les objets susceptibles de provoquer un accident en les rendant visibles grâce à des barrières, des plots, des cônes, ou à l’aide d’un marquage au sol (voies de cheminement et d’évacuation du personnel).

Barreau :

Élément en fer forgé plein, généralement sous forme de tube, placé devant une porte ou une fenêtre pour en sécuriser l’accès.

Barrière :

Équipement permettant de délimiter et de sécuriser l’accès à une entreprise. Les barrières séparent les voies piétonnes de celles des véhicules pour protéger les bâtiments et les personnes et limiter les risques d’accidents et de collisions.

Barre anti-panique :

Dispositif d’ouverture de secours situé sur une porte fermée de l’extérieur et qui consiste à appuyer sur une barre pour sortir.

Bi-fréquence :

Ondes radio d’un système d’alarme émises sur deux fréquences distinctes.

Biométrie :

Technologie informatique qui permet de reconnaître automatiquement une personne en analysant le visage, la voix, les empreintes digitales, le réseau veineux ou certaines parties de l’œil (iris). Cette technologie analyse les changements physiques du corps humain dans le temps et fournit des données extrêmement précises.

Bloc-salle :

On parle de « Bloc-salle » dans les Établissements Recevant du Public (ERP), les parties de l’établissement accessibles au public comme les halls, les foyers ou les dégagements.

Caméra de surveillance :

Appareil placé à l’extérieur et/ou à l’intérieur d’une entreprise pour filmer les déplacements des visiteurs et employés ainsi que les zones où sont entreposés les biens. Les caméras permettent de relever toute activité suspecte et donnent la possibilité aux responsables d’agir en conséquence.

Capteur sismique :

Système de surveillance qui détecte les vibrations provoquées par les déformations des sols.

Carte clé :

Clef électronique utilisée pour pénétrer dans un local sans avoir à entrer un code.

Centrale intrusion :

Boitier qui commande tout le système d’alarme et permet de traiter les informations et de les transmettre.

Clapet :

Élément d’obturation en position d’attente relié au Système de Sécurité Incendie et destiné au compartimentage.

Clavier à code :

Les utilisateurs désireux de pénétrer dans le local sécurisé doivent entrer un code secret à l’aide d’un boîtier électronique composé de touches.

Clôture :

Enceinte qui entoure un terrain pour en délimiter l’accès. Il peut s’agir d’un mur, d’une haie, d’un grillage, d’une palissade. Le but pour une entreprise est de sécuriser l’accès aux bâtiments, de dissuader les cambrioleurs et d’empêcher toute tentative d’effraction.

Conduit :

Volume fermé qui sert au passage d’un fluide précis.

Cylindre électronique :

Les utilisateurs ont à leur disposition un émetteur qui va envoyer une information à distance et actionner un cylindre placé à l’intérieur d’une serrure pour l’ouvrir ou la verrouiller.

Déclencheur Manuel (DM) :

Boitier destiné à signaler la présence d’un incendie. La personne qui constate un début d’incendie va appuyer sur le bouton et cette action va envoyer une information aux différents équipements de détection incendie situés dans l’entreprise qui vont agir en conséquence.

Sécurité en entreprise : l'éclairage et les detecteurs

Zoom sur les détecteurs :

Pour compléter le glossaire, il est nécessaire de faire le point sur les différents détecteurs qui équipent une entreprise.

Détecteur d’eau :

Appareil composé d’un capteur d’eau qui transmet un message à la centrale dans le cas d’une inondation. Est toujours placé au niveau le plus bas pour prévenir d’un dégât des eaux.

Détecteur de bris de vitre :

Un capteur transmet une information à la centrale lorsqu’une vitre est brisée. Le capteur peut être :

  • Passif
  • Actif
  • Acoustique

Détecteur de fumée et d’incendie :

Les capteurs sont sensibles aux particules de fumée qui se trouvent dans l’air (souvent les gaz toxiques). Les détecteurs de chaleur signalent une augmentation rapide de la température ou réagissent lorsqu’une température maximale est atteinte (plus de 60 degrés par exemple).

