Trouver sa société de sécurité dans une grande ville en province

Faire appel à un agent de sécurité en région

Choisir un entreprise de sécurité dans une grande ville de plus de 100 000 habitants peut s’avérer problématique, en raison de la profusion d’agences de sécurité privée. Par exemple, voici le nombre de sociétés de sécurité privée à Marseille, Toulouse, Lyon, et Nantes :

  • Marseille : 644 sociétés
  • Toulouse : 532 sociétés
  • Lyon : 230 sociétés
  • Nantes : 124 sociétés

Pour chacun des villes ci-dessus, il s’agit du nombre de structures immatriculées sous le code APE 8010Z (activité de sécurité privée).

Nous allons voir sur quels critères baser votre sélection afin de faire le bon choix parmi les nombreuses entreprises proposant des services d’agents de sécurité.

agent de sécurité

La sécurité privée : un secteur particulier

Le secteur de la sécurité privée est très particulier. Dans les grandes villes, l’offre est abondante, et les tarifs sont généralement nivelés vers le bas par certaines sociétés qui ne sont pas toujours respectueuses des règles concernant les salaires minimum et les formations des agents.

Le salaire des agents et les tarifs minimum

D’après le Syndicat National des Entreprises de Sécurité privée (SNES), le coût de revient d’un agent de sécurité simple (Agent de Prévention et de Sécurité de coefficient 120) se montait à environ 18 euros de l’heure en 2018. Dans ces conditions, il est impossible pour une agence de sécurité d’atteindre le seuil de rentabilité et encore moins de dégager une marge en proposant un tarif horaire inférieur à 18 euros, à moins de ne pas verser à ses agents le salaire minimum qui est de 1500€ brut mensuel, de ne pas payer l’intégralité de ses cotisations sociales, ou de ne pas tout déclarer.

Par conséquent, un tarif trop bas doit vous alerter. Vous devez vous attendre à prix d’environ 20€ hors taxe de l’heure pour un agent de sécurité.

Si votre demande correspond à un contrat important, vous pouvez demander à l’agence de sécurité de vous fournir son dossier administratif. Elle vous fournira alors un dossier complet comprenant :

  • Un extrait K-Bis
  • Une autorisation d’exercer délivrée par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité)
  • Un agrément dirigeant également délivrée par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité)
  • Une attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle
  • Une attestation URSSAF démontrant que la société est à jour dans le paiement de ses cotisations sociales
  • Une attestation de régularité fiscale qui certifie que la société est à jour dans le règlement de l’Impôt sur les Societés et de la TVA

Le dossier comprenant une attestation URSSAF, vous aurez alors la certitude que l’agence de sécurité est bien à jour dans le règlement de ses cotisations sociales.

Les formations et les recyclages des agents

Les agents de sécurité doivent avoir une carte professionnelle en cours de validité délivrée par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité). La carte est à renouveler tous les cinq ans par le biais d’un « recyclage ». Vérifiez donc bien que la carte est toujours valide.

Pour obtenir sa carte, un Agent de Prévention et de Sécurité doit être majeur, avoir un casier judiciaire vierge, et avoir obtenu son diplôme, le plus connu étant le CQP APS (Certificat de Qualification Professionnelle de l’Agent de prévention et de sécurité).

Demandez plusieurs devis et dossiers

Si vous avez besoin d’un agent dans une grande ville comme Marseille, Lyon, Toulouse, ou Nantes, vous ne devriez avoir aucun mal à recueillir plusieurs propositions pour votre demande. Comme nous l’avons vu, de nombreuses agences y sont implantées. Dans les petites villes, il peut en revanche s’avérer très compliqué de faire venir un prestation pour un faible volume horaire.

Obtenir plusieurs propositions vous permettra de comparer les pièces fournies dans les dossiers administratifs, les descriptifs des prestations, et les tarifs. Encore une fois, un tarif trop bas (inférieur à 18€ HT de l’heure) doit vous inciter à la méfiance.

Vous pouvez obtenir plusieurs réponses en déposant une seule demande en cliquant sur les liens suivants :

Vidéosurveillance et respect des réglementations de la CNIL

On estime à plus de 1 millions le nombre de caméras dans l’hexagone.

