Prévention des inondations : un enjeu majeur pour l’entreprise

En 2001, la Somme a connu une crue exceptionnelle après une série de précipitations qui s’est échelonnée sur quatre mois et dont l’ampleur fut exceptionnelle. L’enjeu est donc majeur aussi pour l’entreprise qui aura intérêt à collecter toutes les informations nécessaires sur les risques pour mieux s’en protéger et faire face aux inondations plus sereinement.

Quels risques pour la sécurité de mon entreprise ?

Afin d’identifier le risque pour un site existant ou un site où vous souhaitez installer votre entreprise, vous devrez tenir compte d’un certain nombre de paramètres.

1. Quels risques pour la localisation actuelle de votre entreprise ?

Pour mieux identifier le risque sur un site existant, l’entreprise pourra mettre en place un certain nombre d’actions préventives pour assurer la sécurité en entreprise, notamment :

  • Organiser des exercices d’alerte comme on peut le faire pour un exercice incendie une à deux fois par an ;
  • Former et préparer une équipe spéciale au sein de l’entreprise qui saura quoi faire en cas d’inondation et assurera la sécurité en entreprise ;
  • Utiliser les ressources d’informations à disposition (exemple : alertes Météo France) ;
  • Mener des études de vulnérabilité du site.

2. Quels risques potentiels pour le site en vue pour l’installation de votre entreprise ?

Avant de faire construire, assurez-vous que le terrain ne soit pas situé en zone inondable. Ces informations peuvent être collectées via diverses sources :

  • L’AZI (Atlas des Zones Inondables) : cette carte consultable auprès de la commune constitue une localisation des zones inondables ;
  • Le PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations) : il s’agit d’un document présentant toutes les zones qui sont soumises à réglementation et où certaines mesures ont un caractère obligatoires.

Avant d’opter pour un site, vous pourrez également consulter l’historique local en matière de crues. En effet, si vous ne connaissez pas bien la région, vous pouvez consulter auprès de la Mairie un dossier d’information communal sur les risques d’inondation majeurs (DICRIM).

Risques inondation : anticiper, s’informer, surveiller, protéger son entreprise

S’ informer pour mieux anticiper les situations de crues, surveiller la météo et mettre en place les dispositifs nécessaires dans le respect des règles de sécurité pour protéger salariés et matériel, autant d’actions nécessaires à la protection de l’entreprise.

1. Anticiper les risques, collecter l’information utile, rester vigilant

Le Site du Ministère de la transition écologique et solidaire vous donne quelques pistes pour rester vigilant et anticiper les risques pour votre entreprise. De nombreux liens sont listés sur le site du Ministère pour collecter les informations :

  • Site Vigicrues (www.vigicrues.gouv.fr) ;
  • Site interministériel sur les risques majeurs et les inondations ;
  • Dossier thématique du site Géorisques (www.georisques.gouv.fr) ;
  • BDHI (Base de Données Historiques sur les Inondations) ;
  • Site GEMAPI (Gestion de milieux aquatiques et prévention des inondations) ;
  • Site du CEPRI (Centre Européen de prévention du risque inondation) ;
  • Les sites de Météo-France et Météo-France Pluies extrêmes

L’EPRI (évaluation préliminaire des risques inondations – effectuée en 2012) a fait ressortir des faits alarmants après avoir recensé le risque inondation sur tout le territoire national. Il en ressort, qu’aujourd’hui, 1 Français sur 4 est exposé au risque inondation. Il est également souligné que 1 emploi sur 3 s’en trouverait menacé. C’est pourquoi savoir faire face aux inondations est essentiel.

Anticiper les risques c’est aussi connaître les différents types d’inondations auxquelles peut être exposée l’entreprise (exemple : débordement d’un cours d’eau de proximité, rupture possible d’une digue, phénomènes météorologiques anormaux fréquents sur la région, proximité de l’océan et risques avérés de tempêtes, fonte des glaces près des montagnes, etc.).

2. Protéger le local de son entreprise

Éviter les infiltrations d’eau, les accidents provoqués par le contact de l’eau et de l’électricité, l’inondation de produits stockés : mettre en place un dispositif de protection de l’entreprise pourra éviter des dégâts considérables en cas de sinistre.