Détecteur de mouvements :

Également appelé détecteur de présence, les capteurs détectent la présence de volume et le déplacement dans une zone grâce à l’infrarouge. Le détecteur de mouvements est relié à la centrale intrusion et communique tout mouvement par radio afin de prévenir les tentatives de cambriolage dans les locaux professionnels.

Détecteur d’ouverture :

Capteur relié à aux portes ou aux fenêtres par exemple, et qui envoie une information à la centrale intrusion aussitôt qu’une ouverture est détectée.

Domotique :

Technologie permettant de contrôler, de programmer et d’automatiser les systèmes nécessaires au fonctionnement optimal de l’entreprise comme par exemple la gestion à distance des caméras de surveillance.

Éclairage :

Source de lumière électrique destinée à rendre visible les zones de travail et de circulation des employés et des visiteurs. L’éclairage peut être anti-panique, d’évacuation, de secours…).

E.R.P (Etablissement Recevant du Public) :

Les E.R.P (établissements recevant du public) sont classés en différents catégories en fonction du nombre de personnes qu’ils peuvent contenir :

  • Catégorie 1 (+ de 1500 personnes)
  • 2 : de 701 à 1500 personnes
  • 3 : de 301 à 700 personnes
  • 4 : – de 300 personnes
  • 5 : chiffres inférieurs à la réglementation

Les E.R.P. sont classés de plus en fonction de leur activité (type R-établissements d’enseignement et de formation, type M- magasins de vente et centres commerciaux…)

Extincteur :

Appareil de lutte contre l’incendie qui projette une substance (agent extincteur) destinée à éteindre un départ de feu. Il en existe 3 catégories : portatifs, fixes et mobiles.

Exutoire de fumée :

Équipement intégré dans un élément de construction destiné à évacuer les fumées et la chaleur et qui sépare l’intérieur des bâtiments de l’extérieur. Il présente un angle supérieur ou égal à 30° par rapport à la verticale.

Façade accessible :

Dans les ERP, la façade accessible représente la face extérieure d’un bâtiment et doit permettre aux services de secours d’intervenir à tous les niveaux. Elle comporte des baies accessibles à chaque niveau.

Film anti-effraction :

Pellicule rigide et autocollante en polyester appliquée sur la face intérieure d’une fenêtre pour renforcer la solidité du vitrage. En cas d’effraction, les films évitent aux fenêtres de voler en éclat.

Garde-corps :

Élément plein ou ajouré placé à hauteur d’appui destiné à éviter les chutes.

Installation :

Montage de la centrale intrusion et de ses composants.

Intrusion :

Se dit de la détection d’une ouverture anormale par l’un des capteurs de l’installation.

Issue de secours :

Porte destinée à l’évacuation du personnel en cas de sinistre.

Levée de doute :

Ronde de surveillance effectuée suite au déclenchement d’une alarme afin d’en connaître les origines.

Porte coupe-feu :

Élément de fermeture destiné, en cas d’incendie, à empêcher ou du moins à retarder au maximum la propagation des flammes dans tout le bâtiment.

Portier audio/vidéo :

Système électronique relié à une caméra permettant d’identifier et de pouvoir autoriser ou non l’accès à une personne désireuse de pénétrer dans les locaux.

Portiques de détection :

Dispositif antivol équipé d’une ou de deux bornes placé à l’entrée d’un magasin ou d’une entreprise pour contrôler le passage des visiteurs et/ou des salariés. Ces portiques fonctionnent avec des marqueurs antivols placés sur les produits en vente qui vont déclencher une sirène si l’antivol n’est pas retiré du produit ou désactivé lorsqu’il passera dans le champ du portique de détection.

Programmation :

Action de régler et paramétrer la centrale.

Robinet d’Incendie Armé (R.I.A) :

Moyen de secours de première intervention destinée à lutter contre les incendies. Il s’agit de tuyaux alimentés en eau sous pression constante (minimum 8 bars).