Ce chiffre comprend non seulement les dispositifs de vidéoprotection, c’est-à-dire les caméras placées dans les lieux qui accueillent du public ou installées au niveau de la voie publique, mais aussi les équipements de vidéosurveillance (caméras placées dans les lieux non ouverts au public). L’installation d’un tel dispositif dans les entreprises est soumis à des règles.

C’est la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) qui est chargée de contrôler la conformité des équipements.

Un dispositif de vidéosurveillance permet de voir et éventuellement d'enregistrer des images afin de pouvoir les visualiser sous différents angles.

La réglementation des systèmes de vidéosurveillance

Qu’est-ce qu’un dispositif de vidéosurveillance ?

Il s’agit d’un dispositif composé de caméras qui permet de voir et éventuellement d’enregistrer des images afin de pouvoir les visualiser sous différents angles.

La plupart du temps, ce sont des entreprises spécialisées dans la sécurité électronique qui se chargent de l’installation.

La mise en place de caméras de surveillance est destinée à protéger les personnes et les biens et à renforcer la sécurité en entreprise.

Les caméras sont installées dans un but dissuasif pour empêcher les vols et les tentatives d’effraction.

Elles permettent aussi de pouvoir identifier les personnes responsables de dégradations de matériel, d’agressions ou encore de vols.

Quels sont les droits et devoirs de l’entreprise concernant la vidéosurveillance sur le lieu de travail ?

Dans une entreprise, l’employeur possède certaines prérogatives dans l’organisation du travail.

Son pouvoir de direction lui autorise à surveiller l’activité des salariés grâce à un système de caméra.

Mais cela doit se faire dans le respect des libertés individuelles et collectives (article L1121-1 du Code du travail).

La mise en place de la vidéosurveillance sur le lieu de travail peut être justifiée à des fins de sécurité comme le fait de mettre des caméras dans les locaux pour surveiller certains postes à risques ou de renforcer la sécurité au niveau du contrôle d’accès vers certaines zones.

Toutefois, le responsable d’entreprise doit prendre certaines précautions avant de faire installer des caméras par une entreprise de sécurité électronique.

Il doit se renseigner au préalable afin de connaître quels sont les droits dont il dispose.

Ainsi, la loi du 14 mars 2011 stipule que :

  • Aucune entreprise n’est autorisée à filmer une voie publique
  • Les entreprises ont le droit de filmer les façades extérieures de leurs locaux et leurs installations, mais pas les rues.
  • Les caméras peuvent filmer des zones où sont stockés le matériel et les biens de valeur
  • Les voies de circulation, les issues de secours, les entrées et sorties des locaux peuvent être filmées également

Cependant, l’installation de caméras de surveillance dans les entreprises est soumis à une réglementation régie par la CNIL.

L’organisme rappelle qu’il est interdit de filmer :

  • Les employés à leur poste de travail
  • Les lieux où les employés prennent leur pause
  • Les toilettes
  • Les locaux syndicaux (ainsi que les représentants du personnel) et leurs accès directs

En revanche, les caméras peuvent filmer un employé qui manipule des sommes d’argent (par exemple un caissier), tout en se focalisant surtout sur la caisse enregistreuse et non sur l’employé lui-même afin de respecter son intimité.

La vidéosurveillance en entreprise doit être régulée par la CNIL

La consultation des images

Tous les employés n’ont pas le droit de visionner les images.

Seules les personnes habilitées et formées au préalable sont autorisées (par exemple le responsable sécurité de l’entreprise).

La CNIL insiste sur le fait que les images ne doivent pas être conservées plus d’un mois.

Le principe de proportionnalité :

Pour installer des caméras dans une entreprise, les employeurs doivent respecter la loi sur la vidéosurveillance.

La réglementation sur les caméras de surveillance impose de déposer une demande auprès de la CNIL.

Le dossier doit être complet et doit contenir :

  • Les raisons de la mise en place d’un système de vidéosurveillance
  • La nature de l’équipement installé (le nombre de caméras, leur marque, leur fonctionnement…)
  • Des précisions expliquant comment vont être enregistrées les images

Les caméras de surveillance ne peuvent être placées au bon vouloir de l’employeur.

Un audit de conformité doit être effectué auparavant afin de valider leur emplacement dans le respect des droits des employés.

Les autres obligations des employeurs à l’égard de la loi sur la vidéosurveillance

Comme le stipule l’article L 2323-32 du Code du Travail, l’employeur est dans l’obligation d’informer les salariés de la future installation de caméras de surveillance au sein de l’entreprise.

