Choisir son agence de sécurité dans une grande ville en IDF

Trouver un agent de sécurité en Île-de-France

En Île-de-France, l’offre en sécurité privée est pléthorique, et bien choisir son agence de sécurité peut s’avérer complexe.

Fin 2019, nous avons compté le nombre de sociétés avec pour code APE le code 8010Z (activité de sécurité privée) pour chacun des départements d’Île-de-France :

  • 75 (Paris) : 2411 établissements
  • 77 (Seine-et-Marne) : 595 établissements
  • 78 (Yvelines) : 557 établissements
  • 91 (Essonne) : 754 établissements
  • 92 (Hauts-de-Seine) : 931 établissements
  • 93 (Seine-Saint-Denis) : 2049 établissements
  • 94 (Val-de-Marne) : 1315 établissements
  • 95 (Val-d’Oise) : 958 établissements

Il est néanmoins important de sélectionner sa société de surveillance avec soin, car la sécurité privée constitue un secteur particulier avec des prestations très inégales d’une entreprise à une autre, avec parfois des irrégularités.

Les éléments à vérifier pour bien choisir sa société de gardiennage

  • Commencez par vérifier l’immatriculation de vos prestataires potentiels en demandant le numéro de SIREN et le Kbis.
  • Demandez le numéro d’autorisation d’exercer de la société : celle-ci doit avoir obtenu un numéro d’agrément de la part du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). Vous pourrez vérifier la validité du numéro sur le site du CNAPS.
  • Les agents mis à votre disposition doivent détenir une carte professionnelle CNAPS en cours de validité.
  • Le prix ne doit pas être trop bas, mais d’environ 20€ HT de l’heure pour un Agent de Prévention et de Sécurité (APS).

Pour plus d’informations, nous vous conseillons la lecture de cet article permettant de bien choisir votre société de gardiennage.

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Télésurveillance VS vidéosurveillance : quelles différences ?

Les systèmes de surveillance électroniques connaissent un grand succès et le secteur est en forte croissance en France puisqu’il progresse de 5% par an en moyenne depuis 10 ans environ. Il n’est cependant pas toujours facile de faire la différence entre télésurveillance et vidéosurveillance. Pourtant, les technologies utilisées et les services proposés sont sensiblement différents, même si le but reste le même : la sécurité.

Vous souhaitez améliorer la sécurité de vos salariés et de vos locaux professionnels mais vous ne savez pas trop quelle solution choisir ? On vous en dit plus sur ces deux systèmes afin de vous aider à y voir plus clair.

Les caractéristiques de la télésurveillance

La télésurveillance est un système de sécurité qui fonctionne sans interruption, de jour comme de nuit. Lorsqu’une intrusion ou tout autre problème est décelé par un détecteur ou un capteur humain dans une entreprise, une alarme est transmise à des opérateurs qui procèdent aux contrôles d’usage et se chargent de prévenir le directeur ainsi que les forces de l’ordre ou un agent de sécurité, si l’effraction est avérée.

Au contraire de la vidéosurveillance, les images ne sont enregistrées que s’il y a détection d’intrusion et le système est donc plus respectueux de la vie privée de vos employés.

Principe de fonctionnement de la télésurveillance

Un dispositif de télésurveillance met en œuvre un système d’alarme composé au minimum d’une centrale, d’un capteur et d’une sirène. Le tout est relié par une ligne téléphonique à une station de télésurveillance.

Pour un fonctionnement optimal, les détecteurs et les capteurs humains sont disposés à des endroits stratégiques de votre entreprise (portails, portes, fenêtres, etc.). Ce système anti-effraction a cependant des limites puisqu’il ne permet pas d’identifier clairement le ou les intrus.

La levée de doute

Le système permet aux opérateurs d’écouter les bruits provenant d’une pièce ou d’un local et d’entrer en contact, si besoin est, avec une personne sur place. Cette dernière peut d’ailleurs donner un code secret afin de confirmer qu’elle est autorisée à se trouver dans l’entreprise.

Par contre, si l’alarme provient d’un appareil technique (système de climatisation, groupe froid…) ou d’une clôture, la levée de doute ne peut se faire qu’après intervention d’une personne physique, responsable du site, technicien ou agent de sécurité. Ce n’est que lorsque la levée de doute ne peut être effectuée que l’opérateur peut demander l’intervention des forces de l’ordre.

