Sécurité en entreprise : le guide des termes à connaître

Chaque année, en France, ont lieu près de 350 000 cambriolages, dont 60 000 concernent des locaux financiers (selon securitegooddeal), commerciaux ou industriels. Face à ces chiffres en perpétuelle augmentation, la sécurité en entreprise ne doit pas être négligée. Afin de mieux s’y retrouver parmi tous les dispositifs de dissuasion et de protection, il est indispensable d’éditer un glossaire regroupant tous les termes destinés à assurer la protection physique des entreprises.

Lexique de la sécurité en entreprise :

Ce guide comprend les définitions des différents dispositifs et moyens utilisés en entreprise pour se protéger des différents dangers auxquels elles sont exposés quotidiennement. 

Accessibilité :

Depuis la loi du 11 février 2005,l’ ensemble des dispositions mises en oeuvre se base sur une accessibilité généralisée. C’est-à-dire que toute personne, même en situation de handicap, doit pouvoir accéder aux locaux et pouvoir s’y déplacer facilement.

Accès à distance :

Programmation ou maintenance de la centrale d’alarme depuis un ordinateur éloigné.

Activation / désactivation de la centrale :

Action de mettre en ou hors service les alarmes au sein de l’entreprise. Par exemple, lorsque les employés travaillent, les détecteurs volumétriques seront désactivés pour ne pas déclencher la sirène. Les alarmes seront remises en service la nuit pour sécuriser les bâtiments et prévenir en cas d’intrusion.

Affichage :

Écran qui affiche les fonctions de la centrale pour pouvoir la paramétrer.

Agent de sécurité :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes au sein de l’entreprise. Leurs missions sont diverses :

  • Contrôle d’accès
  • Levées de doute
  • Rondes de surveillance
  • Rédaction de rapports d’anomalie
  • Etc.

Agent cynophile :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes en compagnie d’un chien dressé.

Ce lexique de la sécurité en entreprise regroupe non seulement les différents systèmes d’alarme destinés à empêcher et à avertir en cas d’effractions dans les locaux, mais aussi les dispositifs chargés de prévenir les salariés et les responsables en cas d’anomalie constatée.

Le guide des systèmes d'alarmes et leurs définitions.

Le guide des systèmes d’alarme :

Les alarmes peuvent être :

  • Générales (signal sonore qui prévient les occupants et les responsables d’une anomalie)
  • Sélectives (seule une certaine catégorie de personnel sera prévenu du déclenchement)
  • Restreintes (Signal sonore et visuel qui avertit, grâce à un report sur le Système de Sécurité Incendie, uniquement les agents de sécurité, les responsables ou le personnel désigné de l’existence et de la localisation d’un sinistre)

Les alarmes sont réparties en plusieurs catégories selon la fonction qui leur est destinée, anti-intrusion, incendie, gaz, inondation.

Anti-intrusion :

Équipement qui détecte immédiatement la présence d’un intrus dans les locaux et envoie un signal sonore par l’intermédiaire de sirènes dans les bâtiments pour prévenir les responsables et les agents de sécurité d’une présence non désirée dans l’entreprise. Ce système envoie également une information à la télésurveillance et il comprend :

  • Une centrale
  • Des détecteurs d’ouverture et de mouvement
  • Des sirènes

La sécurité en entreprise est renforcée également par un équipement anti-incendie. Sa mission est de détecter un départ de feu et d’avertir, grâce à des détecteurs de chaleur et de fumée reliés à des sirènes, les occupants qu’ils doivent quitter les lieux aussi vite que possible.

Les détecteurs de gaz envoient l’information à une centrale qui va avertir les employés d’un danger pour leur santé (émission de gaz nocif et dangereux pour la santé comme le propane, le butane ou le monoxyde de carbone).

Le dispositif contre les inondations est composé d’une sonde externe pour les modèles sans fils ou d’électrodes placées das un boitier pour les modèles autonomes qui vont envoyer une information lorsque de l’eau va être détectée et émettre ensuite un signal sonore afin de prévenir les occupants.

Alerte :

Signal qui prévient de la menace d’un danger et invite à prendre les mesures pour y faire face (alerte à la bombe, au feu…) comme prévenir un service public de lutte contre l’incendie.

Alimentation :

Dispositif qui fournit l’énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement des installations de sécurité.

Antenne :

Élément qui transmet les ondes radio entre les différents composants du système de sécurité.

Anti-vol :

Équipement de sécurité destiné à empêcher les vols. Les anti-vols sont attachés aux produits et reliés aux portiques de sécurité qui vont déclencher une sirène aussitôt qu’une tentative de fraude sera détectée.

Auto-protection :

Les composants de l’installation possèdent une autosurveillance en cas d’ouverture des coffrets, de coupure ou d’arrachement des câbles. Ces composants sont gérés par la centrale 24h/24. Cette dernière envoie une information et prévient les responsables aussitôt qu’un problème est détecté.

Badge :

Carte plastique doté d’une piste magnétique et d’une puce remis uniquement aux personnes habilitées à pénétrer dans les locaux. Permet de filtrer les entrées et les sorties du personnel ainsi que des visiteurs dans les entreprises.

Badgeuse :

Boitier électrique placé à l’entrée des locaux pour identifier les possesseurs des badges et autoriser ou non l’accès. Cet équipement est relié à un système d’exploitation et peut enregistrer des données telles que les heures de prise et de fin de poste des employés, les tentatives d’accès non autorisées, etc.

Baie :

Ouverture pratiquée dans un mur ou une toiture pour permettre le passage de personnes ou l’éclairage des bâtiments.

