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L’importance de l’audit de sécurité pour les entreprises

Important : les entreprises de sécurité privée ne pourront pas vous établir d’audit au sens strict du terme, mais un diagnostic. Seules les entreprises d’audit et de conseil sont habilitées à effectuer un véritable audit.

Pourquoi mettre en place un audit de sécurité physique ?

Tout responsable d’entreprise doit assurer la sécurité des personnes et des biens au sein des locaux et chaque employeur a pour mission de mettre en place une politique de prévention des risques et doit veiller à ce qu’elle soit efficace.

La réglementation concernant le droit du travail liée au développement de la sécurité et des conditions de travail est de plus en plus intransigeante avec les chefs d’entreprises.

Face à ces obligations, les employeurs instaurent des procédures de sécurité physique dont le but est de protéger avec efficacité les personnes et les infrastructures en toutes conditions et à chaque instant.

Ces mesures de sécurité physique sont la mise en place de moyens de protection et de surveillance tels que :

  • Des agents de sécurité ;
  • Des agents cynophiles ;
  • Des systèmes de vidéosurveillance ;
  • Des systèmes d’alarmes etc.

Cependant, avant d’introduire de tels systèmes de protection, les responsables doivent se pencher sur les réels besoins de leur entreprise selon :

  • Le type de biens stockés ;
  • L’activité de l’entreprise ;
  • Le nombre de salariés ;
  • La superficie des bâtiments etc.

Un audit de sûreté montre alors toute son importance dans ce contexte de sécurisation des entreprises puisqu’il permet de vérifier l’efficacité des mesures de protection, de soulever les avantages et inconvénients des systèmes de surveillance et d’alerte, donc de voir si les mesures de sécurité instaurées au sein d’une entreprise sont réellement adaptées.

Définition de l’audit de sécurité physique

Un audit de sûreté est effectué par un prestataire qui va se rendre sur un ou plusieurs sites afin de vérifier la conformité des installations de sécurité comme :

  • L’ensemble des caméras du système de vidéosurveillance ;
  • Les différents capteurs (détecteurs d’ouverture, de mouvement, du système d’alarme entre autres…) ;
  • Les systèmes de contrôle d’accès (badgeuses, lecteurs d’empreintes digitales ou biométrie…) ;
L'audit de sécurité physique : une nécessité pour les entreprises

Les auditeurs vont également vérifier que les flux des biens et des personnes soient bien sécurisés, ce qui inclut :

  • Le contrôle des personnes et des colis ;
  • Le contrôle des véhicules des visiteurs et prestataires ;
  • Les dispositifs de lutte contre l’incendie (extincteurs, R.I.A …) ;
  • Les bâtiments ;
  • Les plans de sécurité et d’évacuation en cas d’incendie ;
  • Les zones de stockage et de production ;
  • Le périmètre et l’environnement ;
  • Les salles équipées d’un dispositif de sécurité.

Pour mener à bien leur mission, les auditeurs s’appuient sur des référentiels qui sont :

  • Les guides de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) ;
  • La norme ISO 27 002 (ensemble de recommandations liées à la gestion de la sécurité de l’information) ;
  • Le plan Vigipirate ;
  • Le référentiel APSAD D 83 concernant le contrôle d’accès ;
  • Les lois et règlements en vigueur.

Le point sur le référentiel APSAD D 83

Le référentiel APSAD D83 accompagne les utilisateurs, concepteurs et installateurs dans tout ce qui est lié au contrôle des accès physiques. Il prend en compte les différents paramètres comme le fait de filtrer les accès et d’empêcher les individus qui constituent une menace de pénétrer sur le site permettant de choisir un système technologique adapté aux obligations et au budget de l’entreprise.

Il faut savoir que ces référentiels peuvent aussi s’ajouter ou concerner des accords contractuels ou les règlements internes de l’entreprise auditée.

Le prestataire chargé de l’audit doit évaluer l’efficacité des mesures de protection de l’entreprise en fonction des risques tels que :

  • Les événements naturels (tempêtes, séismes…) ;
  • Les tentatives de cambriolages ou d’atteintes physiques aux personnes ;
  • Les accès non autorisés ;
  • Les dangers touchant les apports indispensables au système d’information (action de communiquer, de transmettre l’énergie ainsi que les techniques de refroidissement).

Une fois l’intervention achevée, les auditeurs vont émettre des recommandations sur les démarches à effectuer pour diriger et optimiser toute la sécurité physique et informative.

L’audit est très efficace car il permet, grâce à un jugement extérieur objectif, de soulever des forces et faiblesses qui étaient jusqu’à présent insoupçonnées ou irréfléchies.

Les auditeurs s’aident également de documents d’information qu’ils vont obtenir auprès des responsables chargés de la sécurité du site.

Afin que la mission se déroule dans les meilleures conditions, ces documents doivent comporter :

  • Les contrats des sociétés de sécurité ;
  • Le budget alloué à la sécurité de l’entreprise ;
  • Le manuel contenant toutes les procédures de sécurité ;
  • Toute la politique sécurité du site ;
  • Les rapports d’audits établis par les sociétés externes ;
  • Le registre de suivi des installations de sécurité ;
  • Les preuves que tous les salariés ont été sensibilisés aux problèmes de sécurité ;
  • Les contrats d’assurance dommages ;
  • Les plans des bâtiments sur lesquels sont bien indiqués les points de contrôles d’accès ;
  • Les rapports de tous les incidents qui ont eu lieu jusqu’à présent ;
  • L’organigramme de l’ensemble du service de sécurité ;
  • Les tableaux de bord et mains courantes.