Les caractéristiques de la vidéosurveillance

Également appelée vidéoprotection, la vidéosurveillance consiste à installer des caméras dans des endroits stratégiques de votre entreprise. Ces caméras filment en permanence, ou bien selon des horaires prédéfinis, vos locaux professionnels et leurs abords. Les images sont ensuite transmises à un logiciel d’analyse d’images.

En fonction d’une situation déterminée à l’avance, le logiciel se charge de donner l’alerte et de transmettre les images à une station de surveillance.

Ce système anti-effraction a connu un véritable engouement dans les années 2000 et il est particulièrement prisé par les collectivités locales.

La ville de Londres, par exemple, compte plus de 10 000 caméras et de nombreuses municipalités françaises ont décidé de s’équiper durant ces dernières années.

La levée de doute

Lorsqu’une alerte est déclenchée dans une entreprise, la levée de doute peut se faire très rapidement puisque l’opérateur peut s’appuyer sur les images qui lui sont transmises. Lorsque l’intrusion est évidente, il peut ainsi faire appel aux forces de l’ordre sans attendre.

Les avantages du dispositif

En plus d’accélérer les phases de levées de doute, la vidéosurveillance a pour avantage d’offrir de nouvelles possibilités de surveillance. En effet, elle permet de réaliser des rondes vidéo à distance ce qui a pour effet de renforcer la sécurité de certains lieux excentrés ou de travailleurs isolés.

Le système peut également être équipé de caméras intelligentes capables de réagir à des situations complexes. Elles peuvent par exemple lire les plaques d’immatriculation ou repérer un comportement suspect.

Enfin, les images peuvent simplifier et accélérer les enquêtes en aidant à identifier les personnes incriminées et donc à les arrêter plus rapidement.

Les limites du système

Pour qu’un dispositif de vidéosurveillance soit d’une efficacité optimale, il faut cependant qu’une capacité d’intervention soit rapidement déployée afin d’analyser les images, identifier les personnes malfaisantes et les interpeller. Il s’agit donc d’une solution plus lourde à mettre en place.

Télésurveillance ou vidéoprotection : à choisir selon la nature des risques

Pour que votre entreprise bénéficie d’une sécurité maximale, il faut avant tout que votre dispositif soit adapté aux risques encourus.

Par exemple, si votre but est de surveiller une zone de stockage dont la température peut varier, ce qui pourrait présenter un risque pour les produits concernés, la vidéoprotection ne pourra en aucun cas déterminer ce qui provoque cette variation et il faudra de toute façon envoyer un technicien sur place. Dans ce cas, un système de télésurveillance est tout à fait suffisant.

Le plus important est donc d’étudier avec soin chaque problématique afin de déterminer le système le plus adapté.

Deux systèmes qui peuvent également être complémentaires

Dans ce cas, le dispositif de vidéoprotection permettra d’établir un lien entre le système d’alarme de l’entreprise et le centre de télésurveillance.

L’option vidéo permettra également aux opérateurs de procéder très rapidement à des levées de doute en cas d’anomalies et de faire la différence entre un déclenchement intempestif de l’alarme et une réelle intrusion en manipulant les caméras de surveillance positionnées sur les lieux.

L’utilisation simultanée de ces deux méthodes est également fortement recommandée pour la surveillance de locaux professionnels isolés pour lesquels l’emploi d’un simple système d’alarme serait insuffisant pour mettre les cambrioleurs en fuite.

Les points à retenir :

  • La télésurveillance est un système qui fonctionne sans interruption grâce à des capteurs humains ou un système de vidéosurveillance.
  • La vidéosurveillance consiste à installer des caméras au sein de l’entreprise pour filmer en permanence ou à des heures précises les locaux et les alentours.
  • Le système de vidéosurveillance peut être complémentaire avec le service de télésurveillance pour un système de protection encore plus performant.

Les systèmes électroniques de contrôle d’accès en entreprise

Pour avoir un niveau de sécurité optimal au sein d’une entreprise, il est nécessaire d’en contrôler l’accès. Ainsi, seules les personnes autorisées pourront pénétrer dans les bâtiments grâce à un système de filtrage.

Les avancées en matière de technologie ont mis au point plusieurs dispositifs sophistiqués, parmi lesquels le badge magnétique, pour filtrer les personnes qui veulent entrer dans des locaux professionnels.

