Sécurité en entreprise : le guide des termes à connaître

Chaque année, en France, ont lieu près de 350 000 cambriolages, dont 60 000 concernent des locaux financiers (selon securitegooddeal), commerciaux ou industriels. Face à ces chiffres en perpétuelle augmentation, la sécurité en entreprise ne doit pas être négligée. Afin de mieux s’y retrouver parmi tous les dispositifs de dissuasion et de protection, il est indispensable d’éditer un glossaire regroupant tous les termes destinés à assurer la protection physique des entreprises.

Lexique de la sécurité en entreprise :

Ce guide comprend les définitions des différents dispositifs et moyens utilisés en entreprise pour se protéger des différents dangers auxquels elles sont exposés quotidiennement. 

Accessibilité :

Depuis la loi du 11 février 2005,l’ ensemble des dispositions mises en oeuvre se base sur une accessibilité généralisée. C’est-à-dire que toute personne, même en situation de handicap, doit pouvoir accéder aux locaux et pouvoir s’y déplacer facilement.

Accès à distance :

Programmation ou maintenance de la centrale d’alarme depuis un ordinateur éloigné.

Activation / désactivation de la centrale :

Action de mettre en ou hors service les alarmes au sein de l’entreprise. Par exemple, lorsque les employés travaillent, les détecteurs volumétriques seront désactivés pour ne pas déclencher la sirène. Les alarmes seront remises en service la nuit pour sécuriser les bâtiments et prévenir en cas d’intrusion.

Affichage :

Écran qui affiche les fonctions de la centrale pour pouvoir la paramétrer.

Agent de sécurité :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes au sein de l’entreprise. Leurs missions sont diverses :

  • Contrôle d’accès
  • Levées de doute
  • Rondes de surveillance
  • Rédaction de rapports d’anomalie
  • Etc.

Agent cynophile :

Personne chargée d’assurer la protection des biens et des personnes en compagnie d’un chien dressé.

Ce lexique de la sécurité en entreprise regroupe non seulement les différents systèmes d’alarme destinés à empêcher et à avertir en cas d’effractions dans les locaux, mais aussi les dispositifs chargés de prévenir les salariés et les responsables en cas d’anomalie constatée.

Le guide des systèmes d'alarmes et leurs définitions.

Le guide des systèmes d’alarme :

Les alarmes peuvent être :

  • Générales (signal sonore qui prévient les occupants et les responsables d’une anomalie)
  • Sélectives (seule une certaine catégorie de personnel sera prévenu du déclenchement)
  • Restreintes (Signal sonore et visuel qui avertit, grâce à un report sur le Système de Sécurité Incendie, uniquement les agents de sécurité, les responsables ou le personnel désigné de l’existence et de la localisation d’un sinistre)

Les alarmes sont réparties en plusieurs catégories selon la fonction qui leur est destinée, anti-intrusion, incendie, gaz, inondation.

Anti-intrusion :

Équipement qui détecte immédiatement la présence d’un intrus dans les locaux et envoie un signal sonore par l’intermédiaire de sirènes dans les bâtiments pour prévenir les responsables et les agents de sécurité d’une présence non désirée dans l’entreprise. Ce système envoie également une information à la télésurveillance et il comprend :

  • Une centrale
  • Des détecteurs d’ouverture et de mouvement
  • Des sirènes

La sécurité en entreprise est renforcée également par un équipement anti-incendie. Sa mission est de détecter un départ de feu et d’avertir, grâce à des détecteurs de chaleur et de fumée reliés à des sirènes, les occupants qu’ils doivent quitter les lieux aussi vite que possible.

Les détecteurs de gaz envoient l’information à une centrale qui va avertir les employés d’un danger pour leur santé (émission de gaz nocif et dangereux pour la santé comme le propane, le butane ou le monoxyde de carbone).

Le dispositif contre les inondations est composé d’une sonde externe pour les modèles sans fils ou d’électrodes placées das un boitier pour les modèles autonomes qui vont envoyer une information lorsque de l’eau va être détectée et émettre ensuite un signal sonore afin de prévenir les occupants.

Alerte :

Signal qui prévient de la menace d’un danger et invite à prendre les mesures pour y faire face (alerte à la bombe, au feu…) comme prévenir un service public de lutte contre l’incendie.

Alimentation :

Dispositif qui fournit l’énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement des installations de sécurité.

Antenne :

Élément qui transmet les ondes radio entre les différents composants du système de sécurité.

Anti-vol :

Équipement de sécurité destiné à empêcher les vols. Les anti-vols sont attachés aux produits et reliés aux portiques de sécurité qui vont déclencher une sirène aussitôt qu’une tentative de fraude sera détectée.

Auto-protection :

Les composants de l’installation possèdent une autosurveillance en cas d’ouverture des coffrets, de coupure ou d’arrachement des câbles. Ces composants sont gérés par la centrale 24h/24. Cette dernière envoie une information et prévient les responsables aussitôt qu’un problème est détecté.

Badge :

Carte plastique doté d’une piste magnétique et d’une puce remis uniquement aux personnes habilitées à pénétrer dans les locaux. Permet de filtrer les entrées et les sorties du personnel ainsi que des visiteurs dans les entreprises.

Badgeuse :

Boitier électrique placé à l’entrée des locaux pour identifier les possesseurs des badges et autoriser ou non l’accès. Cet équipement est relié à un système d’exploitation et peut enregistrer des données telles que les heures de prise et de fin de poste des employés, les tentatives d’accès non autorisées, etc.

Baie :

Ouverture pratiquée dans un mur ou une toiture pour permettre le passage de personnes ou l’éclairage des bâtiments.

Balisage :

Action de signaler les différents dangers tels que les obstacles ou les objets susceptibles de provoquer un accident en les rendant visibles grâce à des barrières, des plots, des cônes, ou à l’aide d’un marquage au sol (voies de cheminement et d’évacuation du personnel).

Barreau :

Élément en fer forgé plein, généralement sous forme de tube, placé devant une porte ou une fenêtre pour en sécuriser l’accès.

Barrière :

Équipement permettant de délimiter et de sécuriser l’accès à une entreprise. Les barrières séparent les voies piétonnes de celles des véhicules pour protéger les bâtiments et les personnes et limiter les risques d’accidents et de collisions.