Balisage :

Action de signaler les différents dangers tels que les obstacles ou les objets susceptibles de provoquer un accident en les rendant visibles grâce à des barrières, des plots, des cônes, ou à l’aide d’un marquage au sol (voies de cheminement et d’évacuation du personnel).

Barreau :

Élément en fer forgé plein, généralement sous forme de tube, placé devant une porte ou une fenêtre pour en sécuriser l’accès.

Barrière :

Équipement permettant de délimiter et de sécuriser l’accès à une entreprise. Les barrières séparent les voies piétonnes de celles des véhicules pour protéger les bâtiments et les personnes et limiter les risques d’accidents et de collisions.

Barre anti-panique :

Dispositif d’ouverture de secours situé sur une porte fermée de l’extérieur et qui consiste à appuyer sur une barre pour sortir.

Bi-fréquence :

Ondes radio d’un système d’alarme émises sur deux fréquences distinctes.

Biométrie :

Technologie informatique qui permet de reconnaître automatiquement une personne en analysant le visage, la voix, les empreintes digitales, le réseau veineux ou certaines parties de l’œil (iris). Cette technologie analyse les changements physiques du corps humain dans le temps et fournit des données extrêmement précises.

Bloc-salle :

On parle de « Bloc-salle » dans les Établissements Recevant du Public (ERP), les parties de l’établissement accessibles au public comme les halls, les foyers ou les dégagements.

Caméra de surveillance :

Appareil placé à l’extérieur et/ou à l’intérieur d’une entreprise pour filmer les déplacements des visiteurs et employés ainsi que les zones où sont entreposés les biens. Les caméras permettent de relever toute activité suspecte et donnent la possibilité aux responsables d’agir en conséquence.

Capteur sismique :

Système de surveillance qui détecte les vibrations provoquées par les déformations des sols.

Carte clé :

Clef électronique utilisée pour pénétrer dans un local sans avoir à entrer un code.

Centrale intrusion :

Boitier qui commande tout le système d’alarme et permet de traiter les informations et de les transmettre.

Clapet :

Élément d’obturation en position d’attente relié au Système de Sécurité Incendie et destiné au compartimentage.

Clavier à code :

Les utilisateurs désireux de pénétrer dans le local sécurisé doivent entrer un code secret à l’aide d’un boîtier électronique composé de touches.

Clôture :

Enceinte qui entoure un terrain pour en délimiter l’accès. Il peut s’agir d’un mur, d’une haie, d’un grillage, d’une palissade. Le but pour une entreprise est de sécuriser l’accès aux bâtiments, de dissuader les cambrioleurs et d’empêcher toute tentative d’effraction.

Conduit :

Volume fermé qui sert au passage d’un fluide précis.

Cylindre électronique :

Les utilisateurs ont à leur disposition un émetteur qui va envoyer une information à distance et actionner un cylindre placé à l’intérieur d’une serrure pour l’ouvrir ou la verrouiller.

Déclencheur Manuel (DM) :

Boitier destiné à signaler la présence d’un incendie. La personne qui constate un début d’incendie va appuyer sur le bouton et cette action va envoyer une information aux différents équipements de détection incendie situés dans l’entreprise qui vont agir en conséquence.

Sécurité en entreprise : l'éclairage et les detecteurs

Zoom sur les détecteurs :

Pour compléter le glossaire, il est nécessaire de faire le point sur les différents détecteurs qui équipent une entreprise.

Détecteur d’eau :

Appareil composé d’un capteur d’eau qui transmet un message à la centrale dans le cas d’une inondation. Est toujours placé au niveau le plus bas pour prévenir d’un dégât des eaux.

Détecteur de bris de vitre :

Un capteur transmet une information à la centrale lorsqu’une vitre est brisée. Le capteur peut être :

  • Passif
  • Actif
  • Acoustique

Détecteur de fumée et d’incendie :

Les capteurs sont sensibles aux particules de fumée qui se trouvent dans l’air (souvent les gaz toxiques). Les détecteurs de chaleur signalent une augmentation rapide de la température ou réagissent lorsqu’une température maximale est atteinte (plus de 60 degrés par exemple).

Détecteur de mouvements :

Également appelé détecteur de présence, les capteurs détectent la présence de volume et le déplacement dans une zone grâce à l’infrarouge. Le détecteur de mouvements est relié à la centrale intrusion et communique tout mouvement par radio afin de prévenir les tentatives de cambriolage dans les locaux professionnels.

Détecteur d’ouverture :

Capteur relié à aux portes ou aux fenêtres par exemple, et qui envoie une information à la centrale intrusion aussitôt qu’une ouverture est détectée.

Domotique :

Technologie permettant de contrôler, de programmer et d’automatiser les systèmes nécessaires au fonctionnement optimal de l’entreprise comme par exemple la gestion à distance des caméras de surveillance.

Éclairage :

Source de lumière électrique destinée à rendre visible les zones de travail et de circulation des employés et des visiteurs. L’éclairage peut être anti-panique, d’évacuation, de secours…).

E.R.P (Etablissement Recevant du Public) :

Les E.R.P (établissements recevant du public) sont classés en différents catégories en fonction du nombre de personnes qu’ils peuvent contenir :

  • Catégorie 1 (+ de 1500 personnes)
  • 2 : de 701 à 1500 personnes
  • 3 : de 301 à 700 personnes
  • 4 : – de 300 personnes
  • 5 : chiffres inférieurs à la réglementation

Les E.R.P. sont classés de plus en fonction de leur activité (type R-établissements d’enseignement et de formation, type M- magasins de vente et centres commerciaux…)

Extincteur :

Appareil de lutte contre l’incendie qui projette une substance (agent extincteur) destinée à éteindre un départ de feu. Il en existe 3 catégories : portatifs, fixes et mobiles.