Quels sont ces systèmes et comment fonctionnent-ils ?

controle acces entreprise drone

Les différentes technologies de contrôle d’accès

Les lecteurs de badges

Il s’agit d’une solution informatique qui filtre, contrôle et autorise les entrées et sorties des visiteurs et du personnel. Ils sont utilisés :

  • Sur les barrières levantes et les portails
  • Les tourniquets et les portes à code d’accès

Les terminaux de pointage

Une badgeuse est un dispositif qui utilise les éléments suivants :

Un badge se présente sous la forme d’une petite carte plastique équipé d’une piste magnétique ou d’une puce. Un badge est remis à chaque employé, visiteur et prestataire pour leur autoriser l’accès dans les bâtiments.

  • Des badges
  • Un terminal
  • Un système d’exploitation

Son détenteur approche le badge magnétique près du système de badge ou le met en contact avec le dispositif pour pouvoir entrer. La badgeuse est un boitier fixé en général au mur à l’entrée des bâtiments où travaillent les employés. Cet équipement est alimenté par le courant électrique. Il permet de renforcer la sécurité en entreprise, notamment grâce à l’identification du détenteur de la carte magnétique et de lui autoriser ainsi l’accès ou non dans les locaux.

Ce système de badge est donc un outil pour gérer le flux de circulation dans les entreprises. Le temps de présence effectif des employés et des visiteurs sont également enregistrés.

La date et l’horaire de passage sont mémorisés dès que la carte est présentée devant le terminal de pointage.

Important : Si des données de traçabilité sont mémorisées, pour rester dans la légalité, les entreprises doivent informer les salariés et faire une déclaration auprès de la CNIL.

A noter : Un système de badge doit être adapté aux besoins de l’entreprise, et ce quel que soit le secteur d’activité. Avant de mettre en place une badgeuse, il est indispensable de prendre en compte les éléments suivants :

  • Le nombre de personnes qui vont utiliser ce dispositif
  • La nature de l’activité
  • Les différents lieux à contrôler et à sécuriser
  • L’ensemble des informations à collecter
  • La diversité des profils

Les avantages d’une badgeuse sont multiples.

L’utilisation permet par exemple de protéger son local professionnel. Si une personne non habilitée tente d’y accéder, cela déclenchera une alarme et avertira les responsables et le service de sécurité qui prendront les mesures qui s’imposent. De plus, le fait de pouvoir relever tous les mouvements des employés qui ont lieu dans les espaces de stockage permet d’améliorer la logistique et d’augmenter la productivité.

L’enregistrement des données via un badge permet de gérer plus précisément le planning et le temps de travail des salariés et d’avoir une comptabilité précise, notamment en ce qui concerne la gestion des salaires.

Cette notion de rendement doit être expliquée aux employés qui ont tendance à se sentir surveillés en permanence par le système de badge et qui ne perçoivent pas bien l’utilité d’un tel équipement. La communication avec les salariés est donc primordiale.

Cependant, il ne faut pas omettre les inconvénients suivants :

  • Un badge peut être perdu par le salarié, dans ce cas une solution alternative doit être trouvée le temps que le badge soit remplacé.
  • Dans une grande société, un employé peut badger pour un collègue et cela peut prendre du temps avant que le service des ressources humaines ne s’en aperçoive.

Il existe une différence entre un badge magnétique et une clef magnétique.

Le système de lecteur avec badge magnétique est le dispositif le plus répandu dans les entreprises.

La clef magnétique doit être introduite dans une serrure et va activer un aimant qui va lui même actionner une goupille et déverrouiller une porte. Elle permet par exemple un contrôle d’accès aux ascenseurs afin de se rendre à des étages sécurisés.

Ce type de serrure est utilisé pour que les employés d’une entreprise puissent aussi accéder rapidement et facilement à des locaux d’usage collectifs.

Les serrures avec cartes magnétiques sont installées sur des portes qui protègent des zones sécurisées, donc, en cas de tentative d’effraction en dehors des heures ouvrables, une sirène d’alarme va se déclencher pour effrayer les voleurs et avertir les autorités compétentes.

En cas de perte, la carte peut être désactivée.

Elle permet de renforcer la sécurité mais il ne faut pas négliger les inconvénients suivants :

  • Le logiciel peut être piraté
  • Cela ne fonctionne plus en cas de panne de courant
Les autres systèmes électroniques de contrôle d'accès pour améliorer la sécurité en entreprise.