Barre anti-panique :

Dispositif d’ouverture de secours situé sur une porte fermée de l’extérieur et qui consiste à appuyer sur une barre pour sortir.

Bi-fréquence :

Ondes radio d’un système d’alarme émises sur deux fréquences distinctes.

Biométrie :

Technologie informatique qui permet de reconnaître automatiquement une personne en analysant le visage, la voix, les empreintes digitales, le réseau veineux ou certaines parties de l’œil (iris). Cette technologie analyse les changements physiques du corps humain dans le temps et fournit des données extrêmement précises.

Bloc-salle :

On parle de « Bloc-salle » dans les Établissements Recevant du Public (ERP), les parties de l’établissement accessibles au public comme les halls, les foyers ou les dégagements.

Caméra de surveillance :

Appareil placé à l’extérieur et/ou à l’intérieur d’une entreprise pour filmer les déplacements des visiteurs et employés ainsi que les zones où sont entreposés les biens. Les caméras permettent de relever toute activité suspecte et donnent la possibilité aux responsables d’agir en conséquence.

Capteur sismique :

Système de surveillance qui détecte les vibrations provoquées par les déformations des sols.

Carte clé :

Clef électronique utilisée pour pénétrer dans un local sans avoir à entrer un code.

Centrale intrusion :

Boitier qui commande tout le système d’alarme et permet de traiter les informations et de les transmettre.

Clapet :

Élément d’obturation en position d’attente relié au Système de Sécurité Incendie et destiné au compartimentage.

Clavier à code :

Les utilisateurs désireux de pénétrer dans le local sécurisé doivent entrer un code secret à l’aide d’un boîtier électronique composé de touches.

Clôture :

Enceinte qui entoure un terrain pour en délimiter l’accès. Il peut s’agir d’un mur, d’une haie, d’un grillage, d’une palissade. Le but pour une entreprise est de sécuriser l’accès aux bâtiments, de dissuader les cambrioleurs et d’empêcher toute tentative d’effraction.

Conduit :

Volume fermé qui sert au passage d’un fluide précis.

Cylindre électronique :

Les utilisateurs ont à leur disposition un émetteur qui va envoyer une information à distance et actionner un cylindre placé à l’intérieur d’une serrure pour l’ouvrir ou la verrouiller.

Déclencheur Manuel (DM) :

Boitier destiné à signaler la présence d’un incendie. La personne qui constate un début d’incendie va appuyer sur le bouton et cette action va envoyer une information aux différents équipements de détection incendie situés dans l’entreprise qui vont agir en conséquence.

Sécurité en entreprise : l'éclairage et les detecteurs

Zoom sur les détecteurs :

Pour compléter le glossaire, il est nécessaire de faire le point sur les différents détecteurs qui équipent une entreprise.

Détecteur d’eau :

Appareil composé d’un capteur d’eau qui transmet un message à la centrale dans le cas d’une inondation. Est toujours placé au niveau le plus bas pour prévenir d’un dégât des eaux.

Détecteur de bris de vitre :

Un capteur transmet une information à la centrale lorsqu’une vitre est brisée. Le capteur peut être :

  • Passif
  • Actif
  • Acoustique

Détecteur de fumée et d’incendie :

Les capteurs sont sensibles aux particules de fumée qui se trouvent dans l’air (souvent les gaz toxiques). Les détecteurs de chaleur signalent une augmentation rapide de la température ou réagissent lorsqu’une température maximale est atteinte (plus de 60 degrés par exemple).

Détecteur de mouvements :

Également appelé détecteur de présence, les capteurs détectent la présence de volume et le déplacement dans une zone grâce à l’infrarouge. Le détecteur de mouvements est relié à la centrale intrusion et communique tout mouvement par radio afin de prévenir les tentatives de cambriolage dans les locaux professionnels.

Détecteur d’ouverture :

Capteur relié à aux portes ou aux fenêtres par exemple, et qui envoie une information à la centrale intrusion aussitôt qu’une ouverture est détectée.

Domotique :

Technologie permettant de contrôler, de programmer et d’automatiser les systèmes nécessaires au fonctionnement optimal de l’entreprise comme par exemple la gestion à distance des caméras de surveillance.

Éclairage :

Source de lumière électrique destinée à rendre visible les zones de travail et de circulation des employés et des visiteurs. L’éclairage peut être anti-panique, d’évacuation, de secours…).

E.R.P (Etablissement Recevant du Public) :

Les E.R.P (établissements recevant du public) sont classés en différents catégories en fonction du nombre de personnes qu’ils peuvent contenir :

  • Catégorie 1 (+ de 1500 personnes)
  • 2 : de 701 à 1500 personnes
  • 3 : de 301 à 700 personnes
  • 4 : – de 300 personnes
  • 5 : chiffres inférieurs à la réglementation

Les E.R.P. sont classés de plus en fonction de leur activité (type R-établissements d’enseignement et de formation, type M- magasins de vente et centres commerciaux…)

Extincteur :

Appareil de lutte contre l’incendie qui projette une substance (agent extincteur) destinée à éteindre un départ de feu. Il en existe 3 catégories : portatifs, fixes et mobiles.

Exutoire de fumée :

Équipement intégré dans un élément de construction destiné à évacuer les fumées et la chaleur et qui sépare l’intérieur des bâtiments de l’extérieur. Il présente un angle supérieur ou égal à 30° par rapport à la verticale.

Façade accessible :

Dans les ERP, la façade accessible représente la face extérieure d’un bâtiment et doit permettre aux services de secours d’intervenir à tous les niveaux. Elle comporte des baies accessibles à chaque niveau.

Film anti-effraction :

Pellicule rigide et autocollante en polyester appliquée sur la face intérieure d’une fenêtre pour renforcer la solidité du vitrage. En cas d’effraction, les films évitent aux fenêtres de voler en éclat.

Garde-corps :

Élément plein ou ajouré placé à hauteur d’appui destiné à éviter les chutes.

Installation :

Montage de la centrale intrusion et de ses composants.

Intrusion :

Se dit de la détection d’une ouverture anormale par l’un des capteurs de l’installation.