Quelques gestes préventifs :

  • Les installations qui représentent un risque si elles sont inondées devront être surélevées ;
  • Les installations électriques et les installations de gaz devront être sécurisées. La mise en sécurité est obligatoire pour éviter de mettre en péril vos salariés ;
  • Le pointage du respect des normes de sécurité ;
  • Le stockage en hauteur des produits est à privilégier pour la prévention des inondations ;
  • Mettre en place tous les dispositifs susceptibles d’assurer un rempart en cas d’inondations (exemple : batardeaux, barrières, et autres outils de sécurité obligatoire) ;
  • Éviter de stocker les produits fragiles et/ou précieux dans un sous-sol.

3. Préventions inondations : élargir son champ d’action à l’environnement de l’entreprise

En cas d’inondations, l’entreprise peut être impactée de deux façons :

  • Premier cas : l’eau reste en périphérie
  • Deuxième cas : l’inondation touche l’intérieur des locaux

Il est important d’anticiper ces deux cas. Dans le premier cas, il faudra réfléchir aux moyens de faire fonctionner l’entreprise si les moyens d’accès sont coupés à l’extérieur ou si les réseaux sont touchés (exemple : alimentation en énergie, communications…).

Dans le deuxième cas, la mise en sécurité du matériel et les plans d’actions que vous aurez préparés en amont devraient vous éviter de subir de lourds dommages.

L’investigation vous conduira à recenser les risques provenant d’installations extérieures pour une meilleure protection de l’entreprise. Des retenues d’eau et des digues sont étudiées à la base pour éviter les inondations, mais qu’en est-il lorsque les installations sont anciennes et présentent des dysfonctionnements ?

Préventions inondations : quels bénéfices pour l’entreprise qui connait le risque ?

Si votre entreprise est exposée au risque inondation, vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour éviter les conséquences sur la sécurité de l’entreprise et l’équipement de plusieurs façons :

  • Rester en état d’alerte en s’informant sur les risques d’intempéries,
  • Préparer les salariés et mettre en place un plan d’urgence,
  • Protéger l’équipement de l’entreprise, protéger le local de l’entreprise ;
  • Mettre en place les dispositifs de sécurité.

En Europe une directive inondation (directive européenne 2007/60/CE) a été transposée en France (loi LENE) par le décret N° 2011-227 du 2 mars 2011. Cette directive offre un cadre légiféré permettant de réduire toutes les conséquences tant sur l’humain que sur l’activité économique et culturelle que peuvent induire les inondations. A cette fin, il est essentiel d’agir en amont afin de prévenir les risques : un enjeu humain, économique et social. La protection de l’entreprise est donc un enjeu crucial.

Même si 122 TRI (Territoires à risques d’inondation important) ont été recensés par l’EPRI, et si votre entreprise n’est pas concernée, il reste indispensable d’être préparé à ce genre de risque en ne perdant pas de vue que le risque zéro n’existe pas à l’heure où le réchauffement climatique occasionne de plus en plus de phénomènes rares et toujours plus violents.

Les obligations des employeurs pour garantir la sécurité en entreprise

La sécurité en entreprise est non seulement l’affaire des employeurs, mais également des salariés. La loi oblige l’employeur à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité physique et mentale de ses salariés.

Des procédures vont donc être mises en place pour sécuriser les entreprises et leurs employés dans des conditions optimales.

Les responsables qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’hygiène, de sécurité et d’améliorations des conditions de travail des employés engagent leur responsabilité civile et/ou pénale. De même, les salariés qui ne respectent pas les procédures mises en place s’exposent à des sanctions disciplinaires.

Les employeurs et la prévention des risques professionnels

L’employeur se doit de respecter des règles concernant l’utilisation des locaux de travail et leur aménagement.

Quels sont les employeurs concernés ?

La sécurité obligatoire concerne :

  • Les employeurs privés
  • Les établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic)
  • Les établissements publics à caractère administratif (Epa)
  • Les établissements publics de santé ainsi que les structures sociales et médico-sociales

Tous les salariés sans exception, qu’ils soient en CDI, intérimaires ou stagiaires, doivent bénéficier de ces obligations employeur.

Comment prévenir les risques professionnels ?