Serrures sans fil :

Système électronique muni d’un clavier numérique à code permettant de sécuriser une zone déterminée.

Sirène intérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’intérieur des bâtiments.

Sirène extérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’extérieur des bâtiments.

Société de gardiennage :

Prestataire désigné par une entreprise pour sécuriser les bâtiments et qui emploie du personnel spécialisé pour assurer cette fonction (agents de surveillance, rondiers intervenants, agents cynophiles…)

Sprinkler :

Installation fixe d’extinction automatique à eau (permet d’éteindre et de contenir un début d’incendie).

Système de Sécurité Incendie (S.S.I) :

Un S.S.I est le dispositif chargé de détecter, d’informer et d’intervenir dans un établissement en cas d’Incendie (déclenchement des sirènes, de la fermeture des portes coupe-feux, ouverture des exutoires…).

Télésurveillance :

Installation technique permettant de surveiller à distance des lieux, des machines ou des personnes. Cet équipement est relié à une société de télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables en cas de problème dans l’entreprise.

Test cyclique :

Permet une vérification régulière afin de s’assurer que la ligne téléphonique et la centrale fonctionnent de manière optimale.

Transmetteur téléphonique :

Appareil qui va transmettre via une ligne téléphonique un signal d’alerte à la télésurveillance en cas d’anomalie.

Vidéosurveillance :

Système comprenant une ou plusieurs caméras de surveillance placées dans les zones à sécuriser.

Zone :

Nom donné aux différents secteurs d’un bâtiment (hall, escaliers, locaux techniques…).

Zone de détection :

Zone surveillée par un ensemble de détecteurs et/ou de déclencheurs manuels.

Zone partielle :

Paramétrage de la centrale intrusion pour activer/désactiver une zone de détection précise.

Si vous cherchez plus d’informations concernant la sécurité électronique en entreprise, consultez le glossaire spécifique au sujet.

L’armement des agents de sécurité légalisé depuis le 1er janvier 2018

Face à l’insécurité en France et aux attaques terroristes récurrentes qui ont eu lieu ces dernières années, une loi a été votée le 28 février 2017 pour alléger le droit de légitime défense des policiers. Ainsi, certains agents de sécurité privée pourront désormais porter une arme, chose qui était jusqu’alors réservée aux forces de l’ordre.

Depuis le 1er janvier 2018, des agents ont par conséquent le droit d’être armé sous certaines conditions.

Cependant, la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) craint de voir apparaître des excès, notamment à cause de personnel formé de manière trop succincte et pas assez encadré, contrairement aux policiers qui bénéficient d’un apprentissage très poussé.

La CNCDH dénonce également le fait que cette nouvelle mesure risque de banaliser le port des armes dans les lieux publics, ce qui entraînerait une modification du comportement de la population vis-à-vis des armes.

Le décret stipule que les agents de protection rapprochée seront autorisés à porter une arme si la personne qu’ils protègent fait face à des risques inhabituels qui peuvent porter atteinte à sa vie.

Concernant les agents de sécurité privée ou vigiles, ils pourront être amenés à porter une arme s’ils travaillent dans des conditions où leur vie est mise en danger, conditions précisées par le préfet.

Maintenant, au cas où où les missions n’exposent pas les agents à un risque vital, ceux-ci pourront porter une certaine catégorie d’armes non létales comme des bombes lacrymogènes, des tonfas, des matraques ou encore des bâtons télescopiques.

Décret à l’origine de la loi pour le port d’armes des agents de sécurité privée

Cette loi provient du décret n° 2017-1844 du 29 décembre 2017 qui se reporte aux livres 3 et 6 du code de la sécurité intérieure dépendant des activités de sécurité privée.

La loi a légalisé le port d'armes pour les agents de sécurité privée sous certaines conditions.