Il faut savoir que si l’entreprise dispose de locaux qui sont ouverts au public, une demande devra être faite auprès de la préfecture avant de procéder à l’installation des caméras.

Si les locaux ne sont pas ouverts au public, c’est vers la CNIL qu’il faudra se tourner.

Dans tous les cas, le Comité d’Entreprise (CE) doit être avisé au préalable quand une mesure tend à surveiller l’activité des salariés.

Comment informer les employés d’un dispositif de vidéosurveillance sur les lieux de travail ?

Le Code du Travail ne précise pas les modalités d’informations.

Par conséquent, les employés peuvent être avertis :

  • Par un avenant au contrat de travail
  • Par lettre recommandée
  • Par une note d’information placée sur des panneaux bien visibles

Exemple d’une lettre d’information envoyée aux salariés

Vous pouvez télécharger nos modèles de lettre signalant l’installation d’un système de vidéosurveillance au Comité d’Entreprise et aux salariés.

Ces lettres d’information signalent au CE et aux employés qu’un système de vidéosurveillance va être installé dans les locaux de l’entreprise afin de protéger les biens et les salariés de la société. Les lettres mentionneront les informations suivantes :

  • L’équipement a pour objectif de renforcer la sécurité et les images ne seront utilisées que dans des cas légitimes comme les vols, dégradations, atteintes à l’intégration physique de l’un des membres du personnel.
  • Ces caméras ne porteront pas atteinte à la vie privée des salariés et ne filmeront pas les employés sur leur lieu de travail.
  • Aucune caméra ne sera placée dans les locaux des représentants du personnel ni dans les salles de pause.
  • Les images ne seront pas conservées plus d’un mois (délai légal).
  • Cet équipement a fait l’objet d’une déclaration auprès de la CNIL et une prochaine réunion avec le Comité d’Entreprise permettra de définir les modalités d’installation des caméras.

Sanctions encourues en cas de non-déclaration du dispositif de surveillance par caméras à la CNIL :

Une entreprise qui collecte des données sans en avoir expressément fait la demande auprès de la CNIL s’expose à des sanctions comme :

  • Le risque pénal
  • Le risque financier
  • Le risque pour le dirigeant de l’entreprise

Un responsable d’entreprise risque 5 ans de prison et 300 000 euros d’amende en cas de manquement à la réglementation.

La CNIL peut infliger des amendes à l’entreprise pouvant aller jusqu’à 150 000 euros.

De même que ce non respect des lois peut être diffusé sur le net et dans la presse, ce qui nuirait à l’image de la société.

Un salarié peut se tourner vers la CNIL, vers le Procureur de la République ou vers les services de police ou de gendarmerie pour porter plainte contre l’employeur pour violation de la vie privée et réclamer des dommages et intérêts à l’égard du préjudice subi.

Modèle lettre type vidéosurveillance

Vous pouvez télécharger notre modèle de lettre informant le Comité d’Entreprise et les salariés de l’installation d’un système de vidéosurveillance en cliquant sur le lien ci-dessous :

Modèle lettre type vidéosurveillance

Obligations de l’employeur avant l’installation de caméras

D’après l’article L 2323-32 du Code du Travail, un employeur doit obligatoirement informer ses employés de la future installation de caméras de surveillance au sein de l’entreprise.

De plus, si une partie des locaux de l’entreprise sont ouverts au public, et que cette partie sera surveillée par une caméra, une demande devra être effectuée auprès de la préfecture avant de procéder à l’installation des caméras.

Si les locaux ne sont pas du tout ouverts au public, c’est vers la CNIL qu’il faudra se tourner.

Dans tous les cas, le Comité d’Entreprise (CE) doit être informé au préalable.

Information des salariés d’un dispositif de vidéosurveillance sur le lieu de travail par une lettre

Envoyez une lettre recommandée au Comité d’Entreprise, et une lettre recommandée à vos employés pour les avertir. Notre modèle téléchargeable contient à la fois la lettre pour le CE et la lettre pour les salariés.