Les obligations employeur consistent à :

  • Mener des actions préventives des risques professionnels et de la pénibilité sur le lieu de travail
  • Informer et former les salariés sur la santé et la sécurité
  • Assurer l’organisation et la mise en place de moyens de travail adaptés

Ces mesures doivent permettre d’optimiser les conditions de travail existantes et s’appuient sur les actions de prévention suivantes :

Les systèmes anti-effractions et prévention des intrusions :

  • Limiter au maximum les risques et, si possible, les éradiquer
  • Remonter les risques jusqu’à la source pour mieux les combattre
  • Analyser les risques qui ne peuvent être évités et les analyser au mieux pour protéger les salariés
  • Adapter les postes de travail pour limiter le travail répétitif et monotone
  • Prendre en compte les progrès techniques
  • Remplacer les conditions de travail dangereuses par des conditions plus sécuritaires (remplacer par exemple les produits chimiques dangereux par des produits sains)
  • Mettre en place des systèmes anti-effractions en prévention des intrusions
  • Prioriser les mesures de protection collective aux mesures de protection individuelle
  • Adapter les mesures préventives en prenant en compte les relations sociales, la technique, les conditions de travail et les risques liés au harcèlement moral et sexuel
  • Informer les travailleurs sur les risques inhérents à leur poste de travail et sur les mesures prises pour diminuer ou supprimer ces risques
  • Organiser des sessions de formation pour les salariés

L’évaluation risque avec le DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels)

La sécurité en entreprise passe par l’évaluation des risques pour les salariés. Ces risques sont étroitement liés à l’activité de l’entreprise qui dépend :

  • Du lieu de travail
  • De l’aménagement des postes de travail
  • Des équipements des salariés
  • Des produits chimiques
  • Des différents procédés de fabrication

Dès que cette analyse sera terminée, l’employeur va instaurer des actions de prévention et des méthodes de travail pour assurer la protection et la santé des salariés. Les résultats de cette évaluation vont être répertoriés dans un DUERP.

Ce document comprend un inventaire des différents risques relevés au sein de l’entreprise et les actions qui doivent être mises en place pour pallier ces risques. Ces risques sont classés en fonction de la pénibilité et de la dangerosité du travail.

La rédaction du DUERP fait partie des obligations employeur.

Important :

Le DUERP doit être remis à jour tous les ans. Il peut être consulté aussi bien par les salariés que par les représentants du personnel ou encore l’inspecteur du travail. Au cas où le DUERP ne serait pas rédigé et donc que l’employeur aurait failli à son travail de sécurité obligatoire, il s’expose à des amendes pouvant aller de 1500 à 3000 euros !

La sécurité sur les lieux de travail

Chaque employeur doit mettre à la disposition des salariés tous les moyens nécessaires pour garantir leur sécurité. Ainsi, les locaux de travail doivent toujours être propres, présenter les conditions de salubrité et d’hygiène indispensables et ne pas être encombrés.

Toutes les installations techniques comme les systèmes d’alarme en prévention des intrusions ainsi que les systèmes anti-effractions pour garantir la protection des biens et des salariés doivent être vérifiés périodiquement et toujours être opérationnels.

L’employeur est dans l’obligation de respecter des normes qui concernent :

  • L’éclairage (lumière suffisante dans les locaux)
  • Le chauffage
  • L’assainissement des locaux et leur aération
  • La protection contre le bruit (mise en place de capots anti-bruits sur les machines et distribution de protections auditives comme des casques et des bouchons d’oreilles aux salariés)
  • La signalisation des zones de danger par la mise en place de panneaux
  • L’aménagement des postes de travail, notamment des postes informatiques pour éviter les TMS (troubles musculo-squelettiques), la mise en place sur les écrans d’ordinateur de protection visuelle pour limiter la fatigue occulaire et le stress
  • Les installations sanitaires (lavabos, douches, wc) pour que les salariés assurent leur propreté individuelle
  • La protection contre le tabac (mise en place de zones dédiées spécialement aux fumeurs)
  • Le matériel de premier secours (pose d’armoires a pharmacie réparties a divers endroits de l’entreprise)
  • La prévention et la lutte contre l’incendie (installation d’extincteurs, de Robinets d’incendies armés, d’un réseau sprinkler) et des risques liés aux installations électriques (port de gants et chaussures de sécurité, lunettes de protection) 

Les sanctions pour non respect de la sécurité

Le droit du salarié

Si le salarié sent un danger grave ou imminent portant pouvant porter atteinte à son intégrité mentale ou physique, celui-ci peut exercer son droit d’alerte et de retrait.

Ce droit peut être appliqué également si le salarié constate un défaut avec les systèmes de protection. Dans ce cas, le travailleur doit alerter son employeur du danger ou un représentant du personnel ou en parler au CHSCT.