Les autres systèmes électroniques de contrôle d’accès 

D’autres technologies sont disponibles pour améliorer la sécurité en entreprise.

Les serrures sans fil 

Il s’agit d’un système électronique où chaque utilisateur dispose d’un code personnel qu’il doit rentrer manuellement sur un clavier numérique pour pénétrer dans une zone sécurisée.

Le clavier doit être placée de sorte à ce que l’utilisateur puisse rentrer son code en toute discrétion. Les fonctions de ce type de serrure peuvent être réglées à distance via une connexion sans fil (modifications et mises à jour des codes…)

Le contrôle d’accès biométrique 

Cette technologie très coûteuse utilise la reconnaissance des empreintes digitales ou de l’iris. Les données sont fiables et ont une durée de vie illimitée car la biométrie peut identifier les changements et l’évolution du corps humain, et ce malgré les années. Cette technologie permet donc une très haute sécurité.Il n’est pas nécessaire de renouveler le matériel, ce qui représente une économie considérable pour les entreprises.

La technologie RFID 

Ce système se compose d’une puce et d’une antenne et les informations liées au contrôle d’accès dans les entreprises sont traitées à distance par le biais d’ondes magnétiques.

Aucune manipulation n’est nécessaire car les données sont lues sans avoir besoin d’être en contact avec le lecteur. L’équipement n’est donc pas sollicité, ce qui lui garantit une longévité accrue.

Le portier audio/vidéo 

Un interphone pouvant être couplé à une petite caméra permet d’identifier à distance les personnes qui souhaitent pénétrer dans les bâtiments. C’est la personne chargée du contrôle d’accès qui décide qui peut entrer ou non. Cette technologie existe aussi sans fil et certains appareils ont la capacité d’enregistrer des messages d’absence.

Le cylindre électronique

Ce système est également adapté pour protéger son local professionnel. Chaque utilisateur dispose d’un émetteur qui ouvre le cylindre placé à l’intérieur des serrures. Pratique lorsque les bâtiments sont éloignés géographiquement les uns des autres.

A retenir :

L’installation d’un lecteur de badges est indispensable pour accroître le niveau de sécurité en entreprise et permet de :

  • Gérer plus efficacement le contrôle d’accès
  • Gérer le temps de présence des salariés
  • Gérer la comptabilité

Protéger son magasin avec des antivols et un portique de sécurité

Chaque année, les commerçants français enregistrent une lourde perte dans leur chiffre d’affaire de près de 4 milliards d’euros à cause des cambriolages et des vols à l’étalage.

Pour lutter contre ce fléau et renforcer la sécurité en entreprise, les gérants misent sur des systèmes anti-effraction comme les systèmes d’alarme complétés par des dispositifs antivols pour les vêtements, les produits high-tech, et autres marchandises.

Mais comment fonctionnent les technologies antivols et quels sont les différents équipements qui les composent ?

antivols magasin

Les différentes technologies antivol utilisées en magasin

Les systèmes antivols sont des outils très sophistiqués destinés à dissuader les voleurs et à empêcher les vols. La mise en place de tels équipements de sécurité passent par le respect des différentes normes d’un local commercial comme la capacité d’ouverture sur l’extérieur du magasin par exemple.

Les trois technologies suivantes sont utilisées dans les commerces pour renforcer la sécurité en entreprise :

• Electromagnétique (EM)

• Radio-fréquence (RF)

• Acoustomagnétique (AM)

Les différents marqueurs antivol

Il s’agit de petits dispositifs fixés aux articles utilisés dans la protection de l’entreprise contre les vols à l’étalage. Il peuvent avoir des formes très variées.

Parmi tous ces systèmes, on distingue :

• Les étiquettes (AM, EM, RF)

• La puce RFID

• Le macaron antivol

• Le câble auto-alarmé

• Le pied alarmé

• Le spider

• Le boîtier

• Le boîtier bouteille

Les étiquettes

On distingue 2 grandes familles d’étiquettes pour protéger les articles : les étiquettes simples et les plus complexes nommées RFID.

Les modèles simples

Ce sont les marqueurs les plus utilisés contre le vol.

Chaque étiquette est liée au portique de détection en fonction de la technologie utilisée (AM, EM, RF). L’étiquette autocollante est composée d’un circuit imprimé qui va interagir avec le portique si celui-ci détecte un signal différent.