Cette loi a été émise afin que le port des armes des agents de sécurité privée soit rigoureusement encadré d’une part et que les différentes procédures permettant d’acquérir, de détenir et de conserver des armes soient organisées de façon optimale, aussi bien pour les sociétés de sécurité privées que pour les organismes de formation d’autre part.

Les armes autorisées

L’article 32 du décret 2013-700 mentionne les catégories et types d’armes qui pourront être portées par les agents de sécurité. Il s’agit d’armes de catégorie B et certaines armes de catégorie C.

Les différents types d’armes pouvant être portés

Cette catégorie comprend les armes de poing et les armes à feu de poing dépendant des 1° et 8° de la catégorie B qui sont :

  • les revolvers du calibre 38 spécial avec utilisation de balles expansives ;
  • les armes de calibre 9 X 19 et leurs munitions expansives ;
  • les bombes lacrymogènes dont la capacité est supérieure à 100 ml ainsi que les aérosols pouvant annihiler entièrement mais temporairement toute capacité de combattre du ou des agresseurs.
  • les matraques, tonfas et bâtons de défense (télescopiques ou non).

Autres catégories d’armes

Des armes d’épaule ou d’autres armes à poing liées au a et b du 2° de la catégorie D pourront être utilisées sur certains sites comme :

  • les sites hébergeant des produits d’origine nucléaire qui dépendent d’une autorisation particulière (article L.1333-2 du code de la défense) ;
  • les sites nucléaires utilisés pour la dissuasion (article L.1411-1) ;
  • certains sites utilisés par la défense nationale pour garantir la sécurité des forces armées et l’accès aux zones protégées.

Dans quels cas les agents de sécurité pourront-ils porter une arme ?Quelles sont les conditions pour que les agents de sécurité puissent porter une armes ?

Le décret du 29 décembre n°2017-1844 du 29 décembre 2017 apporte quelques précisions sur les conditions auxquelles doit se soumettre chaque agent pour porter une arme. En effet, ces agents devront être en charge de protéger un individu dont l’intégrité physique est soumise à un danger d’ordre exceptionnel.

Le paragraphe 1 de l’article L.611-1 stipule également que d’autres agents peuvent être impliqués dans cette nouvelle mesure, notamment ceux qui :

  • pratiquent une activité liée à la surveillance humaine ;
  • utilisent des système électroniques de sécurité pour pratiquer leur mission de surveillance ;
  • s’occupent de protéger des biens meubles ou immeubles ;
  • sont en charge de protéger également les personnes à l’intérieur de ces immeubles ainsi que dans tout type de véhicule transportant des personnes.

Par qui est donnée l’autorisation de port d’arme ?

Qui demande l’autorisation ?

Les agents de sécurité possèdent tous une carte professionnelle délivrée par le CNAPS. Lorsqu’une entreprise de sécurité est employée par un client, c’est ce dernier ou les ressources internes d’un service de sécurité qui doivent faire la demande auprès du CNAPS afin que les agents prestataires de sécurité obtiennent le droit de détenir une arme.

Qui donne l’autorisation ?

En règle générale, l’autorisation est délivrée par le préfet du département où sont stockées les armes. Il y a cependant deux exceptions : à Paris et dans les Bouches du Rhône, c’est le Préfet de police qui est chargé de donner l’autorisation.

Quelles différences y a-t-il entre un préfet et un préfet de police ?

Le préfet est un fonctionnaire chargé de représenter chaque département français appartenant à l’Etat.C’est le président de la République qui lui assigne cette fonction. Aucun vote n’est effectué. C’est Napoléon qui a créé cette fonction en 1800. Les préfets doivent faire régner la loi partout de manière égale et doivent veiller au bon fonctionnement du territoire.

Quel est le rôle d’un préfet ?

Le préfet est chargé de contrôler juridiquement les collectivités locales, aussi bien dans les communes que dans les départements et les régions. Il s’occupe de faire régner l’ordre et la sécurité et organise localement les différentes actions menées au gouvernement comme l’emploi, l’environnement, l’accroissement économique…

Le préfet possède un portefeuille légué par l’état et s’occupe de sa gestion équitable.