Le salarié peut arrêter son travail sans l’accord de son employeur et ne reprendre que lorsque tout danger sera écarté. Si le droit de retrait est exercé de manière légitime, aucune sanction ne pourra être appliquée ! Cependant, si ce droit de retrait est injustifié ou utilisé de manière abusive, le salarié s’expose à des sanctions comme une mise à pied, un retrait sur salaire ou un licenciement !

La responsabilité de l’employeur

L’inspection du travail peut venir contrôler si les règles de sécurité sont bien respectées dans l’entreprise. A défaut, l’employeur s’expose à des sanctions comme :

  • Un procès verbal et la mise en demeure en cas d’infraction constatée
  • L’arrêt des travaux sur un chantier en cas de danger grave et imminent
  • La saisie du juge des référés si l’intégrité physique d’un travailleur est atteinte

Tout employeur qui ne respecte pas les obligations de sécurité engage sa responsabilité civile si le salarié subit un accident du travail ou se retrouve dans un cas de maladie professionnelle.

L’employeur encourt également des sanctions pénales comme une amende pouvant atteindre 3750 euros ou plus et s’expose à des peines d’emprisonnement.

Les systèmes de sécurité en entreprise et leur certification

Les normes et certifications représentent des atouts stratégiques pour les entreprises et leur confèrent des avantages concernant le management et la qualité. Le fait d’adhérer aux normes permet aux entreprises de développer leurs performances et d’être reconnues par les clients pour leurs prestations de qualité.

Dans le domaine de la sécurité privée, le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) a élaboré un document de synthèse dressant une liste des normes dédiées à professionnaliser le secteur et à optimiser la qualité des services offerts par les sociétés de sécurité privées. Le point sur ces différentes certifications.

Les normes de sécurité en entreprise

Par définition, une norme est un document officiel réalisée par un organisme agréé. Il existe des établissements spécialisés dans la rédaction de ces normes, ce sont les organismes de normalisation. L’AFNOR et l’ISO en font partie.

La certification norme ISO 9001

Les normes ISO (Organisation Internationale de Normalisation) sont nées en 1987 pour répondre à la demande croissante des consommateurs. Ces normes ont été revues depuis, notamment en 1994 et 2000, pour s’adapter aux besoins du marché.

La norme ISO 9001 enveloppe l’ensemble du processus qui permet de développer un produit et tout le service de commercialisation de ce produit.

Les certifications ISO 9001 sont reconnues au niveau international et garantissent la qualité concernant :

  • L’environnement
  • La production
  • Le management
  • L’organisation

Cette certification sécurité ISO 9001 permet de promouvoir la compétitivité des entreprises qui peuvent vendre leurs produits au niveau international. Les entreprises certifiées ISO 9001 sont soumises à des contrôles qualité et s’engagent à respecter une amélioration continue.

La norme ISO 14001

Cette certification sécurité garantit que la production et l’organisation de l’entreprise répondent aux exigences de management environnemental. Cette norme atteste que l’entreprise :

  • a un système de gestion écologique efficace
  • s’engage à mettre à jour sa politique environnementale afin d’accroître sa performance à ce niveau
  • va démontrer sa conformité à la norme grâce à l’élaboration d’un dossier de suivi

Les certifications MASE et OHSAS 18001

La certification MASE (Manuel d’Amélioration Sécurité des Entreprises) identifie les risques sécurité et environnementaux tandis que l’OHSAS (Série d’Evaluation de la Santé et de la Sécurité au Travail) porte essentiellement sur la sécurité des salariés.

Néanmoins, ces 2 normes sécurité exigent l’établissement de plans de prévention, du traitement du document Unique (DU) et des risques principaux inhérents à la sécurité en entreprise.

Il faut noter que le système de management imposé par ces 2 normes sécurité est compatible avec celui de la norme ISO 9001 et comprend :

  • Le fonctionnement et la mise en oeuvre (prévention des risques, questions sur les ressources et compétences…)
  • La politique santé et sécurité au travail
  • L’identification des risques, leur évaluation et les moyens pour les maîtriser
  • Les mesures de vérification (surveillance des performances et analyse de leur conformité, audits internes et enquêtes en cas d’incidents)

Le référentiel MASE traite d’avantage de l’implication de la direction et des compétences professionnelles des sous-traitants et met l’accent sur les procédures d’analyse mises en place en cas d’accidents du travail.