Les auditeurs vont même parfois jusqu’à réaliser des tests pour vérifier le bon état et la conformité des installations.

Les prestataires qui s’occupent de l’audit vont par exemple effectuer des actions sur les portes et fenêtres pour s’assurer du bon fonctionnement des capteurs et du système d’alarme, vont passer à une certaine distance des détecteurs pour juger de leur réactivité, vont vérifier le placement des caméras…).

A la fin de l’intervention, les auditeurs émettent un rapport d’audit de sûreté complet résumant les atouts et faiblesses des systèmes de sécurité au sein de l’entreprise et dressent une liste des différents axes à améliorer qu’ils renseignement sous forme d’instructions parfaitement ordonnées.

Comment fonctionne l'audit de sécurité en entreprise ?

Comment fonctionne un audit de sûreté ?

Le prestataire en charge de l’audit doit veiller à prendre en compte les obligations réglementaires et les réalités de l’environnement.

L’audit commence en général à l’extérieur des bâtiments et se poursuit à l’intérieur.

Le travail des auditeurs consiste à :

  • Vérifier le bon état et le bon fonctionnement des équipements de sécurité (portes coupe-feu, cloisons, exutoires de fumée…) ;
  • Mener une enquête sur le prestataire chargé de la sécurité, en l’occurrence sur les moyens physiques mis en oeuvre pour assurer la sécurité du site

Car il est possible que l’entreprise auditée ne soit gardée que par un seul agent de sécurité alors qu’un unique employé pour protéger les personnes et les biens n’est pas suffisant.

Dans ce cas, l’audit va s’avérer efficace pour savoir si le dispositif de sécurité mis en place doit être renforcé ou s’il faut trouver une solution alternative ou complémentaire comme par exemple le fait de mettre en place des agents cynophiles.

Combien de temps dure un audit de sécurité ?

La durée d’un audit pour inspecter la sécurité physique des locaux et s’assurer de la sécurité physique des personnes varie en fonction de la superficie des bâtiments et de la complexité et du nombre des installations à vérifier.

Quelques exemples concrets d’audits

Certains audits ont permis de mettre en évidence les risques dans des entreprises dont les installations étaient censées être sécurisées.

Cas n°1 :

Malgré des tests récurrents effectués pour éviter les intrusions informatiques, l’audit réalisé dans une société a montré que la salle des serveurs n’était en fait protégée que par un système de fermeture classique avec un cylindre conventionnel et que des hackers pouvaient donc ouvrir aisément et très rapidement la salle pour pouvoir y poser des key-loggers (voleur de données confidentielles).

Cas n°2 :

Un audit a soulevé le fait qu’un local poubelle était verrouillé avec un cylindre dont le modèle était similaire à tous les locaux de l’entreprise. Il aurait donc juste suffi à un individu malintentionné de reproduire le cylindre pour en faire une clef passe partout qui lui aurait permis de pénétrer où bon lui semble.

L’objectif final à atteindre est toujours le même. Un audit a pour but de faire réaliser aux entreprises l’ampleur des risques physiques qu’elles encourent afin d’optimiser les systèmes déjà établis.

Quels sont les buts d’un audit ?

Les objectifs d’un audit sont variés. Les audits peuvent par exemple mener à :

  • Vérifier si les infrastructures et équipements sont conformes à la réglementation ;
  • Sensibiliser les salariés aux risques de cambriolages ;
  • Relever les faits qui font suite à un incident ;
  • Répondre à la demande d’une entreprise qui désire pratiquer un audit dans ses locaux ;
  • S’adapter à la mise en place d’un futur projet.

Pour conclure

Un audit peut s’avérer indispensable pour une entreprise. Il va permettre de suggérer aux sociétés les moyens à mettre en œuvre pour améliorer la sécurité de leurs locaux et augmenter ainsi le niveau de sécurité des biens et des personnes.

Dès que l’audit sera achevé, l’entreprise sera à même de prendre les mesures qui s’imposent pour développer l’ensemble des installations de sécurité et les actions à appliquer.

Prévention des risques incendie : comment protéger votre entreprise ?

Prévoir un système de sécurité contre l’incendie en entreprise est une obligation. Grandes, petites et moyennes entreprises sont concernées, car un incendie, quelle que soit son origine, est toujours une tragédie.

Il a d’ailleurs été prouvé que les entreprises affectées par ce type de catastrophe, et durement touchées, ont tendance à disparaître dans les mois qui suivent cet évènement. C’est au dirigeant de l’entreprise de prévoir et de mettre en place un plan prévention incendie au sein de sa société.

Comment faire ? Quelles stratégies déployer ? Faisons le point sur les moyens mis à votre disposition pour vous aider dans votre lutte contre l’incendie en entreprise.

Incendie : définition des risques et des actions de prévention

Comment un incendie se déclenche-t-il ? Quels sont les facteurs favorisants ? Comment les prévenir ? Réponses dans la suite !

Les trois facteurs qui déclenchent un incendie

Un incendie ne peut pas survenir que si ces trois conditions sont réunies :

  • Il faut qu’un élément appelé combustible soit présent au sein des locaux. Qu’est-ce que c’est ? C’est un objet, un matériau, ou tout autre produit qui contient un composant capable de s’enflammer. Citons, par exemple, le papier, le plastique ou encore le vernis. Seul, cet élément n’est pas dangereux, mais s’il est associé à un comburant, les choses se gâtent !
  • Le comburant est l’élément qui va enclencher la combustion. La plupart du temps, il s’agit simplement d’oxygène. Dur d’y échapper !
  • Il ne manque plus que le facteur qui va déclencher la combustion. On l’appelle la source d’inflammation. Il recouvre des principes aussi différents qu’un courant électrique, des produits ou des machines directement liés à l’activité de votre entreprise.