Exutoire de fumée :

Équipement intégré dans un élément de construction destiné à évacuer les fumées et la chaleur et qui sépare l’intérieur des bâtiments de l’extérieur. Il présente un angle supérieur ou égal à 30° par rapport à la verticale.

Façade accessible :

Dans les ERP, la façade accessible représente la face extérieure d’un bâtiment et doit permettre aux services de secours d’intervenir à tous les niveaux. Elle comporte des baies accessibles à chaque niveau.

Film anti-effraction :

Pellicule rigide et autocollante en polyester appliquée sur la face intérieure d’une fenêtre pour renforcer la solidité du vitrage. En cas d’effraction, les films évitent aux fenêtres de voler en éclat.

Garde-corps :

Élément plein ou ajouré placé à hauteur d’appui destiné à éviter les chutes.

Installation :

Montage de la centrale intrusion et de ses composants.

Intrusion :

Se dit de la détection d’une ouverture anormale par l’un des capteurs de l’installation.

Issue de secours :

Porte destinée à l’évacuation du personnel en cas de sinistre.

Levée de doute :

Ronde de surveillance effectuée suite au déclenchement d’une alarme afin d’en connaître les origines.

Porte coupe-feu :

Élément de fermeture destiné, en cas d’incendie, à empêcher ou du moins à retarder au maximum la propagation des flammes dans tout le bâtiment.

Portier audio/vidéo :

Système électronique relié à une caméra permettant d’identifier et de pouvoir autoriser ou non l’accès à une personne désireuse de pénétrer dans les locaux.

Portiques de détection :

Dispositif antivol équipé d’une ou de deux bornes placé à l’entrée d’un magasin ou d’une entreprise pour contrôler le passage des visiteurs et/ou des salariés. Ces portiques fonctionnent avec des marqueurs antivols placés sur les produits en vente qui vont déclencher une sirène si l’antivol n’est pas retiré du produit ou désactivé lorsqu’il passera dans le champ du portique de détection.

Programmation :

Action de régler et paramétrer la centrale.

Robinet d’Incendie Armé (R.I.A) :

Moyen de secours de première intervention destinée à lutter contre les incendies. Il s’agit de tuyaux alimentés en eau sous pression constante (minimum 8 bars).

Serrures sans fil :

Système électronique muni d’un clavier numérique à code permettant de sécuriser une zone déterminée.

Sirène intérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’intérieur des bâtiments.

Sirène extérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’extérieur des bâtiments.

Société de gardiennage :

Prestataire désigné par une entreprise pour sécuriser les bâtiments et qui emploie du personnel spécialisé pour assurer cette fonction (agents de surveillance, rondiers intervenants, agents cynophiles…)

Sprinkler :

Installation fixe d’extinction automatique à eau (permet d’éteindre et de contenir un début d’incendie).

Système de Sécurité Incendie (S.S.I) :

Un S.S.I est le dispositif chargé de détecter, d’informer et d’intervenir dans un établissement en cas d’Incendie (déclenchement des sirènes, de la fermeture des portes coupe-feux, ouverture des exutoires…).

Télésurveillance :

Installation technique permettant de surveiller à distance des lieux, des machines ou des personnes. Cet équipement est relié à une société de télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables en cas de problème dans l’entreprise.

Test cyclique :

Permet une vérification régulière afin de s’assurer que la ligne téléphonique et la centrale fonctionnent de manière optimale.

Transmetteur téléphonique :

Appareil qui va transmettre via une ligne téléphonique un signal d’alerte à la télésurveillance en cas d’anomalie.

Vidéosurveillance :

Système comprenant une ou plusieurs caméras de surveillance placées dans les zones à sécuriser.

Zone :

Nom donné aux différents secteurs d’un bâtiment (hall, escaliers, locaux techniques…).

Zone de détection :

Zone surveillée par un ensemble de détecteurs et/ou de déclencheurs manuels.

Zone partielle :

Paramétrage de la centrale intrusion pour activer/désactiver une zone de détection précise.

Si vous cherchez plus d’informations concernant la sécurité électronique en entreprise, consultez le glossaire spécifique au sujet.

Caméras analogiques ou IP pour protéger les entreprises ?

Près de 100 000 locaux professionnels ont été cambriolés en France en 2016 ! (d’après Homeprotection). Face à ces chiffres alarmants, les responsables d’entreprise doivent renforcer la sécurité de leurs bâtiments aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur afin de dissuader les cambrioleurs et empêcher toute tentative d’effraction.

Des dispositifs ont été mis en place afin de protéger physiquement les entreprises comme les portails, clôtures et les éclairages extérieurs d’une part, et des équipements efficaces qui vont assurer une protection électronique comme des systèmes d’alarmes sophistiqués couplés à des systèmes de vidéosurveillance d’autre part.

Il faut savoir qu’une entreprise équipée de caméras de surveillance verra le risque de cambriolages au sein de ses locaux divisé par 7.

Il existe deux types de caméras pour assurer la sécurité en entreprise : les modèles analogiques et les modèles numériques ou caméra IP Internet Protocol. Mais comment fonctionnent-elles et quelles sont les différences qui les caractérisent ?

Quelles caméras choisir en entreprise ? Faut-il s’équiper en caméra analogique ou numérique ?

Petit historique des systèmes de vidéosurveillance

Les caméras analogiques sont nées bien avant les caméras numériques. Le système de vidéosurveillance analogique est aujourd’hui encore plus répandu que l’équipement numérique dans les entreprises.

Cela s’explique par le fait que les entreprises ont eu un réel besoin d’augmenter leur niveau de sécurité avant la globalisation d’internet qui n’est réellement apparu que dans les années 90.