La certification NF service 241

Cette certification garantit la rigueur, la transparence et l’intégrité des activités des entreprises de gardiennage, de surveillance et de transports de fonds.

Les entreprises font intervenir des sociétés de gardiennage pour protéger leurs biens et leurs employés et font installer des systèmes anti-effractions et des dispositifs en prévention des intrusions comme des systèmes d’alarme. Mais ces équipements doivent répondre à des règles de sécurité et à des normes précises.

L’APSAD et le CNPP

La certification APSAD (Assemblée Plénière des Sociétés d’Assurances Dommages) définit les normes à respecter par tous les professionnels qui fournissent des services destinés à diminuer les risques de malveillance et d’incendie. Cette certification est délivrée par le CNPP (Centre National de Prévention et de Protection).

L’équipement pour protéger les entreprises

La loi oblige les entreprises à s’équiper d’un Système de sécurité Incendie (SSI).

De même, les entreprises doivent installer du matériel de lutte contre les incendies et cet équipement doit répondre aux 3 exigences suivantes :

  • La prévention des incendies
  • L’extinction et l’évacuation des salariés et du public
  • Les moyens de secours

Les entreprises doivent faire installer un système d’alarme sonore. Ce dispositif va avoir un effet dissuasif et va faire fuir les cambrioleurs dans la majorité des cas dès qu’ils entendront la sirène d’alarme.

Ce système anti-effraction est relié à des détecteurs d’ouverture et de mouvements qui vont activer la sirène d’alarme aussitôt qu’une présence non désirée passera dans le champ de détection.

Pour protéger leur personnel, les dirigeants d’entreprise doivent équiper les locaux de moyens de lutte contre les incendies comme :

  • Des extincteurs
  • Des Robinets d’incendie Armés (RIA)
  • Des porte coupe-feux
  • Des pictogrammes et des panneaux

Le cas des ERP

Ces règles de sécurité concernent notamment les ERP (établissements recevant du public). Il s’agit de locaux qui reçoivent des personnes extérieures en plus du personnel.

Ces règles sont :

  • Construction des bâtiments avec des matériaux présentant une résistance au feu adaptée
  • Posséder au minimum 2 sorties pour permettre l’évacuation rapide des occupants en cas de sinistre
  • Avoir des façades donnant en bordures de voies pour permettre un accès rapide des secours
  • Etre aménagés de manière spécifique pour protéger les occupants

Les dispositifs d’alarme et les moyens de secours doivent être adaptés à la taille des ERP (1 extincteur minimum pour une surface de 150 m2).

Les différents systèmes de sécurité doivent être marqués avec la norme CE. Ce marquage répond à une exigence de conformité avec les normes européennes. Par exemple, pour les détecteurs de fumée, un laboratoire indépendant effectue des tests et garantit la conformité des détecteurs dès la sortie de fabrication.

Ce marquage CE est donc un gage de qualité et les responsables d’entreprise peuvent se fier à la norme CE EN 14 604.

Comment lutter contre les cambriolages en entreprise ?

Environ 1000 cambriolages par jour ont lieu en France, et plus de 40 % concernent des locaux professionnels. Ces chiffres étant en constante augmentation, il est donc nécessaire de prendre des mesures afin de protéger les personnes et les biens au sein des entreprises.

Il faut savoir que plus l’accès aux locaux sera sécurisé et compliqué pour un cambrioleur, plus la tentative d’effraction aura de chances d’échouer.

Mais quelles mesures adopter pour protéger efficacement son entreprise ? 

La protection physique des entreprises

L’Évaluation du degré de vulnérabilité des locaux

Avant de mettre en place des mesures de protection en entreprise, il est indispensable d’analyser le niveau de sensibilité pour faire face cambriolages de manière optimale.

Pour garantir la sécurité en entreprise, il faut donc connaître :

  • Les types de biens à protéger
  • La valeur de ces biens
  • L’emplacement géographique des bâtiments (sont-ils isolés ou non ?)
  • La circulation à l’intérieur des locaux (encadrée convenablement ou pas) ?