Vous remarquerez, à la lecture de ces quelques phrases, que ces éléments sont difficilement évitables dans une entreprise. Il est donc absolument nécessaire d’envisager un plan de prévention incendie afin de limiter les risques qu’ils représentent.

Actions nécessaires pour une entreprise face aux risques d’incendie

Quels types d’actions doivent être mises en place pour éviter qu’un incendie ne se déclenche dans votre société ?

  • Il faut impérativement limiter de manière préventive tous les éléments qui sont susceptibles de déclencher un incendie.
  • Si un incendie doit se déclarer, vous devez être certain que la sécurité de vos employés, de vos biens matériels et de vos locaux est garantie.

Pour information : le Code du travail a pris en main cette problématique et a défini des mesures de protection contre l’incendie que vous pouvez trouver dans les textes réglementaires concernant les ERP (Établissement Recevant du Public) ou ceux qui traitent des ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement).

Quels vont être les objectifs d’un dispositif de sécurité incendie en entreprise ? Suivez-nous, on a les réponses !

Sécurité en entreprise et incendie : quels objectifs poursuivre ?

Comme il est absolument impossible d’évacuer tous les éléments susceptibles de déclencher un incendie des locaux de votre entreprise, qu’allez-vous faire ? Il faut penser des aménagements, des dispositifs et des dispositions qui permettent d’être efficace face à un incendie débutant et d’en limiter les dégâts.

Quels objectifs faut-il poursuivre alors ? Vous devez :

  • Permettre l’évacuation de toutes les personnes présentes au sein de vos locaux et vous occuper des personnes qui, en situation de handicap, ont besoin d’être mises en sécurité.
Pour limiter les dégâts d'un incendie, il faut permettre l'évacuation des personnes grâce à des issus de secours.
  • Éviter que l’incendie ne se propage.
  • Soutenir, autant que possible, l’intervention des secours.

Comment mener à bien ces objectifs ? Il vous faut privilégier les trois axes suivants :

  • Vos lieux et vos situations de travail doivent être aménagés en fonction du risque incendie.
  • Les risques encourus par votre société en ce qui concerne l’incendie doivent être évalués.
  • Vous devez mettre en œuvre des moyens techniques et organisationnels adaptés à vos salariés face à ces risques, les informer et les former. Pensez, à ce propos, à mettre en place une formation au risque incendie au sein de vos locaux !

Les trois grandes étapes de la mise en place d’un dispositif de sécurité incendie

Prévention des risques incendie dès l’aménagement des locaux

Sachez-le, la prévention n’est jamais aussi efficace que lorsqu’elle est pensée en amont de la construction des locaux. Le mieux est de l’envisager dès la conception, dès la planification de la construction de votre société. C’est là que débute votre lutte contre l’incendie en entreprise !

En planifiant vos mesures de prévention dès la conception de vos locaux, vous êtes sûr de :

  • Donner la garantie à vos salariés de pouvoir évacuer en toute sécurité, en prévoyant, d’entrée de jeu, un plan d’évacuation en cas d’incendie.
  • De penser à tenir compte de l’isolement de votre structure et des distances de sécurité.
  • De limiter de manière intelligente la propagation de l’incendie.

Une telle planification débute, pour être clair, au moment où vous choisissez vos matériaux. De cette façon, vous êtes certain :

  • De vous préoccuper de la stabilité des structures de vos bâtiments.
  • D’avoir un impact sur les émissions de gaz et de fumées dans vos locaux et, notamment, de les réduire.

Comment faire ? Mettez en place une stratégie :

  • Créez des bâtiments séparés, des unités bien distinctes équipées d’ouvrages qui résistent au feu.
  • Isolez les bâtiments à risques.
  • Ciblez les matériaux les plus résistants au feu et utilisez-les !
  • Pensez à installer des sorties et des dégagements qui faciliteront l’évacuation de vos personnels et l’intervention des secours.
  • N’oubliez pas les systèmes de désenfumage, ils sont essentiels !

Prévoir une évaluation des risques incendies

L’évaluation des risques incendie est une obligation. Elle s’inscrit dans un cadre technique précis, celui de la préparation du DUERP (document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels). Il vous est demandé, au moment où vous le concevez, de réfléchir sur les éléments de votre société susceptibles de devenir une source d’incendie. Posez-vous donc les questions suivantes :

  • Avez-vous des produits combustibles au sein de vos locaux ? Si oui, lesquels ? Où et comment sont-ils stockés ?
  • Quelles peuvent être les sources d’inflammation au sein de vos locaux ? Ont-elles une origine thermique, électrique ou chimique ?
  • Quels sont les risques de dysfonctionnements auxquels vous êtes exposé, qu’ils soient humains, techniques ou même organisationnels ?

Ce sont les réponses à ces questions qui vont vous permettre de mettre au point votre plan de prévention contre l’incendie dans votre entreprise. Grâce à elles, vous êtes assuré de choisir des mesures de prévention compatibles avec votre société.

Penser le déploiement de mesures de prévention de l’incendie adaptées à votre société

Vous avez bien réfléchi à la problématique de votre entreprise et vous êtes maintenant prêt à mettre en place des mesures de sécurité parfaitement adaptées à votre cadre et à vos employés. Pensez à :

  • Rédiger, et mettre à jour régulièrement votre plan d’évacuation incendie.
  • Ne pas oublier de l’afficher au sein de vos locaux comme le réclament vos obligations en matière de sécurité.
  • Former vos salariés à l’utilisation des robinets d’incendie armés ou à l’usage des extincteurs. N’oubliez pas qu’il en existe de plusieurs sortes !
  • Procéder à des exercices d’évacuation de manière régulière afin de bien préparer vos personnels à affronter cet évènement.
  • Constituer des groupes d’intervention, des équipes habituées à travailler ensemble.