La technologie IP utilisant le réseau internet a connu un véritable essor à la naissance du haut débit, soit dans les années 2000. La technologie analogique ayant eu le temps de se développer quelques années auparavant, il est donc normal que les caméras analogiques soient actuellement plus répandues que leurs homologues numériques.

Fonctionnement des caméras analogiques et avantages et inconvénients de ces équipements

Le système de vidéosurveillance analogique fonctionne avec des caméras dont la mission est de filmer les mouvements et de transmettre l’information à un poste central qui va les enregistrer à l’aide d’un magnétoscope ou d’un enregistreur numérique (DVR).

Ce système comprend :

  • Une ou plusieurs caméras intérieures et/ou extérieures infrarouges et standards
  • Un dispositif d’enregistrement
  • Un câble coaxial qui va servir à transférer les images

Les avantages relatifs aux caméras analogiques

En plus de renforcer la sécurité en entreprise, ces caméras présentent des avantages non négligeables. En effet, elles peuvent être utilisées pour les installations qui nécessitent de nombreuses caméras (plus de 10).

Ces caméras étant très présentes sur le marché, de nombreux choix de formes et couleurs sont disponibles. Les responsables d’entreprise auront donc plus de chances de trouver le dispositif qui correspond le mieux à leurs attentes.

Le prix caméra analogique est généralement moins cher que le prix caméra IP. La technologie analogique étant plus ancienne, les coûts de fabrication sont moindres car les modèles IP réclament une technologie plus avancée, et donc plus onéreuse.

La plupart des marques et des modèles sont compatibles entre eux et peuvent être associées à un système d’alarme.

Il est désormais possible de passer de la caméra analogique vers caméra IP sans avoir à changer tout le matériel. Il suffit juste d’installer une carte télé dans l’ordinateur ou un magnétoscope numérique (DVR) qui sera capable de convertir les signaux analogiques en signaux numériques : les images numérisées pourront ainsi être conservées dans l’ordinateur.

Passer de la caméra analogique vers caméra IP est une opération simple.L’installation et la maintenance de ce système sont faciles et nécessitent peu de connaissances techniques.

Le rendu des images est net et les caméras fonctionnent correctement sous différentes luminosités.

Elles sont moins sensibles aux vibrations (utiles en cas de vent si elles sont placées sur un parking extérieur par exemple).

Les inconvénients des caméras analogiques

  • Les modèles analogiques manquent souvent de fonctions avancées comme l’audio ou le zoom.
  • Il est impossible de les gérer à distance (installation, maintenance…).
  • L’installation de tout le système est plus chère que pour un équipement IP car il faut mettre les câbles dans les murs, ce qui demande de gros travaux.
  • Les caméras perdent en netteté sur des distances plus longues.
  • Les capacités d’enregistrement sont limitées dans la durée.
  • Les détails sont difficilement lisibles.

Pour les vidéosurveillances sur longues distances, en cas d’une installation sans fil, le système aura du mal à transmettre les données au-delà de 100 mètres et, pour les distances supérieures à 500 mètres dotées d’un équipement filaire, il faudra passer par des systèmes capables de convertir le signal.

Faire la différence entre caméras analogiques et numériques en listant les avantages et les inconvénients.

Un système sans fil peut connaître des interférences et se voir parasité par un appareil GSM par exemple. Si le cas se produit, les images pourront être captées par d’autres dispositifs, ce qui pose donc un problème de confidentialité.

Comment fonctionnement les caméras numériques et quels sont les avantages et inconvénients de ces équipements ?

Les caméras IP Internet Protocol fonctionnent avec le réseau informatique (internet, intranet, LAN, VPN…). Ces « caméras réseaux » sont reliées à un serveur de vidéosurveillance qui récupère les images et les stocke sur un disque dur. Une caméra IP ou caméra réseau diffuse la vidéo directement sur un réseau ethernet.

S’équiper en caméra analogique ou numérique dépend des besoins en surveillance dans les entreprises.

Quels sont les avantages des caméras IP ?

La caméra IP est reliée à un serveur central (grâce à une connexion wi-fi ou un câble RJ45) qui est capable de gérer plusieurs sites éloignés géographiquement les uns des autres.

Une caméra IP possède sa propre adresse internet. Elle peut ainsi être reconnue sur le réseau et il est possible de la consulter depuis n’importe quel ordinateur.

Les coûts d’installation et de maintenance sont réduits. L’installation est simplifiée car le périphérique réseau utilise les câblages existants.

La caméra IP possède une excellente qualité d’image et ce même en entrée de gamme. La définition en pixels est quatre fois plus élevée qu’avec un équipement analogique et peut aller jusqu’à 10 mégapixels contre 0.4 seulement avec une caméra analogique. Donc le zoom avec un appareil IP permet d’obtenir des détails précis.

D’autres avantages caméras IP sont que les utilisateurs peuvent commander à distance certaines fonctions comme :

  • Le réglage
  • L’activation ou la désactivation de la ou des caméras
  • Le zoom et déplacement motorisé
  • Le paramétrage de la mise au point et du mode d’obturation et d’exposition

Les données enregistrées sur le disque dur sont illimitées et peuvent être visionnées n’importe quand et sans limitation de durée.

Les utilisateurs peuvent donc surveiller leur entreprise en temps réel grâce à un simple navigateur internet et à un logiciel de traitement des images installé au préalable.