Issue de secours :

Porte destinée à l’évacuation du personnel en cas de sinistre.

Levée de doute :

Ronde de surveillance effectuée suite au déclenchement d’une alarme afin d’en connaître les origines.

Porte coupe-feu :

Élément de fermeture destiné, en cas d’incendie, à empêcher ou du moins à retarder au maximum la propagation des flammes dans tout le bâtiment.

Portier audio/vidéo :

Système électronique relié à une caméra permettant d’identifier et de pouvoir autoriser ou non l’accès à une personne désireuse de pénétrer dans les locaux.

Portiques de détection :

Dispositif antivol équipé d’une ou de deux bornes placé à l’entrée d’un magasin ou d’une entreprise pour contrôler le passage des visiteurs et/ou des salariés. Ces portiques fonctionnent avec des marqueurs antivols placés sur les produits en vente qui vont déclencher une sirène si l’antivol n’est pas retiré du produit ou désactivé lorsqu’il passera dans le champ du portique de détection.

Programmation :

Action de régler et paramétrer la centrale.

Robinet d’Incendie Armé (R.I.A) :

Moyen de secours de première intervention destinée à lutter contre les incendies. Il s’agit de tuyaux alimentés en eau sous pression constante (minimum 8 bars).

Serrures sans fil :

Système électronique muni d’un clavier numérique à code permettant de sécuriser une zone déterminée.

Sirène intérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’intérieur des bâtiments.

Sirène extérieure :

Émetteur de signaux sonores qui se déclenche à l’extérieur des bâtiments.

Société de gardiennage :

Prestataire désigné par une entreprise pour sécuriser les bâtiments et qui emploie du personnel spécialisé pour assurer cette fonction (agents de surveillance, rondiers intervenants, agents cynophiles…)

Sprinkler :

Installation fixe d’extinction automatique à eau (permet d’éteindre et de contenir un début d’incendie).

Système de Sécurité Incendie (S.S.I) :

Un S.S.I est le dispositif chargé de détecter, d’informer et d’intervenir dans un établissement en cas d’Incendie (déclenchement des sirènes, de la fermeture des portes coupe-feux, ouverture des exutoires…).

Télésurveillance :

Installation technique permettant de surveiller à distance des lieux, des machines ou des personnes. Cet équipement est relié à une société de télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables en cas de problème dans l’entreprise.

Test cyclique :

Permet une vérification régulière afin de s’assurer que la ligne téléphonique et la centrale fonctionnent de manière optimale.

Transmetteur téléphonique :

Appareil qui va transmettre via une ligne téléphonique un signal d’alerte à la télésurveillance en cas d’anomalie.

Vidéosurveillance :

Système comprenant une ou plusieurs caméras de surveillance placées dans les zones à sécuriser.

Zone :

Nom donné aux différents secteurs d’un bâtiment (hall, escaliers, locaux techniques…).

Zone de détection :

Zone surveillée par un ensemble de détecteurs et/ou de déclencheurs manuels.

Zone partielle :

Paramétrage de la centrale intrusion pour activer/désactiver une zone de détection précise.

Si vous cherchez plus d’informations concernant la sécurité électronique en entreprise, consultez le glossaire spécifique au sujet.

Les différents types d’alarmes pour protéger son entreprise

Quelle alarme pour mon entreprise ? Voici la question que se posent de nombreux responsables face à la recrudescence de vols et tentatives d’effraction. En effet, il faut savoir qu’en France, 44 % des cambriolages ont lieu dans des locaux professionnels.

Les entreprises sont donc exposées à des risques de malveillance (intrusion, vandalisme), mais elles doivent également prendre garde aux risques accidentels comme les incendies et les inondations. La sécurité des locaux, des biens et des personnes est donc une priorité pour les responsables. Les avancées en matière de technologie ont mis au point des systèmes d’alarmes performants pour protéger les entreprises. Mais quels sont ces dispositifs et comment les choisir ?

Quelle alarme pour mon entreprise ?

L’alarme anti-intrusion :

Il s’agit d’un système anti-effraction qui se compose :

  • D’une centrale
  • De détecteurs (de mouvements, d’ouverture, de chocs)
  • De sirènes

Zoom sur la centrale :

La centrale est un boîtier électronique munie d’un clavier à code qui permet de régler les différents paramètres du système de sécurité comme la mise en et hors surveillance des bâtiments, l’activation d’une zone précise…

Ce dispositif est le cœur de l’installation de détection intrusion.

Ses missions sont :

  • De recevoir et d’analyser les signaux provenant des différents détecteurs
  • De déclencher, le cas échéant, un signal sonore local et/ou une sirène à distance.

La finalité de cet équipement est d’élever le niveau de sécurité en entreprise. Ce dispositif est très efficace et très dissuasif car, dès que la sirène va se déclencher, les cambrioleurs vont prendre la fuite dans plus de 80 % des cas. Il peut être couplé à un système de vidéosurveillance pour filmer et enregistrer des zones stratégiques.

Principe de fonctionnement des différents détecteurs :

Le point sur les détecteurs d’ouverture :

Ces détecteurs ont pour but de signaler toute tentative d’intrusion par ouverture des portes ou fenêtres.

Ils peuvent être :

  • Magnétiques : composé de deux éléments , un contact électrique est fixé sur l’huisserie et un puissant aimant est attaché sur l’ouvrant
  • À contact mécanique : un bouton poussoir muni d’un ressort de rappel peut ouvrir un circuit électrique

Les détecteurs de mouvements (volumétriques) :

Les détecteurs de mouvements sont des capteurs infrarouges de présence qui détectent un déplacement ou une élévation de température (par exemple le passage d’un corps humain) à l’intérieur d’un volume. Si tel est le cas, les capteurs vont envoyer une information à la centrale qui va déclencher les sirènes d’alarme.

Les détecteurs de chocs :

Ce sont des capteurs de chocs et de vibrations à courant électrique : le courant passe d’un contact à l’autre par un câble reliant un certain nombre de détecteurs à la centrale intrusion. En cas de bris de glace par exemple, les détecteurs vont le signaler à la centrale qui va aussitôt déclencher la sirène.