Protéger votre entreprise contre les risques d’incendie n’est pas une mince affaire. Il faut établir une stratégie dès la conception des locaux, si c’est possible, et penser à des équipements de sécurité, des procédures et une organisation parfaitement adaptés à l’activité et à l’emplacement de votre société mais aussi à sa taille.

De cette façon, vous mettez toutes les chances de votre côté afin d’éviter que votre entreprise ne pâtisse d’un tel incident. Le mieux est, à notre avis, de vous faire aider dans ce travail par un professionnel de la sécurité.

4 conseils pour protéger vos documents sensibles d’un incendie

Comment protéger vos documents sensibles d'un incendie ? L’incendie est une menace importante pour toutes vos données compilées sur des supports physiques comme les dossiers papiers, mais aussi pour celles que vous conservez sur des supports électroniques. Comment les protéger ? Suivez ces quelques conseils :

  • Placez vos documents les plus précieux, qu’ils soient papiers ou informatiques, dans un local dédié protégé par une porte coupe-feu. Équipez ce local d’extincteurs de type CO2 ou d’un système d’extinction par gaz inerte et n’y stockez pas de matériels ou de surfaces inflammables.
  • Classez vos supports papier ou informatiques dans des armoires que vous garderez fermées.
  • Sauvegardez vos documents uniques dans des armoires ou des trésors résistants au feu, c’est-à-dire ignifugés.
  • Mettez en place une procédure de signalisation (déclenchement d’alarme, ouverture des issues de secours) et d’évacuation.

Dégâts des eaux et du feu : comment assurer la protection des locaux informatiques en entreprise ?

La lutte contre l’incendie en entreprise nécessite la mise en place d’une véritable stratégie de sécurisation des locaux et des employés de votre société. La sécurité physique comme informatique des locaux doit impérativement être assurée, si vous ne voulez pas que votre entreprise souffre trop en cas d’incendie, mais aussi en cas de dégât des eaux. Comment mener à bien intelligemment une telle politique de sécurité ?

Dégâts des eaux et du feu : les ennemis n°1 de votre société

Dégât des eaux et dégât du feu font partie des accidents les plus couramment relevés par les sociétés d’assurance, que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises. Pourquoi ? Si vous avez mis en place un plan de prévention incendie, vous savez que le feu, et il en va de même pour l’eau, peut très facilement causer d’énormes dégâts dans vos locaux, et notamment dans vos locaux informatiques.

À ce propos, souvenez-vous qu’il est obligatoire, de penser à afficher un plan d’évacuation incendie à des endroits stratégiques de vos bâtiments, et même de mettre en place une formation contre le risque incendie pour vos employés.

Origine et conséquence d’un dégât du feu

Un incendie peut être criminel ou accidentel. Une chose est sûre : il se déclenche très facilement à partir du moment où carburant, comburant et source d’inflammation se rencontrent.

C’est pour cette raison que nous vous conseillons de mettre en place un véritable plan de lutte contre l’incendie dans votre entreprise et de veiller à bien sécuriser vos locaux informatiques, particulièrement exposés en cas de dégât du feu.

Quelles sont les conséquences d’un incendie en entreprise ? Elles peuvent être catastrophiques ! Au niveau du système informatique, un dégât du feu, souvent associé à un dégât des eaux qui résulte de l’extinction de l’incendie, rend votre système inopérant pendant un long moment. Pour quelles raisons ? Un tel événement a des répercussions au cœur même de votre installation :

  • Votre centre informatique peut être totalement détruit et vos données perdues.
  • Fibre optique et câblages au cuivre sont irrémédiablement abîmés.
  • Produits d’extinction et fumées polluent l’atmosphère.

Origine et conséquences d’un dégât des eaux

Protéger votre entreprise des dégâts des eaux et des inondations.

Comme le dégât du feu, le dégât des eaux peut survenir facilement et à n’importe quel moment. Une infiltration consécutive à de gros orages dans la façade ou dans la toiture, une évacuation des eaux usées bouchée, des ruptures de conduite de réfrigération dans vos systèmes de climatisation et de refroidissement, ou pire, des tuyauteries frigorifiques mal isolées, parfois même des conduites d’eau domestique qui éclatent, les sources de dégâts des eaux sont nombreuses et difficilement évitables.

Vous devez comprendre aussi qu’un dégât des eaux n’est pas toujours visible. C’est même là qu’il est le plus problématique, car il peut se propager à de nombreux secteurs sans que vous n’en ayez conscience au début.

Quelles conséquences un tel incident va-t-il avoir sur le fonctionnement de votre entreprise ? Il est évident que la situation va dépendre de l’ampleur du dégât des eaux. Sachez cependant qu’il peut considérablement ralentir la vie de votre entreprise et qu’il peut même, surtout s’il est difficile à découvrir, mettre certains secteurs à l’arrêt :

  • Il provoque des courts-circuits qui peuvent mettre à mal des équipements et notamment des équipements informatiques.
  • Il crée des dangers d’électrocution et peut mettre en danger la vie de vos employés.
  • Il détériore progressivement certains équipements sensibles à la corrosion et à l’humidité comme les connecteurs et les câbles.