De plus, le dispositif peut être paramétré en fonction des besoins de l’utilisateur :

  • prise de photos
  • association avec le système d’alarme ou les détecteurs de mouvement, d’intrusion ou de chaleur
  • alerte par SMS en cas de déclenchement d’alarme sur l’ordinateur ou le smartphone
  • enregistrement vidéo permanent ou uniquement en cas de déclenchement d’alarme…

Les inconvénients propres aux caméras IP :

Les inconvénients caméras IP sont les suivants :

  • Le prix d’une caméra avoisine les 200 euros.
  • L’installation nécessite l’intervention d’un informaticien car le paramétrage requiert de solides connaissances en informatique.

Il existe moins de choix dans les modèles IP que pour les modèles analogiques.

Ce type d’installations est surtout réservé aux installations ne nécessitant pas un grand nombre de caméras et dont le réseau est déjà solidement équipé en informatique.

Sécurité en entreprise et caméras.

Avant d’opter pour une caméra analogique ou IP, il est donc nécessaire de se poser les bonnes questions car il y a des différences majeures entre les deux équipements. Le type de caméra à choisir dépendra de son usage, de la taille de l’entreprise et des besoins en surveillance. Il semblerait que la technologie analogique laisse peu à peu la place à la technologie IP, plus flexible et plus évolutive. 

Comment éviter les cambriolages en entreprise en période de fin d’année ?

Les magasins et locaux professionnels sont la cible privilégiée des cambrioleurs, notamment en période de fin d’année lorsque les entreprises font le plein de matériel pour répondre à la demande des clients.

Avec environ 3.7 millions de crimes et délits recensés en France en 2016 (selon les chiffres publiés par le figaro), la sécurité en entreprise doit être rehaussée en prévention des intrusions. Alors comment lutter contre les cambriolages ?

Des équipements efficaces peuvent être installés pour protéger son local professionnel et éviter les cambriolages.

Mais quels sont ces dispositifs et quelles mesures préventives peuvent être adoptées pour élever le niveau de sécurité ?

Certaines entreprises ferment leurs portes en période de fin d’année et les responsables doivent s’adapter à certaines formalités imposées par la loi travail concernant les congés payés des employés.

Quelles sont ces différentes règles et comment sont-elles appliquées ?

Comment lutter contre les cambriolages ?

De nombreux chefs d’entreprise se demandent comment lutter contre les cambriolages et renforcer la sécurité au sein des locaux.

Les progrès en matière de technologie ont permis la création de systèmes anti-effraction efficaces pour protéger son local professionnel.

Le système d’alarme

La protection de l’entreprise est d’une importance capitale. La mise en place d’un système d’alarme en prévention des intrusions est indispensable pour protéger les bâtiments ainsi que les personnes et les biens.

Un système d’alarme fonctionne de la manière suivante : des détecteurs d’ouverture sont placés sur les portes et fenêtres de l’entreprise. Ces capteurs vont envoyer une information à la centrale d’alarme aussitôt qu’une tentative d’intrusion va être détectée, ce qui va automatiquement déclencher les sirènes et faire fuir les cambrioleurs dans 80 % des cas.

Les détecteurs d’ouverture sont couplés à des détecteurs de mouvements (volumétriques). Ces capteurs vont réagir dès qu’une présence va être repérée dans les bâtiments. Les détecteurs de mouvements sont également reliés à la centrale d’alarme intrusion qui va déclencher les sirènes en cas d’alerte.

Pour encore plus de sécurité, le système d’alarme peut être reliée à une télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables et les forces de l’ordre en cas d’intrusion dans les locaux.

Les autres systèmes électroniques pour éviter les cambriolages :

D’autres systèmes anti-effraction faisant appel à la technologie peuvent être utilisés pour assurer la sécurité en entreprise.

Le système d’alarme peut être couplé à un dispositif de vidéosurveillance.

Des caméras sont placées à divers endroits des locaux pour filmer les zones sensibles. Elles enregistrent les allées et venues des salariés ainsi que des prestataires et visiteurs et transmettent l’image sur un moniteur surveillé en permanence par une personne habilitée.

La protection de l’entreprise peut également être assurée par les dispositifs suivants :

  • Des systèmes biométriques
  • Des lecteurs de badge
  • Des serrures électroniques
  • Des systèmes anti-vol
  • Des portiques de sécurité

La biométrie est une technologie de haute sécurité qui fonctionne avec des lecteurs capables de reconnaître le visage, les empreintes digitales, les yeux ou encore le réseau veineux de chaque individu et ce même au bout de plusieurs années.

Les lecteurs de badge sont placés à l’entrée des locaux. Un badge est remis à chaque personne qui souhaite pénétrer dans l’entreprise. Les lecteurs permettent ainsi d’identifier et de sélectionner chaque individu.

Les serrures électroniques sont placées à l’entrée des zones à protéger. Les utilisateurs doivent entrer un code secret pour accéder aux zones sécurisées.

Les dispositifs anti-vols sont accrochés aux objets de valeur. Ils doivent impérativement être retirés ou démagnétisés lors du passage en caisse. Si un objet franchit un portail de détection alors qu’il n’a pas été retiré au préalable, une sirène d’alarme va retentir pour avertir les responsables d’une tentative de vol.

Le matériel pour protéger son entreprise physiquement.

Le matériel pour protéger son entreprise

Les équipements destinés à empêcher les vols :

La protection électronique va de pair avec la protection physique. Ainsi, pour dissuader les cambrioleurs, les équipements suivants peuvent être installés :

  • Un rideau métallique
  • Un éclairage extérieur et intérieur de sécurité
  • Des vitrines renforcées
  • Des portes blindées
  • Un coffre-fort pour y mettre les liquidités et les objets précieux

Le rideau métallique va être le premier barrage face aux cambrioleurs. Il représente une frontière qui délimite l’accès à un espace sécurisé. Des panneaux indiquant que le site est protégé par un système de vidéosurveillance et/ou par une société de gardiennage peuvent être placés dessus et en devanture du magasin.