Les différents systèmes anti-effractions :

Ils peuvent être :

  • Filaires
  • Sans fil

Même si ces deux équipements ont la même fonction, c’est-à-dire élever le niveau de sécurité en entreprise, il existe des différences entre les deux dispositifs.

Les avantages et les inconvénients des différents systèmes anti-effractions.

Avantages du système filaire :

Les alarmes filaires sont reliées par des câbles et permettent d’équiper les grandes structures comme les usines et les entrepôts. Plus de détecteurs peuvent être utilisés pour ces installations qui offrent plus de fiabilité que les systèmes sans fil.

Les inconvénients de l’installation filaire :

Ce système fonctionne avec le courant électrique et est relié au secteur. Les entreprises doivent donc posséder un groupe électrogène pour prévenir les risques liés aux pannes de courant. De plus, l’installation coûte plus chère qu’avec les modèles sans fil car les câbles doivent être intégrés dans les murs, ce qui demande de gros travaux.

Cet équipement doit être associé à une alarme anti-sabotage. Ainsi, au cas où le coffret serait ouvert ou arraché par un cambrioleur, une alarme pourrait se déclencher. L’alarme anti-sabotage aura pour but de faire fuir les individus malintentionnés et de prévenir les responsables.

Le mieux est de s’équiper de systèmes double fréquences pour contrer les brouillages et d’un équipement de détection du brouillage par signal sonore.

Avantages et inconvénients de l’installation sans fil :

Le système anti-effraction sans fil fonctionne par ondes radio. C’est un équipement peu onéreux qui est facile à installer. L’extension du dispositif est simple car il suffit juste de rajouter des détecteurs et de les connecter à la centrale.

Néanmoins, ce système peut connaître des interférences avec d’autres ondes et peut être brouillé par des cambrioleurs expérimentés. De plus, la communication entre les capteurs peut être perturbée également en fonction de leur éloignement et de l’épaisseur des murs.

Ces appareils n’étant pas reliés au secteur et fonctionnant sur batterie, il faut surveiller le niveau d’énergie de la batterie sous peine de voir l’installation tomber en panne.

Conseils d’installation :

Contre les tentatives de sabotage, le mieux est de placer la centrale à l’abri des regards indiscrets. Les sirènes intérieures et extérieures doivent être placées le plus haut possible afin d’avoir un signal sonore retentissant.

Les autres systèmes d’alarmes pour sécuriser son entreprise :

Pour renforcer la sécurité en entreprise, notamment pour prévenir un départ de feu, il faut installer un Système de Sécurité Incendie (S.S.I).

L’alarme incendie :

Le S.S.I comprend l’ensemble des dispositifs qui servent à :

  • Collecter les informations liées à la sécurité incendie
  • Traiter ces informations
  • Effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité des bâtiments

Le S.S.I est composé de deux parties principales qui sont :

  • Un système de détection incendie (SDI) couplé à des déclencheurs manuels (DM)
  • Un système de mise en sécurité incendie (SMSI)

Le système de détection incendie (SDI) :

La mission du S.D.I. est de déceler et de signaler tout départ d’incendie aussi vite que possible et de mettre en place les équipements de sécurité qui lui sont asservis.

Il est composé :

  • D’une armoire avec un tableau de signalisation
  • D’une détection automatique d’incendie (D.A.I)
  • De déclencheurs manuels (DM)
  • D’un équipement de contrôle et de signalisation (E.C.S)

Il faut savoir que le SDI n’éteint pas l’incendie mais le détecte seulement. C’est le S.M.S.I (système de mise en sécurité incendie) qui se charge des différents asservissements comme le déclenchement du signal d’alarme, l’activation du désenfumage, l’ouverture des exutoires, la fermeture des portes coupe-feux, le compartimentage…).

Les détecteurs incendie (DI) :

Il existe 3 catégories de détecteurs incendie, également appelés capteurs incendie :

  • De chaleur dit thermovélocimétriques et thermostatiques, qui réagissent à une élévation de température
  • De flammes : les détecteurs de flammes optiques
  • De fumée : les détecteurs de fumée optiques

Les capteurs identifient un début d’incendie, donnent le lieu précis de départ du sinistre ce qui va ensuite déclencher l’alarme incendie et la mise en place des asservissements automatiques.

Les déclencheurs manuels :

Les déclencheurs manuels permettent de signaler un départ de feu par n'importe quelle personne qui le constate.

Ce sont des boîtiers de couleur rouge avec un bouton protégé sous verre. Ils sont répartis dans les locaux à chaque niveau et près des issues.

Leur avantage est que n’importe quelle personne qui constate un départ de feu peut le signaler mais l’inconvénient est qu’une personne malintentionnée peut également appuyer sur le bouton afin de déclencher une sirène d’alarme et commander ainsi l’évacuation du public et l’asservissement des dispositifs de sécurité.

Il faut savoir que les S.S.I sont classés en plusieurs catégories en fonction du nombre de personnes que peuvent recevoir les bâtiments. Cela va de la catégorie A (plus de 1500 personnes) à la catégorie E (nombre inférieur au seuil défini par le règlement de sécurité de l’entreprise).

L’alarme gaz :

Cet équipement est équipé de détecteurs placés en hauteur qui vont relever un taux anormal de certains gaz comme le propane, le butane ou encore le monoxyde de carbone qui sont nocifs et dangereux pour la santé.

Les capteurs peuvent être réglés afin de détecter un gaz particulier ou bien ils peuvent effectuer une veille globale et faire la distinction entre les gaz les plus couramment utilisés.

Dès qu’un gaz est repéré et que son taux dépasse le seuil autorisé, des sirènes vont se déclencher pour avertir les personnes afin que celles-ci évacuent les lieux dans les plus brefs délais.

L’alarme inondation :

Ce dispositif est destiné à avertir en cas de dégât des eaux afin de sécuriser les entreprises.

Ce système comprend :

  • Un transmetteur ou émetteur radio placée sur le mur à quelques centimètres au dessus du sol
  • Une sonde externe placée au ras du sol

Dès que l’eau va atteindre un certain niveau, les capteurs vont le signaler aussitôt par l’émission d’un signal sonore.

Cet équipement peut être autonome ou sans fil.