Quelles sont les obligations du préfet ?

Il ne peut s’opposer à une décision gouvernementale puisqu’il n’a pas été élu par le biais d’un vote. Il n’a pas le droit d’appartenir à un organisme syndical et ne peut faire la grève. Il doit impérativement avoir l’autorisation du ministère pour faire une interview auprès des services de presse.

C’est le directeur du cabinet préfectoral qui gère l’action de la police, de la gendarmerie et des services de secours.

Quelle différence y’a t-il avec le préfet de police ?

Sécurité urbaine et civile sont les missions des préfectures de police de Paris et des Bouche-du-Rhône qui sont plus indépendantes que les autres préfectures françaises. En effet, elles ne passent pas par des intermédiaires et suivent et coordonnent elles-mêmes les missions des policiers et des gendarmes dans les limites de leur territoire.

De plus, à Paris et à Marseille, seconde préfecture de police française depuis 2012, les personnes désireuses d’obtenir une pièce d’identité, un permis de conduire, de séjour ou encore une carte grise doivent se tourner vers la préfecture de police.

Que comprend le dossier de demande ?

Quels sont les papiers à fournir pour avoir l'autorisation de port d'armes

Le dossier doit comprendre les pièces justificatives suivantes :

  • une preuve de contrat qui lie l’entreprise et la personne exposée à des dangers exceptionnels ;
  • le résumé complet de la mission et les armes qui vont être remises aux agents ;
  • la copie d’un justificatif d’identité valide à ce jour ;
  • le numéro de carte professionnelle permettant d’accomplir la mission en portant une arme (3° de l’article L. 611-1) ;
  • un certificat médical de moins d’un mois qui prouve que l’agent a la capacité physique et psychique de porter une arme ;
  • les preuves que l’agent a bien suivi une formation initiale et un entraînement spécifique dédié à manier des armes (R. 612-37 et R. 612-38) ;
  • le justificatif qu’un système pour la conservation des armes a bien été installé (R. 613-3-4).

Combien de temps dure l’autorisation ?

L’autorisation est valable un an et doit être renouvelée dans les mêmes modalités. Sur cette autorisation est stipulé :

  • l’endroit où va se dérouler la mission ;
  • le nom du personnel habilité qui va participer ;
  • le temps de la mission ;
  • la liste des armes que les agents peuvent porter.

Nombre d’armes pouvant être conservées par une entreprise de sécurité ou un service interne

Pour tout type d’arme, leur nombre ne peut excéder 20 % par rapport au nombre d’agents détenant la carte professionnelle et autorisés, selon 1° de l’article L.611-1, à en porter une.

Le transport des armes

Les armes vont être acheminées d’un point A à un point B sans pouvoir être utilisées, soit à l’aide d’un système spécifiquement créé dans ce but, soit en procédant au démontage des organes de sécurité.

Elles peuvent être transportées depuis le bâtiment où elles sont stockées jusqu’au lieu de la mission. De même, elles peuvent être déplacées depuis leur lieu de stockage jusqu’au centre d’entraînement.

La conservation des armes

Toutes les armes appartenant à la catégorie D sont précieusement gardées dans des coffres-forts ou armoires sécurisées.

Conformément à l’arrêté du ministre de l’intérieur, les armes, les pièces et munitions sont répertoriées dans un registre afin de pouvoir être identifiées. De même, chaque arme utilisée quotidiennement et son retour sont scrupuleusement notés dans le registre d’inventaire.

Lorsque les agents ont quitté leur service, aussi longtemps que dure la mission, toutes les armes sont soigneusement stockées dans des lieux sécurisées tels que des armoires blindées et des coffres-forts situés dans des chambres fortes.

Quelles sont les conditions de port d’arme ?

L’employeur remet les armes de catégorie D aux agents désignés pour effectuer la mission. C’est l’employeur qui est responsable des armes et les agents pourront les porter, sauf quand ils ne sont pas en service, durant tout le temps de la mission.