Heureusement, il est possible d’assurer la sécurité physique informatique ainsi que la sécurité physique des locaux mais aussi la sécurité du matériel informatique et même la sécurité des systèmes d’informations, autrement appelée sécurité SI, en menant une politique spécifique de prévention contre ces dégâts et en assurant la protection de l’entreprise à l’aide de matériels, d’accessoires et de normes de sécurité très présentes dans le domaine de la sécurité incendie en entreprise. Comment ? Lisez la suite ! 

Que faire pour limiter les risques d’incendie et de dégâts du feu ?

Protégez vos locaux informatiques des incendie

Prévention des risques incendie et protection sont les maîtres-mots de la lutte contre l’incendie en entreprise. Comment agir ? Voici quelques astuces.

Pour prévenir

Pour garantir la sécurité de vos locaux informatiques et de leur contenu, la sécurité SI, commencez à réfléchir, si vous le pouvez, dès la construction des bâtiments. De cette façon, vous pouvez éloigner un bâtiment informatique d’un bâtiment contenant des produits inflammables.

Vous avez aussi la possibilité, notamment lors de la rédaction du DUERP, de mener une étude sur la manière dont le feu se propagerait dans votre entreprise. Que faire ensuite ? Placez des équipements, comme des sas ou des parois anti-feu, qui vous permettront de compartimenter vos locaux.

D’autres mesures permettent encore d’assurer la meilleure prévention possible contre les dégâts du feu. Citons :

  • La vérification régulière des circuits électriques.
  • L’éviction des chaînes de blocs « multi-prises ».
  • La mise en place d’organes dédiés à la détection des fumées.

Pour protéger

La protection est le pendant de la prévention dans la lutte contre l’incendie en entreprise. Quelles mesures mettre en place ?

  • Les données et les matériels informatiques sont fragiles. Pour les protéger efficacement, n’oubliez pas de prévoir des systèmes d’extinction d’incendie adaptés. Tous les extincteurs ne fonctionnent pas avec les mêmes produits et ne représentent pas les mêmes risques pour vos matériels informatiques ou vos personnels. Renseignez-vous auprès des pompiers de votre localité !
  • Les sorties de secours sont indispensables dans la lutte contre les incendies au sein de votre société. Placez-les judicieusement. Elles vous permettront ainsi d’évacuer facilement personnels et matériels, si nécessaire.
  • Les exercices sont essentiels pour tester le plan catastrophe que vous avez mis au point. Prévoyez, dans celui-ci, le repli de vos ressources informatiques vers un lieu spécifique.
  • Les armoires ignifugées sont idéales pour protéger vos données sensibles et vos supports informatiques. N’oubliez pas, cependant, de les garder fermées.

En suivant scrupuleusement ces quelques conseils, vous limitez considérablement vos risques d’incendie et leurs conséquences. Qu’en est-il pour le dégât des eaux ? Peut-on appliquer les mêmes mesures ? D’autres sont-elles utiles ? Lisez la suite !

Que faire pour limiter les risques d’inondation et de dégât des eaux ?

Comme dans le cadre de la lutte contre l’incendie, c’est en amont qu’il faut réfléchir pour limiter les risques d’inondation et de dégât des eaux au sein de votre entreprise. Que faire ? Mettez en place ces quelques mesures de prévention et de protection. 

Mesures de prévention envisageables dans la lutte contre le dégât des eaux 

Des mesures simples limitent considérablement un tel risque au sein d’une entreprise. Lesquelles ?

  • Le choix de la localisation de vos bâtiments informatiques. Le sous-sol et le dernier étage, plus exposés à des risques d’inondation, sont à éviter
  • La circulation d’eau ne doit pas se faire dans la salle informatique. Placez vos systèmes de conditionnement d’air en dehors de cette salle.
  • La conception de vos chemins de tuyauterie de plomberie doit être intelligente. Ne passez pas au-dessus ou à l’intérieur de vos salles informatiques !


Mesures de protection contre le dégât des eaux 

Comme dans le cadre de la lutte contre le dégât du feu, il existe des mesures de protection à mettre en place :

  • Vous pouvez utiliser des systèmes de détection des fuites.
  • Vous pouvez vous servir de tubes hermétiques pour vos câblages d’alimentation et de réseaux.
  • Vous pouvez envisager de compartimenter vos planchers. De cette façon, c’est plus facile pour vous de détecter les éventuelles fuites. Profitez-en pour mettre en place des systèmes d’évacuation.

Limiter les dégâts du feu et des eaux est possible en entreprise en mettant en place des mesures simples de prévention et de protection. Installer des systèmes de détection pour la fumée ou les fuites, prévoir des systèmes d’extinction adéquats, isoler les locaux à risque… Toutes vous évitent les désagréments de tels dégâts qui peuvent mettre à mal vos finances, vos bâtiments et vos salariés. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à demander celle d’un professionnel.

Tout savoir sur les alarmes anti-intrusion

Plus de 17 000 cambriolages ont eu lieu en France dans des locaux industriels, commerciaux ou financiers début 2016.

Les responsables d’entreprise doivent donc tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens au sein de leurs bâtiments. C’est la raison pour laquelle les sociétés font appel aux nouvelles technologies pour renforcer la sécurité. Ces nouveaux dispositifs consistent notamment à mettre en place des système d’alarmes anti-intrusion.

Mais de quoi s’agit-il exactement et comment fonctionnent ces systèmes ?

Définition d’une alarme anti-intrusion

Une alarme intrusion est un équipement électronique destiné à assurer une mission de sécurité dans un environnement en alertant les occupants par le biais d’une sirène d’alerte. Ce dispositif a pour but de dissuader et de faire fuir les individus malintentionnés tels que les cambrioleurs.

On distingue deux sortes d’alarmes anti-intrusion:

  • Filaires ;
  • Sans fils.