  • Le modèle autonome est un boîtier qui contient deux électrodes qui vont réagir au contact de l’eau.
  • Le modèle sans fil comprend deux électrodes externes associées à une sonde, un transmetteur et un câble qui relie les deux éléments.

Les deux systèmes fonctionnent sur le même principe à la différence que les modèles autonomes coûtent moins chers que ceux sans fil.

Comment éviter les cambriolages en entreprise en période de fin d’année ?

Les magasins et locaux professionnels sont la cible privilégiée des cambrioleurs, notamment en période de fin d’année lorsque les entreprises font le plein de matériel pour répondre à la demande des clients.

Avec environ 3.7 millions de crimes et délits recensés en France en 2016 (selon les chiffres publiés par le figaro), la sécurité en entreprise doit être rehaussée en prévention des intrusions. Alors comment lutter contre les cambriolages ?

Des équipements efficaces peuvent être installés pour protéger son local professionnel et éviter les cambriolages.

Mais quels sont ces dispositifs et quelles mesures préventives peuvent être adoptées pour élever le niveau de sécurité ?

Certaines entreprises ferment leurs portes en période de fin d’année et les responsables doivent s’adapter à certaines formalités imposées par la loi travail concernant les congés payés des employés.

Quelles sont ces différentes règles et comment sont-elles appliquées ?

Comment lutter contre les cambriolages ?

De nombreux chefs d’entreprise se demandent comment lutter contre les cambriolages et renforcer la sécurité au sein des locaux.

Les progrès en matière de technologie ont permis la création de systèmes anti-effraction efficaces pour protéger son local professionnel.

Le système d’alarme

La protection de l’entreprise est d’une importance capitale. La mise en place d’un système d’alarme en prévention des intrusions est indispensable pour protéger les bâtiments ainsi que les personnes et les biens.

Un système d’alarme fonctionne de la manière suivante : des détecteurs d’ouverture sont placés sur les portes et fenêtres de l’entreprise. Ces capteurs vont envoyer une information à la centrale d’alarme aussitôt qu’une tentative d’intrusion va être détectée, ce qui va automatiquement déclencher les sirènes et faire fuir les cambrioleurs dans 80 % des cas.

Les détecteurs d’ouverture sont couplés à des détecteurs de mouvements (volumétriques). Ces capteurs vont réagir dès qu’une présence va être repérée dans les bâtiments. Les détecteurs de mouvements sont également reliés à la centrale d’alarme intrusion qui va déclencher les sirènes en cas d’alerte.

Pour encore plus de sécurité, le système d’alarme peut être reliée à une télésurveillance qui va se charger de prévenir les responsables et les forces de l’ordre en cas d’intrusion dans les locaux.

Les autres systèmes électroniques pour éviter les cambriolages :

D’autres systèmes anti-effraction faisant appel à la technologie peuvent être utilisés pour assurer la sécurité en entreprise.

Le système d’alarme peut être couplé à un dispositif de vidéosurveillance.

Des caméras sont placées à divers endroits des locaux pour filmer les zones sensibles. Elles enregistrent les allées et venues des salariés ainsi que des prestataires et visiteurs et transmettent l’image sur un moniteur surveillé en permanence par une personne habilitée.

La protection de l’entreprise peut également être assurée par les dispositifs suivants :

  • Des systèmes biométriques
  • Des lecteurs de badge
  • Des serrures électroniques
  • Des systèmes anti-vol
  • Des portiques de sécurité

La biométrie est une technologie de haute sécurité qui fonctionne avec des lecteurs capables de reconnaître le visage, les empreintes digitales, les yeux ou encore le réseau veineux de chaque individu et ce même au bout de plusieurs années.

Les lecteurs de badge sont placés à l’entrée des locaux. Un badge est remis à chaque personne qui souhaite pénétrer dans l’entreprise. Les lecteurs permettent ainsi d’identifier et de sélectionner chaque individu.

Les serrures électroniques sont placées à l’entrée des zones à protéger. Les utilisateurs doivent entrer un code secret pour accéder aux zones sécurisées.

Les dispositifs anti-vols sont accrochés aux objets de valeur. Ils doivent impérativement être retirés ou démagnétisés lors du passage en caisse. Si un objet franchit un portail de détection alors qu’il n’a pas été retiré au préalable, une sirène d’alarme va retentir pour avertir les responsables d’une tentative de vol.

Le matériel pour protéger son entreprise physiquement.

Le matériel pour protéger son entreprise

Les équipements destinés à empêcher les vols :

La protection électronique va de pair avec la protection physique. Ainsi, pour dissuader les cambrioleurs, les équipements suivants peuvent être installés :

  • Un rideau métallique
  • Un éclairage extérieur et intérieur de sécurité
  • Des vitrines renforcées
  • Des portes blindées
  • Un coffre-fort pour y mettre les liquidités et les objets précieux

Le rideau métallique va être le premier barrage face aux cambrioleurs. Il représente une frontière qui délimite l’accès à un espace sécurisé. Des panneaux indiquant que le site est protégé par un système de vidéosurveillance et/ou par une société de gardiennage peuvent être placés dessus et en devanture du magasin.

Un éclairage puissant et dissuasif va se mettre en marche dès qu’une présence va passer dans le faisceau du détecteur de mouvement.

Les vitrines peuvent être renforcées. Il existe des vitrages anti-effractions qui vont résister aux coups de masses ou de marteaux et des vitrages anti-vandalismes qui pourront s’avérer efficaces si un malfaiteur tente d’envoyer un objet pour tenter de briser la vitrine.

Les locaux seront sécurisés par des portes blindées plus compliquées à forcer pour les malfaiteurs. Car dans la majorité des cas, une porte qui résiste plus de 5 mn à une tentative d’effraction va décourager le cambrioleur et le faire abandonner.

Conseils pour bien protéger son entreprise

Il peut être judicieux de faire appel à une société de gardiennage pour protéger ses biens. Le prestataire choisi va mettre en place une équipe d’agents de sécurité et éventuellement des rondiers intervenants et des maîtres-chiens.

Vous pouvez aussi installer des boutons SOS sur les étals de votre magasin au cas où vous remarqueriez un individu au comportement suspect.