Un éclairage puissant et dissuasif va se mettre en marche dès qu’une présence va passer dans le faisceau du détecteur de mouvement.

Les vitrines peuvent être renforcées. Il existe des vitrages anti-effractions qui vont résister aux coups de masses ou de marteaux et des vitrages anti-vandalismes qui pourront s’avérer efficaces si un malfaiteur tente d’envoyer un objet pour tenter de briser la vitrine.

Les locaux seront sécurisés par des portes blindées plus compliquées à forcer pour les malfaiteurs. Car dans la majorité des cas, une porte qui résiste plus de 5 mn à une tentative d’effraction va décourager le cambrioleur et le faire abandonner.

Conseils pour bien protéger son entreprise

Il peut être judicieux de faire appel à une société de gardiennage pour protéger ses biens. Le prestataire choisi va mettre en place une équipe d’agents de sécurité et éventuellement des rondiers intervenants et des maîtres-chiens.

Vous pouvez aussi installer des boutons SOS sur les étals de votre magasin au cas où vous remarqueriez un individu au comportement suspect.

Installez un système dans vos locaux qui marque les malfaiteurs en les aspergeant d’un liquide vaporisateur. La solution spéciale se dépose sur les cambrioleurs et le produit agit comme un marqueur indélébile sur la peau et les vêtements durant des semaines. Le voleur sera identifié grâce à une lampe à ultra-violets.

Ne gardez pas de liquidités dans le tiroir-caisse ! Transférez les dès que possible vers un centre bancaire tout en étant accompagné. N’attendez-pas la fin de journée pour le faire.

Les articles les plus chers doivent être placés dans des vitrines sous clefs, et si possible à une certaine hauteur.

Augmentez votre niveau de vigilance aux heures d’ouverture et de fermeture des locaux.

Enfin, pour les responsables d’entreprises qui ferment durant les fêtes, ils doivent se pencher du côté de la loi travail afin de voir sous quelles conditions les salariés peuvent poser des congés payés à ce moment de l’année. 

Comment gérer les risques en entreprise et quels systèmes de sécurité mettre en place ?

Quels sont les éléments à prendre en compte pour sécuriser votre entreprise ? Quels moyens mettre en place pour être rentable et efficace ? Ces questions sont essentielles et très actuelles.

On ne compte plus les problèmes auxquels doit faire face notre société. Cela a eu un impact important sur la gestion de la sécurité en entreprise et la prise en compte des risques en entreprise.

En effet, les intrusions, les piratages et maintenant les risques d’attentats physiques concernent toutes les entreprises. Pour répondre à ces actes malveillants, la technologie s’est invitée du côté de la sécurité en entreprise.

Vidéosurveillance, cybersécurité, sont des systèmes qui permettent de limiter considérablement les risques pour votre entreprise, s’ils sont bien mis en œuvre et notamment s’ils sont confiés à des professionnels.

Comment faire ? C’est tout l’objet de cet article !

Les systèmes de gestion de la sécurité en entreprise

Soyons clairs, on distingue deux pôles au niveau de la gestion de la sécurité en entreprise. Le premier concerne la cybersécurité.

Le second traite de la sécurisation physique de votre lieu de travail. Comment avoir un management des risques de l’entreprise efficace ? Suivez-nous !

Des informations sécurisées

Sécuriser vos données efficacement est très important pour votre activité.

Pourquoi ? Il faut savoir que les entreprises sont de plus en plus connectées et dépendent d’outils tels que les ordinateurs portables, les smartphones ou encore de stockages tels que le cloud.

Ces instruments nécessitent des systèmes de sécurisation particuliers. Ces systèmes doivent être hautement sécurisés afin de stocker et de protéger des documents confidentiels, des courriels et tout autre dossier sensible.

Ils doivent aussi permettre de lutter contre le piratage.

De nombreuses personnes vont donc être employées afin d’assurer la sécurité au travail et plus particulièrement la cybersécurité au travail.

L’un des outils essentiels de la cybersécurité est la vidéo. La vidéosurveillance, aujourd’hui appelée la vidéoprotection, appartient à ce pôle.

Cet élément de sécurisation est soumis à une réglementation précise, définie par la CNIL, afin de protéger au mieux les personnes travaillant dans votre entreprise, mais aussi afin d’éviter toute tentative de vol, d’effraction ou de piratage au sein de votre société.

Les outils de surveillance ne peuvent pas être placés n’importe où et doivent faire face à de nombreux interdits destinés à protéger la vie privée de vos salariés.

C’est pour cette raison qu’il vaut mieux confier l’installation d’un système de vidéoprotection à un expert professionnel.

Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à consulter l’article Vidéosurveillance et respect des réglementations de la CNIL

La sécurisation physique de votre lieu de travail

La réglementation pour prévenir les incendies.

La classification des risques dans une entreprise est plurielle. Nous venons d’évoquer les menaces liées à l’utilisation de l’outil informatique et d’Internet.

Un autre risque, physique pour sa part, est important pour n’importe quelle entreprise : le risque d’incendie.

Ce risque est important en raison de la présence de serveurs, de machines ou d’autres équipements susceptibles en raison d’une panne ou d’un court-circuit d’entraîner un feu.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce risque est souvent accru en raison d’une mauvaise maintenance des systèmes d’extinction d’incendie des entreprises.

Les extincteurs ne fonctionnent pas correctement et entraînent de véritables tragédies en cas d’incident.