Bien que ces deux équipements soient destinés à sécuriser une entreprise, il existe tout de même des différences entre les deux systèmes :


Le modèle filaire se compose de câbles et coûte moins cher à l’achat. Il équipe des bâtiments comme les entrepôts et les grandes entreprises. Ce système est réputé plus fiable que son homologue sans fils et il sera possible d’installer plus de détecteurs.

Pour poser une alarme filaire, il est préférable de le faire à la construction de l’entreprise pour obtenir un équipement à la fois discret et efficace, sinon, l’installation nécessitera de nombreux travaux de construction car les câbles devront être insérés dans les murs.

Le modèle filaire

L’alarme filaire fonctionne grâce au courant électrique et doit être reliée au secteur. Par conséquent, les entreprises qui choisissent ce système doivent impérativement posséder un groupe électrogène en cas de panne de courant due aux intempéries ou à une action menée par des personnes malintentionnées.

De plus, un équipement filaire doit être relié à une alarme anti-sabotage pour prévenir les responsables au cas où le coffret serait ouvert ou arraché par des cambrioleurs qui souhaitent circonscrire l’installation.Les alarmes filaires pour protéger votre entreprise

L’alarme sans fils

Cet équipement peu onéreux fonctionne par le biais d’ondes radio. Pour étendre le dispositif, il suffira juste de rajouter des détecteurs et de les relier à la centrale.

Une alarme anti-intrusion sans fils sera privilégiée si la surface à protéger n’excède pas 100 mètres carrés. Bien que ce dispositif soit rapide à installer, sa fiabilité sera moindre car des cambrioleurs expérimentés n’auront qu’à brouiller les ondes pour mettre le système hors-service.

De plus, si les murs sont trop épais ou que les détecteurs sont trop éloignés les uns des autres, des problèmes d’ondes peuvent apparaître et perturber la communication.

Enfin, vu que ces appareils ne sont pas reliés au courant électrique et qu’ils fonctionnent grâce à des batteries, il faudra surveiller très régulièrement le niveau d’énergie de celles-ci pour ne pas avoir de mauvaises surprises comme subir une panne de tout le système.

Composition d’une alarme anti-effraction

Un dispositif anti-intrusion se compose :

  • De détecteurs (d’ouverture, de chocs, volumétriques) ;
  • D’une centrale d’alarme intrusion ;
  • De sirènes ;
  • D’un transmetteur GSM.

Zoom sur les différents détecteurs

Les détecteurs d’ouverture vont signaler toute tentative de pénétration par ouverture des portes et des fenêtres, celles-ci étant fermées lorsque l’installation est en service.

Les détecteurs de chocs, de vibrations et de bris de glace vont déclencher l’alarme dès qu’une agression mécanique contre la paroi ou une issue de la zone surveillée va avoir lieu.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement sont des capteurs qui vont détecter le mouvement d’un intrus ou sa présence dans un volume.

La centrale d’alarme

C’est le cœur et le cerveau de l’installation de détection intrusion. Elle a pour but de :

  • Regrouper et d’analyser les informations émises par l’ensemble des détecteurs ;
  • Lancer la sirène d’alarme en cas d’anomalie constatée dans le périmètre surveillé.

Dans une installation filaire, la centrale d’alarme doit alimenter continuellement en énergie les détecteurs et les dispositifs de signalisation d’alarme, même en cas de défaillance de l’alimentation par le secteur.

La centrale doit contrôler en permanence le circuit d’autoprotection et assurer la résistance à la fraude de toute l’installation.

Mise en service de l’installation

La mise en et hors service de l’installation est assurée par un boîtier électronique placé à l’intérieur des bâtiments. La centrale d’alarme se trouvant dans les locaux à protéger, l’usager doit pouvoir quitter les lieux après avoir mis tout le système en service.

La centrale d’alarme anti-effraction permet de paramétrer les différentes fonctions de l’alarme, par exemple pour éviter que celle-ci ne se déclenche lors du passage d’un petit animal.

La sirène a pour but de dissuader et de mettre en fuite les cambrioleurs (son déclenchement est efficace dans plus de 80 % des cas).

Le transmetteur GSM

C’est un appareil relié généralement au réseau téléphonique qui compose automatiquement certains numéros (responsables d’entreprises, télésurveillance…) et délivre une alarme sous forme d’un signal sonore ou bien d’un message pré-enregistré ou codé.

Les différents détecteurs des systèmes d’alarme anti-intrusion

Une alarme anti-intrusion professionnelle comprend différents capteurs qui portent chacun une désignation en fonction de leur emplacement. Ces détecteurs peuvent être :

  • Périphériques (la surveillance s’exerce sur le pourtour de la zone concernée) ;
  • Périmétriques (placés sur l’enveloppe, les parois et les issues des locaux surveillés) ;
  • Intérieurs (placés à l’intérieur des bâtiments).
Les différents détecteurs de vos alarmes anti-intrusion

Zoom sur les détecteurs d’ouverture

Les détecteurs d’ouverture ont pour mission d’envoyer un signal à la centrale d’alarme lorsqu’une porte ou une fenêtre est ouverte alors qu’elle devrait être close.

Si un cambrioleur force un système d’ouverture, la liaison électrique entre le contact fixé sur la porte ou la fenêtre et entre l’aimant placé sur l’ouvrant est rompue, déclenchant automatiquement les sirènes d’alarme.

Les détecteurs de mouvement sont chargés de repérer les déplacements de personnes dans un espace protégé. On en distingue plusieurs types :

  • Les détecteurs de mouvement situés en extérieur ;
  • Les détecteurs pour petites surfaces ;
  • Les détecteurs de mouvement dits verticaux (adaptés aux portes et fenêtres).