Installez un système dans vos locaux qui marque les malfaiteurs en les aspergeant d’un liquide vaporisateur. La solution spéciale se dépose sur les cambrioleurs et le produit agit comme un marqueur indélébile sur la peau et les vêtements durant des semaines. Le voleur sera identifié grâce à une lampe à ultra-violets.

Ne gardez pas de liquidités dans le tiroir-caisse ! Transférez les dès que possible vers un centre bancaire tout en étant accompagné. N’attendez-pas la fin de journée pour le faire.

Les articles les plus chers doivent être placés dans des vitrines sous clefs, et si possible à une certaine hauteur.

Augmentez votre niveau de vigilance aux heures d’ouverture et de fermeture des locaux.

Enfin, pour les responsables d’entreprises qui ferment durant les fêtes, ils doivent se pencher du côté de la loi travail afin de voir sous quelles conditions les salariés peuvent poser des congés payés à ce moment de l’année. 

Tout savoir sur les transmetteurs téléphoniques d’alarme pour protéger son entreprise

On dénombre 817 cambriolages par jour en France et 22 % concernent des locaux professionnels. Pour faire face à ce fléau, des outils technologiques de pointe ont été mis en place pour assurer la sécurité en entreprise, comme des systèmes d’alarmes performants couplés à des dispositifs de vidéosurveillance.

Puisque protéger son local professionnel est devenu une affaire de la plus haute importance, les entreprises s’équipent de plus en plus de dispositifs d’alarmes reliés à des transmetteurs téléphoniques d’alarme.

Mais qu’est-ce qu’un transmetteur téléphonique d’alarme et comment fonctionne ce type d’équipement ?

Définition d’un transmetteur téléphonique d’alarme

Un transmetteur téléphonique est un appareil qui relie le système d’alarme de votre entreprise à un téléphone fixe ou mobile. Cet appareil se présente sous la forme d’un module couplé à la centrale d’alarme intrusion.

Ainsi, lorsqu’un détecteur d’ouverture placé sur une porte ou une fenêtre signale une anomalie, l’information va aussitôt être transmise à la centrale par le biais du transmetteur qui va immédiatement relayer l’information aux personnes habilitées.

Un transmetteur agit donc en tant que messager du système d’alarme pour entreprise et prévient des menaces éventuelles, mais il renseigne aussi sur l’état de fonctionnement du dispositif d’alerte.

Rôle du transmetteur téléphonique

Un transmetteur fonctionne en général à l’aide du réseau téléphonique et permet donc d’envoyer les informations à distance.

C’est lors de l’installation et du paramétrage du système d’alarme que les personnes qui devront être prévenues en cas d’alerte seront sélectionnées (directeur d’entreprise, responsable chargé de la sécurité, télésurveillance…).

Ces équipements de sécurité peuvent être paramétrés afin de prévenir de quel type d’alerte il s’agit comme :

  • Intrusion
  • Incendie
  • Dérangement technique

En résumé, le transmetteur d’alarme fait partie de la centrale d’alarme. Il peut être soit filaire soit sans fil.

Il sera relié à la centrale par des fils dans le premier cas et dans le second cas par des ondes radio.

Ces appareils permettent d’être relié en permanence à l’entreprise en prévention des intrusions. Ils sont efficaces pour protéger son local professionnel et renforcer la sécurité au sein des entreprises.

Les personnes concernées peuvent recevoir le signal d’alerte par simple appel téléphonique mais aussi par SMS ou par mail.

Les différents types de transmetteurs

On distingue 3 grands types de transmetteurs :

  • Le transmetteur téléphonique classique ou RTC
  • Le modèle IP
  • Le modèle GSM

Le transmetteur téléphonique classique (RTC)

Ce dispositif fonctionne comme un téléphone analogique grâce à une simple ligne téléphonique non dégroupée.

Quels sont les avantages de cette technologie

Il est possible avec ce système d’enregistrer plusieurs numéros à l’avance. En cas d’alerte, les responsables sont immédiatement prévenus par le biais d’un message vocal.

C’est une technologie très pratique sur laquelle les dirigeants d’entreprise peuvent compter.

Un autre avantage est qu’en cas de panne électrique, la ligne téléphonique continuera son rôle et assurera la sécurité des locaux. Vous serez prévenus en temps et en heure en cas de tentative d’effraction.

Les inconvénients de ce système

La transmission est relativement lente. Il y a un délai d’attente entre le temps où le numéro est composé et le temps qu’un interlocuteur réponde. De plus, si la ligne téléphonique est coupée en cas de piratage par exemple, le système sera dans l’impossibilité d’émettre un appel et les personnes ne seront pas prévenues en cas d’appel.

Si vous ne possédez pas de ligne téléphonique classique au sein de votre entreprise, vous devrez soit passer par une transmission IP, soit passer par la box de l’opérateur téléphonique qui créera une ligne analogique virtuelle.

La transmission IP

Ce système fonctionne avec une connexion internet. Il agit avec une transmission numérique c’est-à-dire informatique.

Le message est généralement transmis par mail et se fait par le biais d’une ligne ADSL ou en fibre optique.Les avantages de ce dispositif

Dès qu’une alarme se déclenche, la vitesse de transmission est quasi-instantanée. Ce transmetteur relié au système d’alarme pour entreprise est donc particulièrement efficace en prévention des intrusions.

Les inconvénients de ce dispositif

La box ou le routeur internet ne peuvent fonctionner sans électricité. En cas de coupure de courant, il faut systématiquement installer un onduleur qui va prendre en charge l’alimentation électrique le temps que le courant revienne sur le secteur.

Le second inconvénient provient de la box qui peut parfois se désynchroniser et faire perdre la connexion internet. Et, dans ce cas, le système ne fonctionnera plus. Parfois, plusieurs minutes sont nécessaires pour que la ligne soit à nouveau opérationnelle.

De plus, au cas où la box viendrait à connaître un bug, vous n’aurez plus de liaison jusqu’à ce que quelqu’un ne vienne redémarrer le système.

Le transmetteur téléphonique GSM

Le transmetteur téléphonique GSM est relié au système d’alarme et fonctionne comme un téléphone portable.

En cas de déclenchement, ce système peut appeler jusqu’à 5 numéros enregistrés au préalable, envoyer des SMS ou prévenir le centre de télésurveillance.