La réglementation pour prévenir des incendies est obligatoire

Comment éviter le problème ? Confiez ce travail à un professionnel ! Une entreprise spécialisée sera la plus à même de prendre en charge la maintenance et les tests nécessaires à un fonctionnement optimal de votre système anti-incendie.

Pour en savoir plus : Tout savoir sur la nouvelle réglementation incendie du 13 juin 2017 pour protéger son entreprise

Tout cela a un coût. C’est certain ! L’entreprise peut alors être tentée de tout gérer par elle-même ou de multiplier les partenaires à bas prix. Une bonne idée ? Pas sûr !

Pourquoi externaliser la sécurité de votre entreprise ?

Si le respect des règles de sécurité doit être, dans l’entreprise, l’affaire de tous, il y a des avantages certains à décider de la confier à un partenaire extérieur.

La plupart des entreprises sous-traitent la gestion des risques et la mise en place de leurs systèmes de sécurité à de nombreuses sociétés.

Sans cesse à la recherche du meilleur rapport qualité prix, elle confie la surveillance électronique de leur entreprise à un partenaire, la surveillance de la sécurité informatique à un autre et ainsi de suite.

Leur but ? Trouver ceux qui auront les meilleures compétences pour les mettre à l’abri tout en leur permettant de garder un budget équilibré.

Sont-elles gagnantes ? Rien n’est moins sûr ! S’il vaut mieux externaliser la sécurisation d’une entreprise, il est aussi important d’envisager un seul partenaire pour l’intégralité du système de gestion de la sécurité de celle-ci.

Pourquoi ? Voici ce que vous pouvez gagner en collaborant avec un partenaire unique.

  • Votre budget va être maîtrisé.
  • Votre niveau de sécurisation est garanti.
  • Vous avez une meilleure lisibilité de votre système de gestion de la sécurisation.

respectez, à coup sûr, la réglementation en vigueur

  • En confiant votre sécurité à un professionnel, vous respectez, à coup sûr, la réglementation en vigueur.

Ce ne sont que des exemples. Vous avez bien plus à gagner en choisissant, avec soin, votre partenaire.

N’oubliez pas que votre réputation passe aussi par votre capacité à suivre les règles de sécurité en entreprise et à protéger efficacement vos salariés et vos données.

Pour vous en persuader : Pourquoi externaliser la sécurité de son entreprise ?

Avoir un bon management des risques de l’entreprise, donner à ses salariés une vraie sécurité au travail ne s’improvise pas et peut parfois coûter très cher. Mieux vaut s’associer avec un seul partenaire, soigneusement choisi, si vous voulez profiter d’une bonne gestion des risques en entreprise tout en contrôlant votre budget. Ce partenaire peut se révéler être un véritable atout pour votre entreprise. Ne vous en privez pas !

Sécurité en entreprise : le problème posé par la vidéosurveillance ou vidéoprotection

La sécurité est devenue un enjeu massif dans les entreprises. C’est pour cette raison que les locaux où vous travaillez sont de plus en plus envahis par les dispositifs de vidéoprotection.

Ces équipements sont d’excellents moyens de dissuasion, car ils permettent de retrouver facilement les auteurs de vols et d’agressions et permettent de protéger efficacement les biens, les salariés et les visiteurs de la société.

Ils posent aussi un problème particulier. Toutes les personnes qui évoluent au sein de l’entreprise sont alors mises sous surveillance 24h/24h.

Quelles sont les règles à suivre ? Les droits des salariés de votre entreprise ?

C’est à ces questions que nous nous proposons de répondre dans la suite de l’article.

Vidéosurveillance : y-a-t-il des limites ?

Si vous installez des caméras de vidéoprotection dans votre entreprise, vous devez avoir conscience que vous ne pouvez pas le faire comme bon vous semble.

Eh oui, tout n’est pas permis ! Il y a des limites à ce que vous pouvez faire. Lesquelles ?

Les lieux où vous installez ces équipements de protection doivent être soigneusement choisis. Où avez-vous le droit de les installer ?

Suivez le guide ! Les caméras de vidéoprotection peuvent être placées au niveau :

  • des portes d’entrée et des issues de vos locaux,
  • des sorties de secours,
  • des voies de circulation,
  • des lieux de stockage de marchandises,
  • des lieux de stockage des biens de valeurs.

Vous n’aurez cependant aucunement le droit de placer de tels dispositifs de manière à filmer vos salariés à leur poste de travail.

Vous attenteriez au droit au respect de la vie privée, si vous le faisiez. Une seule exception : vous pouvez filmer un employé manipulant de l’argent.

Pour bien faire, il vous faut alors filmer le geste et non le caissier dans son entier.

De la même façon, vous pourrez filmer un entrepôt dans lequel sont stockés des biens de valeur même si des manutentionnaires travaillent dedans.

Veillez cependant à ne pas trop zoomer sur les employés !

D’autres lieux sont interdits aux caméras de vidéoprotection. Parmi ceux-ci, citons :

  • les lieux dévolus au repos de vos employés,
  • les toilettes,
  • les locaux syndicaux ou ceux des représentants du personnel,
  • les accès qui mènent aux locaux précédemment cités.

Si vous souhaitez assurer la protection d’un distributeur de nourriture dans une salle de pause afin de prévenir les viols et les dégradations, vous êtes en droit de le faire et d’installer une caméra à condition qu’elle ne filme que le distributeur.

Les limites de la vidéosurveillance dans votre entreprise

Vidéoprotection : des règles d’informations strictes

Ça y est, vous y voyez plus clair ? Avant d’aller plus loin, sachez que le règlement de la gestion de la sécurité en entreprise vous oblige à prévenir vos salariés de l’utilisation de ce système de vidéoprotection.