Les étiquettes ressemblent à des petits rectangles ou à des carrés. Ce système est fréquemment utilisé dans les boutiques de prêt-à-porter, chez les opticiens et dans les pharmacies. L’étiquette est fixée sur les DVD, blu-ray, lunettes, livres…

L’avantage : elles sont sont difficiles à retirer pour les voleurs.

L’inconvénient : elles ne servent qu’à marquer un seul et unique article.

Ces étiquettes sont collées sur les vêtements car sans elles, les voleurs pourraient facilement les dérober.

La puce RFID

La puce RFID est un dispositif intelligent qui fonctionne avec la technologie radio-fréquence et peut recevoir des informations grâce à une puce électronique. La puce est reliée à une antenne de détection qui se trouve généralement au plafond. Le système agit comme un GPS et permet de tracer un produit n’importe où dans le magasin.

Elle coûte plus cher que la simple étiquette RF mais est efficace dans la protection contre les vols et simplifie le travail de gestion des stocks.

On distingue 3 types de puces RFID

  • Les modèles en lecture unique et ne peuvent être modifiés
  • Les modèles qui peuvent être enregistrés une fois et être lus à maintes reprises
  • Les derniers modèles qui peuvent être lus et réécrits indéfiniment

A cela, il faut ajouter que les étiquettes Radio-Fréquence peuvent être séparées en 2 familles distinctes :

  • Les actives : Elles coûtent assez cher, ont une durée de vie limitée mais on une meilleure portée.
  • Les passives : Elles sont moins onéreuses et ont une durée de vie quasi-infinie. Cependant, leur portée est moins importante et elles requièrent énormément d’énergie.

Il est bon de savoir que la taille des étiquettes peut aller jusqu’à 5 cm. Plus elles sont grosses, plus le signal de détection sera puissant (une antenne placée à 2 mètres peut capter le signal).

Le macaron antivol

Cet élément est très répandu dans l’industrie textile. Il est mis sur les pantalons, pulls, vestes… Il peut être rond, carré… et comprend un support en plastique fixé avec un clou. Les versions RF et AM sont disponibles pour cet antivol.

Avantages et inconvénients

L’avantage est que les voleurs ne pourront pas le retirer sans un détacheur spécial, au risque de déchirer le vêtement. Le principal inconvénient est qu’il est assez compliqué à mettre en place car il demande un travail de logistique assez pointu.

Parfois, les enseignes utilisent des macarons à encre pour sécuriser leurs articles. Si un voleur essaie d’arracher l’antivol, celui-ci éclate et laisse des traces indélébiles sur les articles et les doigts.

Un clou ne coûtera que 2 centimes l’unité environ tandis qu’un macaron coûtera une trentaine de centimes.

Pour éviter de trouer les vêtements, des macarons à pince peuvent être mis sur les sous-vêtements et la lingerie fine. Le clou est directement intégré dans le dispositif et ne transperce pas le tissu.

macaron antivol vetement

Certains modèles de macarons possèdent un clou si fin qu’il n’altère pas le tissu.

Les chaussures font partie des articles qu’il est difficile d’équiper avec un macaron antivol. Dans ce cas, les fabricants ont créé des macarons allongés afin que les voleurs ne puissent pas mettre facilement les chaussures.

Les câbles et les pieds auto-alarmés

Ces dispositifs sont fixés au produit et peut être manipulé par le client aussi loin que la câble le permet.

Il est surtout utilisé dans les enseignes qui vendent des produits high-tech comme les smartphones et tablettes tactiles.

Le principe de fonctionnement est le même pour le pied auto-alarmé. Les clients peuvent toucher l’article en vente posé sur un support.

Pour protéger les articles de luxe comme les objets de maroquinerie (sacs à mains…), les macarons antivols sont attachés aux articles via une boucle en plastique placée généralement sur la sangle des sacs.

Le spider

L’antivol araignée comprend deux boucles qui entourent le produit comme les jeux vidéos, les PC… En cas de coupure de câble, une alarme se déclenche automatiquement. Un voyant clignotant assure du bon état de fonctionnement.

L’avantage est que les voleurs ne peuvent le couper sans un détacheur spécifique. De plus, le dispositif peut être réutilisé.

Le boîtier

Il s’agit d’un coffrage en plexiglas muni d’une étiquette radio-fréquence. L’article est enfermé dans ce boîtier et les clients ne peuvent l’ouvrir sans un détacheur spécifique que possèdent les caissières.