Le dispositif appelle le premier contact. Si ce dernier ne répond pas, un message vocal est laissé ; puis le système tente de joindre le second destinataire et ceci jusqu’à ce que l’un d’eux réponde.

Quels sont les avantages de cet équipement

La transmission GSM est, tout comme la liaison IP, extrêmement rapide. De plus, le système continuera à fonctionner même en cas de coupure de courant car le transmetteur est alimenté par une batterie spécifique ou par l’alarme elle-même. Il permet donc de garantir un niveau de sécurité en entreprise élevé.

Ce dispositif est capable d’exécuter un script ce qui signifie qu’il peut réaliser une action préprogrammée comme par exemple :

  • Ouvrir ou fermer une porte ou une barrière
  • Activer l’éclairage de sécurité

Les inconvénients du système GSM

Ce dispositif a besoin d’une carte SIM pour fonctionner, donc d’un abonnement souscrit auprès d’un opérateur téléphonique.

De plus, ce système est dépendant du réseau téléphonique. Si l’opérateur rencontre des soucis avec l’antenne qui permet d’envoyer les informations et que le système tombe en panne, vous n’aurez plus de liaison.

Tout savoir sur les alarmes anti-intrusion

Plus de 17 000 cambriolages ont eu lieu en France dans des locaux industriels, commerciaux ou financiers début 2016.

Les responsables d’entreprise doivent donc tout mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens au sein de leurs bâtiments. C’est la raison pour laquelle les sociétés font appel aux nouvelles technologies pour renforcer la sécurité. Ces nouveaux dispositifs consistent notamment à mettre en place des système d’alarmes anti-intrusion.

Mais de quoi s’agit-il exactement et comment fonctionnent ces systèmes ?

Définition d’une alarme anti-intrusion

Une alarme intrusion est un équipement électronique destiné à assurer une mission de sécurité dans un environnement en alertant les occupants par le biais d’une sirène d’alerte. Ce dispositif a pour but de dissuader et de faire fuir les individus malintentionnés tels que les cambrioleurs.

On distingue deux sortes d’alarmes anti-intrusion:

  • Filaires ;
  • Sans fil.

Bien que ces deux équipements soient destinés à sécuriser une entreprise, il existe tout de même des différences entre les deux systèmes :


Le modèle filaire se compose de câbles et coûte moins cher à l’achat. Il équipe des bâtiments comme les entrepôts et les grandes entreprises. Ce système est réputé plus fiable que son homologue sans fil et il sera possible d’installer plus de détecteurs.

Pour poser une alarme filaire, il est préférable de le faire à la construction de l’entreprise pour obtenir un équipement à la fois discret et efficace, sinon, l’installation nécessitera de nombreux travaux de construction car les câbles devront être insérés dans les murs.

Le modèle filaire

L’alarme filaire fonctionne grâce au courant électrique et doit être reliée au secteur. Par conséquent, les entreprises qui choisissent ce système doivent impérativement posséder un groupe électrogène en cas de panne de courant due aux intempéries ou à une action menée par des personnes malintentionnées.

De plus, un équipement filaire doit être relié à une alarme anti-sabotage pour prévenir les responsables au cas où le coffret serait ouvert ou arraché par des cambrioleurs qui souhaitent circonscrire l’installation.

L’alarme sans fil

Cet équipement peu onéreux fonctionne par le biais d’ondes radio. Pour étendre le dispositif, il suffira juste de rajouter des détecteurs et de les relier à la centrale.

Une alarme anti-intrusion sans fil sera privilégiée si la surface à protéger n’excède pas 100 mètres carrés. Bien que ce dispositif soit rapide à installer, sa fiabilité sera moindre car des cambrioleurs expérimentés n’auront qu’à brouiller les ondes pour mettre le système hors-service.

De plus, si les murs sont trop épais ou que les détecteurs sont trop éloignés les uns des autres, des problèmes d’ondes peuvent apparaître et perturber la communication.

Enfin, vu que ces appareils ne sont pas reliés au courant électrique et qu’ils fonctionnent grâce à des batteries, il faudra surveiller très régulièrement le niveau d’énergie de celles-ci pour ne pas avoir de mauvaises surprises comme subir une panne de tout le système.

Composition d’une alarme anti-effraction

Un dispositif anti-intrusion se compose :

  • De détecteurs (d’ouverture, de chocs, volumétriques) ;
  • D’une centrale d’alarme intrusion ;
  • De sirènes ;
  • D’un transmetteur GSM.

Zoom sur les différents détecteurs

Les détecteurs d’ouverture vont signaler toute tentative de pénétration par ouverture des portes et des fenêtres, celles-ci étant fermées lorsque l’installation est en service.

Les détecteurs de chocs, de vibrations et de bris de glace vont déclencher l’alarme dès qu’une agression mécanique contre la paroi ou une issue de la zone surveillée va avoir lieu.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement sont des capteurs qui vont détecter le mouvement d’un intrus ou sa présence dans un volume.

La centrale d’alarme

C’est le cœur et le cerveau de l’installation de détection intrusion. Elle a pour but de :

  • Regrouper et d’analyser les informations émises par l’ensemble des détecteurs ;
  • Lancer la sirène d’alarme en cas d’anomalie constatée dans le périmètre surveillé.

Dans une installation filaire, la centrale d’alarme doit alimenter continuellement en énergie les détecteurs et les dispositifs de signalisation d’alarme, même en cas de défaillance de l’alimentation par le secteur.

La centrale doit contrôler en permanence le circuit d’autoprotection et assurer la résistance à la fraude de toute l’installation.

Mise en service de l’installation

La mise en et hors service de l’installation est assurée par un boîtier électronique placé à l’intérieur des bâtiments. La centrale d’alarme se trouvant dans les locaux à protéger, l’usager doit pouvoir quitter les lieux après avoir mis tout le système en service.

La centrale d’alarme anti-effraction permet de paramétrer les différentes fonctions de l’alarme, par exemple pour éviter que celle-ci ne se déclenche lors du passage d’un petit animal.

La sirène a pour but de dissuader et de mettre en fuite les cambrioleurs (son déclenchement est efficace dans plus de 80 % des cas).