Protéger les abords de l’entreprise

Pour se protéger face aux cambriolages, les extérieurs des bâtiments doivent être sécurisés. La prévention des intrusions passera donc par :

  • L’installation de clôtures hautes et solides
  • L’installation d’un portail avec accès contrôlé
  • La pose de plots ou rails pour empêcher les véhicules indésirables de rentrer et de tenter une attaque ‘bélier’
  • Un éclairage extérieur suffisant pour dissuader les voleurs
  • L’entretien réguliers des espaces verts (végétation pas trop haute pour éviter à un cambrioleur de grimper à un arbre et franchir la clôture)
  • L’installation de rideaux mécaniques et de portes blindées
  • La protection des fenêtres par des films anti-effractions et des barreaux
  • La pose de serrures multipoints
  • Voies d’accès bien dégagées et bien espacées (ne pas placer de panneaux trop imposants pour éviter qu’une personne malintentionnée ne se cache derrière)

Sachant que plus de 90 % des intrusions ont lieu la nuit, les entreprises peuvent faire appel à des sociétés de gardiennage.

Ces prestataires vont mettre en place des agents de sécurité qui vont avoir un rôle préventif et dissuasif pour la sécurité en entreprise. En fonction de la nature et de la valeur des biens à protéger, les agents pourront effectuer des prestations permanentes et s’assurer du contrôle d’accès depuis un poste de garde.

Les agents de sécurité pourront également effectuer des rondes régulières et faire des levées de doute en cas de déclenchement d’alarme.

Les sociétés de gardiennage peuvent aussi mettre en place des rondiers intervenants qui se déplaceront avec un véhicule de société en cas de tentative d’effraction. Ces rondiers feront le tour de l’entreprise à protéger et vérifieront si les accès sont bien sécurisés et toujours opérationnels.

En cas de doute ou de constat réel d’effraction, les agents préviendront les forces de l’ordre et les responsables de l’entreprise.

A noter qu’il est inutile de surprotéger les bâtiments si un point d’accès présente une faille. En effet, les cambrioleurs privilégieront toujours la zone la plus sensible pour pénétrer dans les locaux. La sécurité de l’entreprise doit donc être égale à tous les niveaux.

La protection électronique des entreprises

En prévention des intrusions, des dispositifs électroniques efficaces peuvent être installés dans les entreprises comme un système d’alarme par exemple.

Principe et fonctionnement d’un système d’alarme

Le but d’un tel dispositif est de détecter une intrusion le plus tôt possible et de transmettre l’information dans les plus brefs délais. Un système d’alarme se compose d’une centrale intrusion (généralement placée dans un poste de contrôle sécurité ou poste de garde) reliée à différents types de détecteurs (mouvements, ouvertures) qui vont envoyer une information à la centrale aussitôt qu’un cambrioleur va tenter de forcer une porte ou une fenêtre ou va passer dans les faisceaux de détection.

Si tel est le cas, cela va immédiatement déclencher une sirène qui va alerter les agents de sécurité et le centre de télésurveillance qui vont mettre en place les mesures qui s’imposent. Ce système est particulièrement efficace pour se protéger face au cambriolage et fait fuir les voleurs 8 fois sur 10.

Les autres équipements pour la protection en entreprise

Pour se protéger face au cambriolage, un dispositif de vidéosurveillance peut être ajouté et venir compléter le système d’alarme.

Plusieurs caméras vont être placées à des endroits stratégiques de l’entreprise pour surveiller les accès et zones sensibles. Cet équipement peut être couplé à un enregistreur numérique qui servira à stocker et à visionner les images filmées ultérieurement.

Cependant, il faut savoir qu’un tel système est soumis à des règles de sécurité.

L’employeur qui dirige une entreprise de plus de 50 salariés doit informer au préalable le comité d’entreprise et le CHSCT qu’un logiciel de contrôle vidéo est mis en place à l’intérieur des bâtiments.

De plus, le chef d’entreprise doit faire une demande d’autorisation auprès de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) pour avoir le droit de filmer des zones privées comme les parkings du personnel, réserves, ateliers.

Le code du travail

Le code du travail impose certaines règles de sécurité obligatoire, notamment en ce qui concerne le système de pointage des salariés :

  • Obligations concernant la mise en place et le fonctionnement du système de pointage
  • L’employeur doit pouvoir effectuer de façon valable le traitement et le recueillement des données comme les horaires de travail des employés (travail de nuit, jours fériés…)

La sécurité obligatoire passe donc par une phase de responsabilisation employés.

Les différents systèmes de contrôles d’accès

Le lecteur de badge

Un badge magnétique est remis aux employés, visiteurs ou entreprises extérieures qui viennent effectuer une prestation à l’intérieur des bâtiments. Ainsi, seules les personnes habilitées peuvent pénétrer dans les locaux en passant leur badge devant le lecteur électronique qui leur donnera l’accès.