Ce n’est pas tout ! Vous devez aussi prévenir l’ensemble de vos visiteurs. Comment faire ? On vous dit tout ! Suivez-nous !

Comment procéder à une information collective ?

Vous l’avez compris, tous les employés et les visiteurs doivent être informés qu’ils se trouvent dans une zone sous vidéoprotection.

Affichez tout simplement un panneau !

Que devra-t-il mentionner ? Les inscriptions suivantes suffisent :

  • une mention de l’existence du dispositif
  • le nom du responsable
  • la procédure à suivre s’ils souhaitent voir les vidéos les concernant

Et pour l’information individuelle ?

En plus de l’affichage, vous allez devoir informer individuellement chacun de vos employés de l’existence de ce dispositif.

Vous pouvez le faire à travers une note d’information au personnel ou grâce à une lettre informant les salariés de la présence d’un système de vidéosurveillance, ou encore une attestation salarié vidéosurveillance.

Dans tous les cas, n’oubliez pas d’informer votre personnel de l’ installation d’une vidéosurveillance !

C’est une obligation légale !

La consultation et la conservation des images et des vidéos

Seules les personnes ayant reçu une autorisation particulière pourront consulter les images de la vidéoprotection.

Parmi ces personnes, on trouve notamment le chef de la sécurité que vous employez.

D’autres personnes devront recevoir une formation afin d’assurer la gestion de cet équipement dans votre société. Un sacré boulot, on vous l’accorde !

Les images en elles-mêmes ne peuvent pas être conservées plus d’un mois. Il faut savoir qu’en cas d’incident, quelques jours suffisent pour procéder à une vérification.

Si, par hasard, une action pénale est enclenchée, les images sont alors saisies. Cette opération est consignée dans un cahier spécifique. Les images sont conservées pour tout le temps de la procédure.

Les démarches administratives à mener avant d’installer un système de vidéoprotection

On n’installe pas un système de vidéoprotection sans le déclarer au préalable ! À qui ? Suivez-nous !

La vidéosurveillance doit être déclarée auprès de la CNIL

La CNIL ou le CIL

Vous devez obligatoirement faire une déclaration de votre équipement auprès de la CNIL si les caméras sont amenées à filmer un lieu qui n’est pas ouvert au public.

Sont concernés des lieux tels que les entrepôts, les réserves ou les zones dédiées au personnel. Attention ! Vous devez faire une déclaration par lieu équipé !

Si votre société compte dans ses rangs un CIL (Correspondant Informatique et Libertés), vous n’avez aucune déclaration à faire. Il s’en charge.

À la préfecture

Si vos caméras doivent filmer un endroit accessible au public tel que les entrées et les sorties du public, les caisses, les zones marchandes ou les comptoirs, il faudra alors que le dispositif que vous comptez installer soit autorisé par les instances de la préfecture du département ou la préfecture de police à Paris.

Où retirer le formulaire ?

  • dans les locaux de la préfecture du département,
  • sur le site Internet de l’Intérieur, en téléchargement,
  • sur le site de vidéoprotection, à remplir en ligne.

Aux représentants du personnel

Avant d’installer vos équipements de vidéoprotection, n’oubliez pas de prévenir les instances représentatives du personnel. C’est même une obligation !

Les recours en cas de non-respect des règles de la vidéoprotection

Qui pouvez-vous saisir si vous vous apercevez que vos droits n’ont pas été respectés ?

Les instances suivantes seront les plus indiquées pour vous répondre :

  • le service plaintes en ligne de la CNIL,
  • l’Inspection du Travail,
  • les services de votre préfecture, si les caméras filment des endroits accessibles au public,
  • la police ou la gendarmerie,
  • le procureur de la République.
Vous devez informer vos employés de l'installation d'un système de vidéoprotection

Les risques en cas de non-respect des règles en matière de vidéoprotection

C’est la loi n°95-73 du 21 janvier 2010, article 10 qui prévoit ce que vous risquez si vous manquez aux déclarations de la CNIL.

Petit tour des amendes et emprisonnements potentiels !

  • Vous risquez trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, si vous ne respectez pas les délais de destruction, si vous montrez les images à des personnes non-autorisées, si vous utilisez ces images à d’autres fins que celles prévues.
  • Vous risquez 15 000 euros d’amende si vous entravez l’action de la CNIL.
  • Vous risquez cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende pour une atteinte même involontaire aux droits des personnes.

Les risques en cas de non information de l’installation d’un système de vidéoprotection

Sachez que vous risquez gros ! Vous vous exposez à des risques de plusieurs ordres. Lesquels ?

  • Vous vous exposez à des risques civils. Vos salariés sont en droit de demander des dommages et intérêts en cas de préjudice.
  • Vous pouvez avoir des problèmes en droit du travail. Vous risquez une annulation de sanction si jamais votre système de vidéoprotection n’est pas en règle.
  • Vous risquez même des sanctions pénales. Vous serez accusés de délit d’entrave si vous faites l’impasse sur une déclaration au CE et de délit d’atteinte à la vie privée dans le cadre de l’article 226-1 du Code pénal. Ces dispositions ont déjà été invoquées par la CGT.
  • La Cour de cassation a aussi reconnu aux délégués du personnel le droit d’agir en justice pour obtenir le retrait de dispositifs jugés illégaux (Soc. 10 décembre 1997 n°95-42661).

Autant ne pas tomber dans le piège !

La sécurité en entreprise n’est pas une chose à prendre à la légère. S’équiper d’un bon système de vidéoprotection est toujours intéressant.

Veillez cependant à respecter toutes les normes et les règles d’installation d’un tel système si vous ne voulez pas être embêtés. Une bonne solution ? Faites appel à un professionnel !