Lorsqu’ils seront sur le terrain dans l’exercice de leurs fonctions, les agents devront impérativement porter sur eux une copie de l’autorisation du ministre. Les armes seront portées de manière non apparente dans leur étui. En fonction du type d’arme, elles sont mises en position de sécurité, approvisionnées mais non armées.

Des réquisitions peuvent être effectuées par des agents habilités cités dans les articles L. 611-2 et L. 634-1. Dans ce cas, l’agent en mission devra obligatoirement présenter son carnet de tir ou disposera de 5 jours pour prouver qu’il le possède.

Les agents ne peuvent porter qu’une arme pour chacun des types cités. Ils ne pourront pas par exemple porter 2 armes de la catégorie D, ce sera par exemple une matraque ou une bombe lacrymogène et non les 2.

L’agent n’a le droit de porter que les armes remises par son employeur. En aucun cas il ne doit s’équiper d’une arme personnelle.

Conclusion

L’armement de certains agents de sécurité apparaît comme une révolution dans le monde de la surveillance et de la protection. Face à des agresseurs, les agents étaient auparavant démunis.

Maintenant, ils ont une arme pour les aider à accomplir leur mission mais ces armes ne seront délivrées que dans 2 cas bien précis : elles ne pourront en effet être portées que dans des lieux sensibles et seulement si l’agent effectue une mission qui peut exceptionnellement porter atteinte à sa vie.

 Environ 2000 agents devraient bénéficier d’une arme à l’avenir. Pour plus de sûreté, les syndicats demandent à ce que les agents fassent au moins 200 heures de cours pour éviter les dangers qui pourraient survenir suite à une mauvaise manipulation.

La sécurité événementielle

Vous organisez un événement professionnel ou une soirée privée rassemblant de nombreux invités ou visiteurs ? Ne négligez surtout pas la sécurité. Les exemples de soirées s’étant très mal terminées, faute d’un dispositif de sécurité suffisant, ne manquent pas. Il suffit de consulter l’actualité pour s’en convaincre. La présence d’un agent de sécurité et d’un agent incendie peut vous permettre d’éviter de véritables drames : incendies, rapts, agressions, etc.

Le filtrage à l’entrée

A l’entrée du lieu de l’événement doit se trouver au moins un Agent de Prévention et de Sécurité Événementiel (APSE), dont la mission sera de contrôler les invitations et le contenu des sacs.

La sécurité à l’intérieur du lieu

A l’intérieur du lieu, il faut prévoir un agent de sécurité pour chaque groupe de 100 à 300 personnes, en fonction du niveau de risque.

La sécurité incendie de l’événement

Le nombre d’agents incendie à mettre en place dépend de plusieurs facteurs. Il faut se référer à l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP). 

Tout va dépendre du lieu de l’événement (salle des fêtes, église, salle de conférence, restaurant, etc.), de la superficie de ce lieu, du nombre d’étages, de l’occupation du sous sol, et du nombre de personnes à accueillir. Attention à ne pas dépasser la capacité légale acceptable de la structure calculée selon le type d’activité ! Vous pouvez vous référer à l’arrêté ci-dessus ou bien faire appel à l’expertise d’un agent incendie SSIAP 3.

Remarque : pour un événement en plein air, l’organisateur n’a pas de réglementation particulière à respecter.

L’arrêté du 25 juin 1980 est très complexe. Par exemple, les chapiteaux dans les parkings des centres commerciaux pour vendre des sapins durant la période de Noel sont très réglementés. Cela peut coûter très cher, car le chapiteau doit se trouver à un certain nombre de mètres du centre commercial, et selon la superficie il faut y installer un certain nombre de systèmes comme des RIA (robinets d’incendie armés), des extincteurs, et aussi des agents incendie… La réglementation est telle que beaucoup de centres commerciaux abandonnent cette idée.

Il est donc recommandé de faire appel à une société de sécurité privée qui puisse vous aider à mettre en place le dispositif de sécurité incendie adapté à votre événement.