Les claviers à code

Seuls les utilisateurs qui possèdent le code peuvent le rentrer sur le clavier électronique afin de pénétrer dans un accès sécurisé.

Le portier audio/vidéo

Il s’agit d’un interphone associé à une caméra grâce auquel le visiteur qui souhaite rentrer dans les locaux peut être identifié à distance. L’interlocuteur en charge du contrôle d’accès décide si le visiteur est autorisé ou non à rentrer.

Le cylindre électronique

Cette serrure électronique peut être paramétrée afin de régler les plages horaires d’accès au sein des bâtiments.

Les puces RFID

Les informations sont traitées et enregistrées à distance avec des ondes magnétiques grâce à une puce et une antenne.

La biométrie

Cette technologie de haute sécurité comprend un dispositif de reconnaissance faciale (en général l’iris) ou d’empreinte digitale. Néanmoins, pour utiliser le lecteur biométrique, certaines règles de sécurité doivent être respectées. En effet, la responsabilisation utilisateurs entre en ligne de compte car une demande auprès de la CNIL doit être faite pour utiliser ce système.

La sensibilisation pour renforcer la sécurité

Les collaborateurs doivent être informés des risques de cambriolage au sein d’une entreprise. Cette étape de sensibilisation est nécessaire pour accroître la vigilance des salariés qui doivent :

  • Fermer les portes et fenêtres avant de quitter leurs bureaux
  • Ne pas laisser les clefs ou les badges d’accès sans surveillance pour éviter qu’une personne non autorisée ne pénètre dans les bâtiments
  • Accompagner en permanence les visiteurs au sein de l’entreprise (permet également de limiter les risques d’accident)

La vidéosurveillance sur internet pour protéger les entreprises

L’essor des nouvelles technologie permet aux entreprises de se protéger plus efficacement contre les vols et les tentatives d’effraction, notamment par la mise en place de systèmes d’alarme et de vidéosurveillance sophistiqués. Grâce au développement d’internet et à l’augmentation des vitesses de connexion, il est désormais possible de renforcer la sécurité en entreprise en installant des systèmes de vidéosurveillance à distance.

Mais quels sont les éléments qui composent un tel équipement et comment fonctionne t-il ?

Les caractéristiques d’un dispositif de vidéosurveillance :

Il existe 2 systèmes de vidéosurveillance :

  • Analogique
  • IP

Les 2 dispositifs fonctionnement avec des caméras placées à des endroits stratégiques de l’entreprise afin de filmer et d’enregistrer certaines zones de stockage et lieux de passages sensibles du personnel et des visiteurs.

Désormais, un système de protection à distance vient compléter la vidéosurveillance analogique. Il s’agit d’un système de vidéosurveillance à distance qui marche grâce à internet.

La vidéosurveillance IP (Internet Protocol) utilise le même équipement (caméras, câbles, écran PC) mais passe cette fois par tout le réseau informatique pour transmettre les informations.

Ce système de protection à distance fonctionne avec :

  • Des webcams
  • Des caméras IP

La différence entre les webcams et les caméras IP dépendra du logiciel de vidéosurveillance qui aura une influence sur la qualité des images. Celles-ci pourront parfois être moins nettes avec les webcams.

De plus, une caméra réseau n’a pas besoin d’être connectée à un ordinateur. Elle est indépendante et peut être installée dans n’importe quel lieu, du moment qu’une connexion au réseau IP est disponible.

A l’inverse, une webcam doit obligatoirement être connectée à un ordinateur et ce dernier doit être allumé pour faire fonctionner le dispositif.

Avantages du réseau IP :

L’installation de ce système de vidéosurveillance sur internet présente des aspects non négligeables :

  • Coûts d’installation et de maintenance réduits
  • Images, son et alimentation transmises par le câble réseau
  • Ordinateurs suffisants pour afficher et enregistrer le son et les images (nul besoin d’investir dans d’autres PC ou enregistreurs)
  • Caméras peuvent être utilisées sur courant porteur (CPL) ou sans fil (Wi-fi)
  • Aucune faiblesse du signal malgré la longueur du câble
  • Données visuelles et sonores transmises rapidement de la caméra au serveur
  • Données enregistrées sur disque dur illimitées et qui peuvent être visionnées ultérieurement et à volonté

 Ce système de vidéosurveillance sur internet est fort pratique car lors de l’utilisation, les images peuvent être visionnées et transférées n’importe où dans le monde grâce au web. Il est donc possible de surveiller son entreprise en temps réel avec un simple navigateur internet depuis n’importe quel ordinateur.