Les modèles placés en extérieur doivent résister aux intempéries. La nuit, ils captent les présences indésirables grâce à un fonctionnement infrarouge. Ils sont particulièrement adaptés aux lieux humides comme les caves par exemple.

Dans les petites pièces, les capteurs dédiés aux petites surfaces pourront relever la présence d’un intrus dans un espace clos.

Principe de fonctionnement de l’alarme anti-effraction et des détecteurs

Un système d’alarme a pour objectif de prévenir les principaux responsables et les occupants lorsqu’une tentative d’effraction a lieu dans une zone surveillée.

Les détecteurs, placés à des endroits stratégiques, vont donner l’alerte par le déclenchement des sirènes et avertir les personnes habilitées.

Si l’entreprise se situe dans une zone isolée, la centrale d’alarme intrusion pourra être complétée par un dispositif de télésurveillance ou même de vidéosurveillance.

Il est préférable de placer les détecteurs aux endroits de l’entreprise les plus exposés, par exemple dans les pièces donnant sur l’extérieur. Ainsi, en cas d’effraction, l’alarme sera déclenchée dès la tentative de cambriolage et pourra par conséquent protéger le reste de l’entreprise en intimidant les cambrioleurs.

Les détecteurs par cellule photo-électrique

Un faisceau d’ondes luminescentes est capté par une cellule photo-électrique. La coupure de ce faisceau, par le passage d’un intrus, réalise une condition d’alarme. Ils peuvent être placés devant ou derrière une entrée, une porte, au départ d’un couloir ou d’un escalier…

Les détecteurs infrarouges ‘passifs’

Ces détecteur sont dits passifs car ils n’émettent aucune radiation. Lorsqu’un corps humain passe dans le faisceau de détection, la température va s’élever d’environ 2 degrés/seconde. L’émission de ce rayonnement infrarouge va être convertie en courant électrique et, lorsqu’un certain seuil sera dépassé, l’alarme va se mettre en marche et déclencher la sirène d’alerte.

Les détecteurs infrarouges ‘rideaux’

Ils fonctionnent comme les détecteurs ‘passifs’ mono-directionnels, sauf que le faisceau récepteur n’est cette fois-ci non pas linéaire mais agit sur un plan. Le capteur, qui fait une dizaine de centimètres et a une portée d’une dizaine de mètres, oppose un véritable rideau à toute tentative d’intrusion.

Les détecteurs infrarouges ‘barrage’

Ils constituent une variante de ce gente de capteurs de surface. Cependant, le rideau n’agit pas en continu mais se compose de plusieurs faisceaux situés dans un même plan.

Les détecteurs hyperfréquences ‘barrière’

Ces détecteurs sont du genre actif car ils émettent des ondes hyperfréquences. L’émetteur et le récepteur sont séparés et la distance entre eux peut aller jusqu’à 500 mètre, ils sont donc privilégiés en industrie. L’émetteur envoie un faisceau d’énergie électromagnétique vers le récepteur. La détection se fait lorsque le signal émis n’est plus capté par le récepteur du fait de la présence d’un intrus dans le faisceau.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement

Ces capteurs détectent la présence et le déplacement d’un cambrioleur dans un volume contrairement aux capteurs ponctuels ou linéaires qui ne surveillent que des points ou des directions précises.

Les détecteurs infrarouges ‘barrières’

Ce sont des détecteurs ‘actifs’ parce qu’ils sont composés d’un émetteur et d’un récepteur situés à une certaine distance représentant la portée du détecteur. Ils fonctionnent comme les barrières photo-électriques : une coupure du faisceau d’énergie infrarouge émis constitue une condition d’alarme.

Prix d’une alarme anti-effraction

Les tarifs vont dépendre de la surface à protéger ainsi que des fonctionnalités et des différentes technologies. Plus l’espace sera important, plus il y aura d’ouvrants (portes et fenêtres), et plus il y aura de détecteurs à installer.

Le budget final dépendra donc de toutes ces caractéristiques.

Pour avoir une alarme performante, il faudra un système qui ne se déclenche pas inutilement.

Le mieux est d’opter pour une double technologie mêlant ultrasons et infrarouges ou infrarouge et hyperfréquence.

Une alarme entrée de gamme coûtera entre 300 et 800 euros et il faudra compter plus de 1200 euros pour un modèle haut de gamme.

Si le dispositif d’alarme est compris avec un système de télésurveillance ou de vidéosurveillance, le pack coûtera moins cher. Il faudra tabler entre 1000 et 1400 euros pour un équipement à la pointe de la technologie.

Plan d’évacuation incendie : les normes à respecter

Les entreprises et locaux commerciaux sont régulièrement frappés par des incendies.

Environ 70 % des entreprises qui en sont victimes mettent la clef sous la porte les mois suivants la catastrophe.

Selon l’INRS

Les incendies ne sont pas seulement dramatiques pour les hommes.

Ainsi, gérer le risque incendie de façon préventive s’avère fondamental.

C’est pourquoi les entreprises mettent en place de nombreux moyens techniques pour lutter contre les incendies et sont dans l’obligation d’afficher des plans d’évacuation au sein de leurs établissements.


Mais quelles procédures régissent ces plans et que doivent-ils impérativement contenir ?

À quoi sert un plan d’évacuation dans une entreprise ?

Qu’est-ce qu’un plan d’évacuation ?

Il s’agit d’un plan schématique représenté sous forme de pancarte inaltérable destiné à faciliter l’intervention des secours.