Avantages et inconvénients

  • Ses avantages : il est inviolable, il peut contenir des articles de différentes tailles comme des lames de rasoir, des jeux vidéos… et qu’il peut être réutilisé à volonté.
  • Ses inconvénients : il faut impérativement investir dans des détacheurs un peu cher pour ouvrir le boîtier.

Le boîtier bouteille

Comme son nom l’indique, ce système est fixé autour du goulot des bouteilles et nécessite un découpleur pour être retiré. Mais il peut être réutilisé.

Ce qu’il faut retenir :

Les systèmes anti-effraction et anti-vols sont des éléments indispensables pour renforcer la sécurité dans les commerces. Les responsables des magasins doivent néanmoins se renseigner auparavant sur les différentes normes d’un local commercial avant d’investir dans un système de protection de l’entreprise.

Les entreprises de sécurité au service des professionnels

En 2019, 3 500 000 crimes et délits ont été recensés en France par les services de police et de gendarmerie. Face à ce climat d’insécurité grandissante, les sociétés de sécurité privée sont de plus en plus sollicitées pour assurer la sécurité en entreprise. Mais comment fonctionne une entreprise de sécurité et quel est le rôle dévolu aux agents de sécurité ?

Présentation des entreprises de sécurité privée et législation

Le rôle d’une société de gardiennage est de fournir à l’entreprise qui l’emploie des services permanents, réguliers, ou ponctuels, afin de contrôler les accès, et de protéger les locaux de l’entreprise, les biens, et les personnes.

Une société de gardiennage intervient en qualité de prestataire de services en prévention des intrusions, des dégradations, des vols, et des agressions. La présence d’agents de sécurité sur un site est un moyen dissuasif d’empêcher les intrusions et les cambriolages et d’assurer la sécurité en entreprise.

Les activités de surveillance et de gardiennage sont réglementées. Immatriculées au registre du commerce sous le code APE 8010Z (Activités de sécurité privée), les entreprises de sécurité privée doivent détenir un agrément du CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité). Les dirigeants d’une société de sécurité privée doivent également posséder un agrément dirigeant délivré par le CNAPS. Il est à noter que les sociétés de gardiennage ne sont pas habilitées à réaliser des audits, et qu’elles ne peuvent pas non plus proposer les services d’hôtesses et d’hôtes d’accueil.

Définition des besoins et du dispositif de sécurité adapté

Pour assurer la sécurité en entreprise de manière optimale, le but pour les prestataires est donc de définir avec le client les moyens à mettre en place et les procédures d’action qui s’appuient sur :

  • La nature des biens (objets facilement transportables ou non, la résistance au feu…)
  • L’importance de ces biens (leur valeur et le volume qu’ils représentent)
  • L’emplacement des biens (zone urbaine ou industrielle)
  • Le besoin de l’utilisateur (régulier ou exceptionnel) et son budget

L’une des principales catégories de services proposée au client pour assurer la sécurité en entreprise et qui est très efficace pour protéger les biens et les personnes consiste à mettre en place un dispositif de sécurité composé d’un ou plusieurs agents de sécurité.

Avantages des services de sécurité

L’agent de surveillance va avoir une mission spécifique en fonction du lieu de travail où il est affecté. Les avantages pour les entreprises d’avoir recours à un service de surveillance humaine sont multiples : l’agent en poste a une mission importante en ce qui concerne le contrôle d’accès car il va devoir filtrer les entrées et empêcher les personnes non autorisées de pénétrer dans les locaux. Ensuite, il va renseigner les responsables dès qu’il va apercevoir quelque chose qui lui paraît suspect. Les agents sécurisent aussi bien le personnel que les visiteurs et le public.

Ils protègent les entreprises contre :

  • Les intrusions
  • Le vandalisme
  • Les incendies
  • Les cambriolages
  • Les inondations
  • Les dégradations de matériel

Par contre, l’agent en poste doit contrôler uniquement la zone placée sous sa responsabilité. S’il s’éloigne en dehors des limites de cette zone, il risque de laisser les biens qui lui sont confiés sans surveillance (cela peut être une manœuvre de diversion de la part de personnes malintentionnées).