Vous pouvez télécharger notre modèle de lettre informative relatif à la vidéosurveillance ici :

Modèle lettre type vidéosurveillance

La sécurité événementielle

Vous organisez un événement professionnel ou une soirée privée rassemblant de nombreux invités ou visiteurs ? Ne négligez surtout pas la sécurité. Les exemples de soirées s’étant très mal terminées, faute d’un dispositif de sécurité suffisant, ne manquent pas. Il suffit de consulter l’actualité pour s’en convaincre. La présence d’un agent de sécurité et d’un agent incendie peut vous permettre d’éviter de véritables drames : incendies, rapts, agressions, etc.

Le filtrage à l’entrée

A l’entrée du lieu de l’événement doit se trouver au moins un Agent de Prévention et de Sécurité Événementiel (APSE), dont la mission sera de contrôler les invitations et le contenu des sacs.

La sécurité à l’intérieur du lieu

A l’intérieur du lieu, il faut prévoir un agent de sécurité pour chaque groupe de 100 à 300 personnes, en fonction du niveau de risque.

La sécurité incendie de l’événement

Le nombre d’agents incendie à mettre en place dépend de plusieurs facteurs. Il faut se référer à l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP). 

Tout va dépendre du lieu de l’événement (salle des fêtes, église, salle de conférence, restaurant, etc.), de la superficie de ce lieu, du nombre d’étages, de l’occupation du sous sol, et du nombre de personnes à accueillir. Attention à ne pas dépasser la capacité légale acceptable de la structure calculée selon le type d’activité ! Vous pouvez vous référer à l’arrêté ci-dessus ou bien faire appel à l’expertise d’un agent incendie SSIAP 3.

Remarque : pour un événement en plein air, l’organisateur n’a pas de réglementation particulière à respecter.

L’arrêté du 25 juin 1980 est très complexe. Par exemple, les chapiteaux dans les parkings des centres commerciaux pour vendre des sapins durant la période de Noel sont très réglementés. Cela peut coûter très cher, car le chapiteau doit se trouver à un certain nombre de mètres du centre commercial, et selon la superficie il faut y installer un certain nombre de systèmes comme des RIA (robinets d’incendie armés), des extincteurs, et aussi des agents incendie… La réglementation est telle que beaucoup de centres commerciaux abandonnent cette idée.

Il est donc recommandé de faire appel à une société de sécurité privée qui puisse vous aider à mettre en place le dispositif de sécurité incendie adapté à votre événement.

Choisir son agence de sécurité dans une grande ville en IDF

Trouver un agent de sécurité en Île-de-France

En Île-de-France, l’offre en sécurité privée est pléthorique, et bien choisir son agence de sécurité peut s’avérer complexe.

Fin 2019, nous avons compté le nombre de sociétés avec pour code APE le code 8010Z (activité de sécurité privée) pour chacun des départements d’Île-de-France :

  • 75 (Paris) : 2411 établissements
  • 77 (Seine-et-Marne) : 595 établissements
  • 78 (Yvelines) : 557 établissements
  • 91 (Essonne) : 754 établissements
  • 92 (Hauts-de-Seine) : 931 établissements
  • 93 (Seine-Saint-Denis) : 2049 établissements
  • 94 (Val-de-Marne) : 1315 établissements
  • 95 (Val-d’Oise) : 958 établissements

Il est néanmoins important de sélectionner sa société de surveillance avec soin, car la sécurité privée constitue un secteur particulier avec des prestations très inégales d’une entreprise à une autre, avec parfois des irrégularités.

Les éléments à vérifier pour bien choisir sa société de gardiennage

  • Commencez par vérifier l’immatriculation de vos prestataires potentiels en demandant le numéro de SIREN et le Kbis.
  • Demandez le numéro d’autorisation d’exercer de la société : celle-ci doit avoir obtenu un numéro d’agrément de la part du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). Vous pourrez vérifier la validité du numéro sur le site du CNAPS.
  • Les agents mis à votre disposition doivent détenir une carte professionnelle CNAPS en cours de validité.
  • Le prix ne doit pas être trop bas, mais d’environ 20€ HT de l’heure pour un Agent de Prévention et de Sécurité (APS).

Pour plus d’informations, nous vous conseillons la lecture de cet article permettant de bien choisir votre société de gardiennage.

Comparez plusieurs offres d’agences de sécurité

Pour bien sélectionner votre société de sécurité, le mieux est de comparer plusieurs propositions. Pour cela, vous pouvez déposer votre demande sur la plateforme Lead Advisor Security, et recevoir en retour plusieurs devis :

agent de securite