Le transmetteur GSM

C’est un appareil relié généralement au réseau téléphonique qui compose automatiquement certains numéros (responsables d’entreprises, télésurveillance…) et délivre une alarme sous forme d’un signal sonore ou bien d’un message pré-enregistré ou codé.

Les différents détecteurs des systèmes d’alarme anti-intrusion

Une alarme anti-intrusion professionnelle comprend différents capteurs qui portent chacun une désignation en fonction de leur emplacement. Ces détecteurs peuvent être :

  • Périphériques (la surveillance s’exerce sur le pourtour de la zone concernée) ;
  • Périmétriques (placés sur l’enveloppe, les parois et les issues des locaux surveillés) ;
  • Intérieurs (placés à l’intérieur des bâtiments).
Les différents détecteurs de vos alarmes anti-intrusion

Zoom sur les détecteurs d’ouverture

Les détecteurs d’ouverture ont pour mission d’envoyer un signal à la centrale d’alarme lorsqu’une porte ou une fenêtre est ouverte alors qu’elle devrait être close.

Si un cambrioleur force un système d’ouverture, la liaison électrique entre le contact fixé sur la porte ou la fenêtre et entre l’aimant placé sur l’ouvrant est rompue, déclenchant automatiquement les sirènes d’alarme.

Les détecteurs de mouvement sont chargés de repérer les déplacements de personnes dans un espace protégé. On en distingue plusieurs types :

  • Les détecteurs de mouvement situés en extérieur ;
  • Les détecteurs pour petites surfaces ;
  • Les détecteurs de mouvement dits verticaux (adaptés aux portes et fenêtres).

Les modèles placés en extérieur doivent résister aux intempéries. La nuit, ils captent les présences indésirables grâce à un fonctionnement infrarouge. Ils sont particulièrement adaptés aux lieux humides comme les caves par exemple.

Dans les petites pièces, les capteurs dédiés aux petites surfaces pourront relever la présence d’un intrus dans un espace clos.

Principe de fonctionnement de l’alarme anti-effraction et des détecteurs

Un système d’alarme a pour objectif de prévenir les principaux responsables et les occupants lorsqu’une tentative d’effraction a lieu dans une zone surveillée.

Les détecteurs, placés à des endroits stratégiques, vont donner l’alerte par le déclenchement des sirènes et avertir les personnes habilitées.

Si l’entreprise se situe dans une zone isolée, la centrale d’alarme intrusion pourra être complétée par un dispositif de télésurveillance ou même de vidéosurveillance.

Il est préférable de placer les détecteurs aux endroits de l’entreprise les plus exposés, par exemple dans les pièces donnant sur l’extérieur. Ainsi, en cas d’effraction, l’alarme sera déclenchée dès la tentative de cambriolage et pourra par conséquent protéger le reste de l’entreprise en intimidant les cambrioleurs.

Les détecteurs par cellule photo-électrique

Un faisceau d’ondes luminescentes est capté par une cellule photo-électrique. La coupure de ce faisceau, par le passage d’un intrus, réalise une condition d’alarme. Ils peuvent être placés devant ou derrière une entrée, une porte, au départ d’un couloir ou d’un escalier…

Les détecteurs infrarouges ‘passifs’

Ces détecteur sont dits passifs car ils n’émettent aucune radiation. Lorsqu’un corps humain passe dans le faisceau de détection, la température va s’élever d’environ 2 degrés/seconde. L’émission de ce rayonnement infrarouge va être convertie en courant électrique et, lorsqu’un certain seuil sera dépassé, l’alarme va se mettre en marche et déclencher la sirène d’alerte.

Les détecteurs infrarouges ‘rideaux’

Ils fonctionnent comme les détecteurs ‘passifs’ mono-directionnels, sauf que le faisceau récepteur n’est cette fois-ci non pas linéaire mais agit sur un plan. Le capteur, qui fait une dizaine de centimètres et a une portée d’une dizaine de mètres, oppose un véritable rideau à toute tentative d’intrusion.

Les détecteurs infrarouges ‘barrage’

Ils constituent une variante de ce gente de capteurs de surface. Cependant, le rideau n’agit pas en continu mais se compose de plusieurs faisceaux situés dans un même plan.

Les détecteurs hyperfréquences ‘barrière’

Ces détecteurs sont du genre actif car ils émettent des ondes hyperfréquences. L’émetteur et le récepteur sont séparés et la distance entre eux peut aller jusqu’à 500 mètre, ils sont donc privilégiés en industrie. L’émetteur envoie un faisceau d’énergie électromagnétique vers le récepteur. La détection se fait lorsque le signal émis n’est plus capté par le récepteur du fait de la présence d’un intrus dans le faisceau.

Les détecteurs volumétriques de présence et de mouvement

Ces capteurs détectent la présence et le déplacement d’un cambrioleur dans un volume contrairement aux capteurs ponctuels ou linéaires qui ne surveillent que des points ou des directions précises.

Les détecteurs infrarouges ‘barrières’

Ce sont des détecteurs ‘actifs’ parce qu’ils sont composés d’un émetteur et d’un récepteur situés à une certaine distance représentant la portée du détecteur. Ils fonctionnent comme les barrières photo-électriques : une coupure du faisceau d’énergie infrarouge émis constitue une condition d’alarme.

Prix d’une alarme anti-effraction

Les tarifs vont dépendre de la surface à protéger ainsi que des fonctionnalités et des différentes technologies. Plus l’espace sera important, plus il y aura d’ouvrants (portes et fenêtres), et plus il y aura de détecteurs à installer.

Le budget final dépendra donc de toutes ces caractéristiques.

Pour avoir une alarme performante, il faudra un système qui ne se déclenche pas inutilement.

Le mieux est d’opter pour une double technologie mêlant ultrasons et infrarouges ou infrarouge et hyperfréquence.

Une alarme entrée de gamme coûtera entre 300 et 800 euros et il faudra compter plus de 1200 euros pour un modèle haut de gamme.

Si le dispositif d’alarme est compris avec un système de télésurveillance ou de vidéosurveillance, le pack coûtera moins cher. Il faudra tabler entre 1000 et 1400 euros pour un équipement à la pointe de la technologie.