Les missions des agents de sécurité

Les missions des agents de sécurité sont variées. L’agent est présent en prévention d’une intrusion et va effectuer des rondes de sécurité afin de vérifier que le site est sécurisé (portes et fenêtres bien verrouillées…). En cas de déclenchement d’une alarme intrusion ou incendie, l’agent va effectuer une levée de doute pour vérifier l’origine du déclenchement et préviendra les principaux responsables du site en cas d’effraction ou d’incident matériel. Si un cambrioleur passe devant un détecteur de mouvements situé dans les bâtiments, une sirène d’alarme va informer le service de sécurité qui prendra les mesures qui s’imposent dans le respect des consignes vues avec le client.

L’agent de sécurité doit s’assurer que les moyens mis à sa disposition soient opérationnels en cas de besoin : système d’alarme intrusion, système de vidéosurveillance, etc. S’il dispose d’une formation d’agent incendie SSIAP, l’agent en poste peut également veiller au bon fonctionnement du système de sécurité incendie (SSI).

Il doit être capable de remplir une main courante et de dresser des rapports d’anomalies qui seront remis au client afin que ce dernier remédie aux problèmes rencontrés dans les plus brefs délais.

Les différents types d’agent de sécurité

L’agent de sécurité est en poste dans les entreprises en prévention des intrusions et pour surveiller et protéger par exemple:

  • Des chantiers
  • Des usines
  • Des entrepôts
  • Des parkings et des centres commerciaux…

Il peut aussi être en mission sur des lieux événementiels comme :

  • Des concerts
  • Des foires
  • Des grands rassemblements…

Il existe plusieurs prestations dans les métiers de la sécurité et chacune nécessite une formation spécifique.

Pour devenir agent de sécurité, il faut tout d’abord posséder une carte professionnelle. Elle a une validité de 5 ans et elle est délivrée par le CNAPS. Pour l’obtenir, la personne doit :

  • Avoir un casier judiciaire vierge
  • Passer une formation permettant d’obtenir la carte. Par exemple le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) APS (Agent de Prévention et de Sécurité)
Il existe plusieurs prestations dans les métiers de la sécurité.

L’agent de sécurité incendie

Il intervient dans les établissements recevant du public (ERP) ou dans les IGH (immeubles de grande hauteur). Pour ce faire, il doit posséder la formation SSIAP (Sécurité Incendie et Assistance aux Personnes) qui existe sur 3 niveaux : SSIAP1, SSIAP2, et SSIAP3.

Le rondier intervenant

Il effectue des rondes en voiture et intervient lorsqu’une alarme se déclenche. Si un détecteur de mouvements signale la présence d’un cambrioleur, le rondier se déplace mais ne peut interpeller le suspect. Il doit prévenir les autorités compétentes (police, gendarmerie) pour appréhender le voleur. Il peut empêcher l’intrus de sortir en bloquant les issues mais ne doit pas se mettre en danger.

L’agent cynophile

L’agent est accompagné d’un chien dans un but dissuasif. Il représente un appui efficace pour l’agent si ce dernier est exposé à une situation délicate. Il faut posséder un certificat pour soi-même et pour le chien afin de pouvoir travailler.

L’opérateur en télésurveillance

Il travaille dans un centre de réception des alarmes et s’assure de bien transmettre les informations aux personnes concernées, dans le respect des consignes, par le biais d’outils mis à sa disposition (caméras de surveillance, téléphone…).

L’agent de prévention des vols

Il travaille dans les magasins et grandes surfaces et doit éviter les vols et tout acte de malveillance. Il peut appréhender des personnes mais doit ensuite avertir le directeur du magasin et remplir un compte rendu.

Les conditions de travail

En fonction du lieu où il est affecté, le métier peut présenter des risques non négligeables comme le fait de subir des agressions verbales voire même physiques.

L’agent de sécurité doit donc posséder des qualités de pondération et savoir toujours privilégier la diplomatie. Le dialogue est primordial et il faut donc posséder de bonnes capacités de communication.

Un agent doit avoir également de bonnes capacités rédactionnelles pour être capable de rédiger les rapports et rendre compte à la hiérarchie.

L’agent de sécurité doit comprendre les consignes, respecter et faire respecter les procédures. Une bonne résistance au stress est nécessaire car sur certains sites, une erreur peut engager la responsabilité de l’agent et avoir des conséquences plus ou moins graves. Enfin, il faut avoir une bonne condition physique car en fonction des postes et des conditions de travail, l’agent peut être amené à rester debout plusieurs heures d’affilées, même sous les intempéries.