Ce document doit être bien visible et placé à une hauteur de 1.5 m. On le trouve à des endroits stratégiques correspondant au chemin d’évacuation :

  • l’entrée principale des locaux,
  • à proximité des escaliers et des ascenseurs
  • les lieux de rassemblement empruntés par les occupants tels que les salles de réunion et la cafétéria.

En cas d’incendie, ce document doit permettre aux occupants de pouvoir se repérer facilement afin de pouvoir rejoindre les issues de secours les plus proches et quitter les lieux le plus rapidement possible pour aller se mettre dans un endroit sécurisé (point de rassemblement).

Ces plans permettent de savoir où se trouvent les moyens de secours pour combattre un début d’incendie (extincteurs, Robinets d’Incendie Armés…) ainsi que les emplacements des vannes de coupures d’urgence de l’eau, du gaz…

Sur ces pancartes est également indiqué tout ce qui peut servir aux équipes de secours pour intervenir dans les meilleures conditions.

La conception des plans d’évacuation se réfère à la norme NF X 08-070 du 1er juin 2013 regroupant aussi les plans et documentations techniques de sécurité ainsi que toutes les consignes et instructions.

Au niveau international, c’est la norme ISO 23 601 qui sert de référence.

Le plan d'évacuation permet de repérer facilement les issues de secours

Les normes et obligations que doivent respecter les plans d’évacuation

Liste des éléments notés sur un plan d’évacuation

Dans une entreprise, un plan d’évacuation doit impérativement contenir les éléments suivants :

  • le nom de l’entreprise ;
  • la date de conception du plan, le numéro de celui-ci ainsi que le nom du concepteur ;
  • le nom du niveau concerné ;
  • l’emplacement du ou des points de rassemblement ;
  • une légende avec la désignation des symboles sur le plan ;
  • les indications indispensables à l’évacuation des occupants de l’établissement (itinéraire menant aux issues de secours) ;
  • l’emplacement et la désignation des moyens de premiers secours (système d’alarme, extincteurs…)
  • l’indication de l’observateur avec la mention ‘vous êtes ici’ ;
  • la localisation des porte coupe-feux, des cloisonnements et des ouvertures.

Le plan doit également être réalisé dans le respect de la norme NF S 60-303 (couleurs, symbolique…).

Les plans d’évacuation doivent impérativement être affichés partout où ils pourront être aperçus facilement. (sous-sols, rez-de-chaussée et étages compris).

Qu’est-ce que la norme NF X 08-070 ?

Cette norme dresse la liste de tous les éléments devant être inscrits sur un plan d’évacuation, les pictogrammes de couleur à utiliser et toutes les caractéristiques à respecter.

En cas de sinistre, les occupants de l’entreprise doivent pouvoir apercevoir nettement le plan d’évacuation. À cet effet, il va être placé à une distance dite d’observation.

Il doit donc être orienté en fonction de la position de l’observateur (par exemple des lieux placés à droite se trouveront à droite de l’observateur).

Le plan doit être clair, précis et concis pour pouvoir être compris facilement en cas de sinistre afin de permettre aux personnes de se situer et se mettre en sécurité aussi vite que possible.

Le dessin représentant l’infrastructure doit respecter une taille allant de 1/250e à 1/350e.

S’il se trouve dans un couloir ou dans une zone empruntée par les piétons, ses dimensions doivent être égales à celles d’une feuille A3 (420x297mm).

S’il est affiché dans une pièce unique, sa taille doit être de celle d’une feuille de format A4 ((210x297mm).

Les symboles représentés sur le plan sont uniques et sont destinés à être facilement identifiés en cas d’incendie pour permettre aux usagers de trouver aisément les matériels de premiers secours, les dispositifs d’alarme, les itinéraires d’évacuation et les issues de secours.

Si des travaux sont effectués et qu’ils modifient la structure du bâtiment, les consignes doivent être remises à jour. Dans tous les cas, elles doivent faire l’objet d’une vérification au moins une fois dans l’année.

Les consignes anti-incendies doivent être vérifier tous les ans

Sécurité incendie : que dit la loi ?

Dans quelles entreprises doivent être affichées les consignes de sécurité incendie ?

Une consigne de sécurité incendie est établie et affichée de façon claire et visible dans les établissements mentionnés à l’article R. 4227-34 du code du travail.

Cet article concerne les établissements de plus de 50 personnes où sont stockées et manipulées des matières explosives et inflammables.

L’article R. 4227-34 stipule que :

  • Une consigne est affichée dans chaque local dont l’effectif est supérieur à 5 personnes et dans les locaux cités dans l’article R. 4227-24 ;
  • une consigne se trouve également dans chaque local ou dégagement qui dessert un ensemble de locaux

Quelles sont les consignes principales qui doivent être soulignées ?

Les consignes d’une importance capitale sont :

  • le nom des personnes dont la mission est d’appeler les pompiers dès qu’un départ de feu est signalé ;
  • l’adresse ainsi que le numéro d’appel téléphonique du service de secours qui doit être appelé en priorité en caractères lisibles ;
  • les moyens mis à disposition des personnes pour envoyer le signal d’alerte ;
  • le nombre d’espaces sécurisés, les lieux où ils se trouvent et les mesures particulières pour les personnes handicapées ;
  • l’emplacement et la liste du matériel d’extinction et de secours ;
  • les personnes habilitées à utiliser ce matériel ;
  • les salariés chargés de diriger les travailleurs et le public vers les issues de secours (guide-files et serre-files) ;
  • le rôle de chaque personne apercevant un départ de feu de lancer l’alerte et d’utiliser les moyens de premiers secours sans attendre les salariés habilités.