Certaines applications proposent également des options de mobilité qui offrent la possibilité de pouvoir accéder directement aux caméras par le biais d’un smartphone ou d’une tablette tactile et de pouvoir les commander à distance.

Ce système de vidéosurveillance à distance permet de diminuer les vols en entreprise et de pouvoir gérer à partir d’un seul poste fixe plusieurs entreprises et commerces en même temps.

Le responsable chargé de la sécurité sur différents sites peut consulter les images de plusieurs caméras IP en même temps par l’intermédiaire de la fonction mosaïque.

Inconvénients de la vidéosurveillance IP :

Ce système nécessite de posséder une connexion internet haut-débit, au risque d’avoir une transmission d’images saccadées et de mauvaise qualité.

Les choix des caméras en ce qui concerne la taille et la forme est limité.

L’installation sur réseau IP est complexe et nécessite la présence d’un informaticien qui devra effectuer de nombreux réglages. 

Les images seront généralement de moins bonnes qualité qu’avec une installation analogique.

Vidéosurveillance et sécurité en entreprise :

Comment protéger son entreprise avec la domotique ?

Non seulement les images peuvent être consultées en permanence sur le réseau internet, mais il est également possible de programmer l’application qui gère les caméras afin qu’un email soit envoyé directement à l’utilisateur au cas où un mouvement dans l’image serait détecté.

De plus, l’utilisateur peut paramétrer son application afin de gérer le fonctionnement à distance des caméras et les orienter ainsi sur des zones sensibles ou utiliser la fonction de zoom.

Concernant les situations de mobilité, les responsables ayant accès à distance à leurs caméras peuvent effectuer une levée de doute et prendre les mesures qui s’imposent en cas de problème. Si les images ont relevé une détection de mouvement, les utilisateurs peuvent facilement accéder à l’historique des enregistrements pour consulter les vidéos.

L’utilisateur peut augmenter le niveau de sécurité de l’application et verrouiller l’accès aux images par la mise en place d’un mot de passe.

L’application de vidéosurveillance associée à une alarme :

Les caméras peuvent être reliées au système d’alarme de l’entreprise pour renforcer la sécurité.

Le principe de fonctionnement est le suivant : en cas de tentative d’effraction, le détecteur de mouvement ou d’ouverture va envoyer un signal à la centrale intrusion qui va immédiatement commander le déclenchement des sirènes d’alarme.

Un message vocal, un SMS ou un email, en fonction des options choisies, vont ensuite être envoyé à l’utilisateur. 

Certaines options peuvent être ajoutées comme la détection de fumée qui va prévenir à distance les responsables en cas de départ de feu.

Comment bien choisir sa caméra de vidéosurveillance ?

Le choix va dépendre des zones à surveiller et de la qualité du rendu souhaité. S’il y a besoin d’avoir des vidéos nettes, aussi bien de jour comme de nuit, le mieux est d’opter pour des caméras :

  • Infrarouges
  • A haute résolution (la qualité est indiquée en millions de pixels, plus le chiffre est élevé, plus l’image est de bonne qualité)
  • Avec un format de compression performant
  • Avec un indice de protection IP pour les caméras situées en extérieur

Coût d’une installation de vidéosurveillance :

Il faut compter environ 60 euros pour une webcam sans oublier d’y associer un ordinateur et une connexion internet haut débit. Les logiciels de vidéosurveillance sont parfois gratuits ou bien les tarifs démarrent à partir de 50 euros.

Pour un dispositif composé de caméras IP, les tarifs commenceront à 1000 euros pour 4 caméras.

Sécurité obligatoire en entreprise et normes à respecter :

Les responsables d’entreprise doivent respecter certaines règles de sécurité obligatoire avant d’installer un dispositif de sécurité vidéo.

En effet, les caméras qui filment des lieux non ouverts au public (réserves, entrepôts, lieux de stockage…) doivent faire l’objet d’une déclaration auprès de la CNIL. De même que les caméras placées dans des lieux ouverts au public doivent être enregistrées auprès de la préfecture. Les salariés doivent de plus être informés au préalable de la pose d’un système de vidéosurveillance.